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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 21:00

Depuis plusieurs années, la CGT ne cesse de marteler que les salariés des Centres ne peuvent plus supporter l'austérité qui leur est imposée par la Fédération Patronale. Une politique d'austérité qui a causé pour de nombreux salariés une perte importante de leur pouvoir d'achat, et à terme pour certains une chute dans la pauvreté, pour d'autres la désertion des Centres ...

Plusieurs revendications portées par la CGT ont certainement joué un rôle de sensibilisation auprès de la Fédération puisqu'elle a enfin accepté d'ouvrir des négociations sur les augmentations de salaires au cours de la commission paritaire des 10 et 11 février .

D'autre part, nous savons tous que depuis juillet 2015, UNICANCER a dévoilé sa stratégie de fusion d'un certain nombre de Centres afin de dégager des moyens permettant de « rivaliser avec d'autres établissements de grande taille ».

Rappelons au passage que la santé n'est pas une marchandise, que nos hôpitaux et nos Centres n'ont pas vocation à se faire la concurrence, quelle que soit la taille des uns et des autres.

Des organismes officiels tels que l'IGAS ont déjà démontré dans divers rapports la haute qualité des soins prodigués aux patients et la bonne gestion des structures sur le plan matériel et humain.

Mais nous savons également que les injonctions du Ministère de la Santé à réduire les dépenses de santé de 3 milliards d'ici 2017 mettent UNICANCER sous pression.

Les fusions de Centres est-elle vraiment la bonne stratégie ? Si elles peuvent se comprendre pour certains établissements géographiquement très proches, pour d'autres elles semblent une aberration lorsqu'on considère l'éloignement, comme c'est le cas pour Bordeaux censé fusionner avec Angers et Nantes.

Pour légitimer sa volonté de fusion, UNICANCER souhaite faire adhérer les organisations syndicales à un accord de méthode permettant de mettre sa stratégie en place au plus tard le 1er janvier 2017.

C'est dans cette conjoncture que dès le début de la dernière Paritaire, le mercredi 10 février, les

organisations syndicales, et en particulier la CGT, ont exigé que soit discutée avant toute chose l'augmentation générale des salaires, ce qui fut accepté par la Fédération.

Celle-ci a commencé par proposer 0,5 % d'augmentation pour tous à compter du mois de juillet prochain.

Cette proposition très inférieure aux 5 % que nous réclamons depuis plusieurs années a été bien entendue rejetée par la plupart des organisations syndicales. Pour les bas salaires, le calcul est vite fait : une misère (7€ bruts par mois, contre 45€ pour les plus hauts salaires!).

La CGT a alors réussi à convaincre les autres organisations syndicales de réclamer une somme de 50€ pour chaque salarié, avec un effet rétroactif depuis janvier 2016.

Cette proposition a ébranlé quelque peu la Fédération Patronale, qui a argué que les augmentations générales ont toujours été basées sur un pourcentage du RMAG et non sur un principe forfaitaire.

Nous avons expliqué que cette forme d'augmentation (même pourcentage pour tous les salaires) favorisait en fait les hauts salaires et que nous ne pouvions dans la situation actuelle l'accepter.

Face à cette fronde, la déléguée générale Pascale Flamant a préféré prendre du temps pour consulter sa hiérarchie et réserver sa réponse pour le lendemain (jeudi 11 février).

C'est ainsi que le 11 février au matin, elle nous annonce qu'UNICANCER a bien entendu la revendication portée la veille par les organisations syndicales, mais qu'au vu de la conjoncture (la Fédération ne voulant pas sortir d'une enveloppe définie par avance) et de la tradition en vigueur jusque-là, notre demande de 50€ pour tous n'a pas été retenue. Par contre, UNICANCER accepte de faire un pas en avant en proposant un « panachage » : 1 % d'augmentation pour les catégories A, B et C, 0,7 % pour les D, 0,5 % pour les E à Cadres 3, et 0,3 % pour les cadres supérieurs et praticiens.

Après concertation, les organisations syndicales ont demandé d'inclure les D dans les 1 % d'augmentation et d'avancer le calendrier d'application au 1er avril 2016.

Résultat : la Fédération propose 0,8 % au lieu de 0,7 % pour les D. Pas de changement pour le calendrier (« à prendre ou à laisser ! »).

Sans espoir d'obtenir davantage, les organisations syndicales se résignent au diktat de la Fédération. Un accord sera mis à la signature pendant les quinze jours qui suivent.

1% pour les B et C, 0,8% pour les D, 0,5% de E à cadre3 et 0,3% de cadre supérieur à praticien.

Dernière minute : maintien de l'entité Bergonié dans la grande région Aquitaine ?

La Direction a annoncé aujourd'hui 16 février en réunion du CE que grâce à l'intervention de notre Directeur le Professeur Mahon auprès du Directeur du Centre de Nantes Monsieur Bay l'Institut Bergonié ne serait plus concerné par ces fusions. Par contre un projet médical commun avec le grand cancéropôle de Toulouse est envisageable, sans qu'il soit question de fusion pour cause de statuts juridiques incompatibles. La CGT Bergonié reste vigilante ...

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