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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:39

Suite à l'annonce d'un éventuel abandon du projet de fusion avec Nantes, la Direction de notre Institut vient de sortir de son chapeau un projet de GCS avec le CHU qu'elle entend faire approuver en trois jours.

Dans une opacité complète, puisque ni les praticiens, ni les salariés, ni les organisations syndicales de l'un ou de l'autre établissement n'ont été consultés en amont, a été élaboré un projet d'une importance cruciale qui engage l'avenir des deux entités.

Notre Institut travaille depuis longtemps en étroite collaboration avec le CHU dans de nombreux domaines comme l'anatomopathologie, la recherche translationnelle et clinique, la génétique moléculaire des cancers etc... Le GCS aura pour but de formaliser cette collaboration sous la forme d'une convention constitutive de coopération sanitaire -GCS « Pôle Aquitain de Recours en Cancérologie » (PARC).

Le projet prévoit que le CHU d'une part et Bergonié d'autre part entreront à part égale (50 % chacun) dans le capital de ce GCS.

Outre une précipitation surprenante et de mauvais aloi à vouloir mettre en place un tel projet, puisqu'il sera présenté à la CME le 7 mars, au CE le 8, au CA le 10 pour approbation en ce qui concerne l'Institut, la CGT a relevé dans le texte qui lui a été remis il y a seulement quelques jours, des éléments éminemment inquiétants, parmi lesquels figurent :

1) Le fait que le siège social de ce GCS-PARC soit situé au siège du CHU, ce qui indique une prééminence du CHU sur notre Institut.

2) Le fait qu'après sa constitution, le GCS-PARC puisse admettre de nouveaux membres par décision de l'Assemblée Générale. Le GCS étant doté d'une personnalité morale de droit privé, cela signifie que des établissements privés à but lucratif pourront être amenés à y entrer. (Des rumeurs font état de pourparlers avec la clinique Saint-Augustin, avant même que le GCS soit approuvé.

3) Le fait que les droits sociaux des membres fondateurs du GCS-PARC, proportionnels à leur participation au capital (50 % chacun), pourront évoluer en cas d'adhésion d'un membre supplémentaire.

L'entrée dans le GCS de groupes privés disposant de capitaux leur permettant d'obtenir des droits sociaux plus importants que ceux de Bergonié pourrait signifier l'introduction de la privatisation et à terme la disparition de notre Centre !

4) Le fait que des groupes privés, dont l'objectif est de nourrir des actionnaires, peuvent décider de quitter le GCS s'ils considèrent qu'il n'est plus suffisamment lucratif, mettant en péril les établissements fondateurs, que ce soit au niveau de l'offre de soins ou des effectifs des salariés.

5) Le fait que les personnels des établissements membres du GCS-PARC « interviendront au sein du GCS-PARC » signifie qu'ils devront exercer leur emploi dans les établissements adhérents.

Un projet inacceptable en l'état

La CGT Beronié a dès vendredi interpellé le Professeur Mahon, Directeur Général de l'Institut, pour lui faire part de ses vives réserves à l'égard d'un projet qu'il juge inacceptable en l'état, en particulier en ce qu'il permet au secteur privé lucratif de s'immiscer dans ce GCS.

La CGT demande instamment à tous les acteurs concernés par ce projet d'en expurger tout article permettant au secteur privé à but lucratif d'en devenir membre.

Consultez les articles de la CGT Bergonie sur INTERNET blog cgtbergonie

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