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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:47

Les Centres de Lutte Contre le Cancer, derniers remparts contre l'actionnariat et la spéculation dans le domaine de la Santé, sont depuis plusieurs années la cible d'attaques sans précédent visant à les diviser, les stigmatiser, les privatiser, les fusionner, les mettre en concurrence et leur faire perdre leurs prérogatives et leur autonomie.

Aujourd'hui, la Fédération des Centres essaie de rajouter un étage à sa fusée, mise à feu depuis longtemps, pour libérer les CLCC de leur statut révolutionnaire de 1945 qui les avait dotés d'un caractère non lucratif pour soigner, rechercher, innover, former et coopérer dans la lutte contre le cancer.

Petit rappel historique

Pour les personnels médicaux et non médicaux, les 20 Centres de lutte contre le cancer répartis dans toute la France ont été un outil épistémologique essentiel leur permettant d'exercer leur métier dans des conditions conformes à l'éthique, à l'esprit d'équipe et de coopération.

Pour le personnel non médical, la convention collective nationale de 1951 puis celle de 1971 et encore celle de 1999 ont été des références sur le plan national tant sur la reconnaissance salariale, que sur le dialogue social et les droits conventionnels (formation, prévoyance, retraite, instances représentatives, droits syndicaux...)

Pour le personnel médical, le statut de médecin ou spécialiste salarié, non payé à l'acte, reste une originalité dans le secteur de la santé bien souvent confronté aux dépassements d'honoraires, aux honoraires libres dans le secteur des cliniques ou le secteur privé dans les hôpitaux.

Les CLCC mettent le patient à égalité devant la maladie et ne proposent pas plusieurs niveaux de prise en charge et de vitesse au malade.

Mais peu après 2007, la Fédération des CLCC se transforme en groupe UNICANCER avec un statut juridique de type GCS (Groupement de Coopération Sanitaire) et des filiales GIE (Groupement d'Intérêt Economique) ou autres groupes privés d’employeurs dont les gouvernances brillent par leur opacité et un fonctionnement hostile aux représentants du personnel.

Dans la foulée, les employeurs zélés des CLCC multiplient localement les GCS, les GIE, les coopérations « public-privé », les fusions, les privatisations, les suppressions d’activités et de services … C'est dans ce contexte qu'intervient à Bergonié le projet de GCS avec le CHU de Bordeaux.



Consultez les articles de la CGT Bergonie sur INTERNET blog cgtbergonie




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