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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:23

La Direction de l'institut Bergonié veut imposer le vote électronique pour les élections professionnelles de mai 2016 qui permettront de désigner vos

représentants au Comité d'Entreprise et vos délégués du personnel.

Il y a urgence à refuser ce procédé qui ouvre la voie à toutes les dérives.

Premièrement, on peut légitimement mettre en doute la fiabilité des résultats obtenus via le vote électronique. Celui-ci n'apporte pas les garanties que procure le vote papier traditionnel :

- anonymat : il est très facile d'enregistrer l'heure et le choix de chaque électeur. Le principe d'anonymat qui met l'électeur à l'abri de toute pression est ainsi abandonné.

- transparence et contrôle démocratique : tout électeur doit pouvoir observer le déroulement d'une élection, puis assister et/ou prendre part au dépouillement. Dans le cas du vote électronique, l'absence de bulletins interdit de contrôler la justesse des résultats énoncés, d'où une perte de confiance envers ceux qui ont été élus.

Pire, la facilité avec laquelle n'importe quel individu disposant des connaissances nécessaires peut pénétrer un système informatique est la porte ouverte à tous les « tripatouillages ». Mais contrairement au vote par bulletins papier, la fraude est indécelable avec le vote électronique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est aujourd'hui anticonstitutionnel en Allemagne, et a été abandonné au Royaume Uni, en Irlande et aux Pays-Bas..

Traiter de « has been », comme le fait la Direction, ceux qui s'opposent à ce système, montre bien leur ignorance de cette évolution au niveau européen.

Deuxièmement, le vote électronique met à l'écart des électeurs qui voteraient dans le cas d'un vote papier : ceux qui ne disposent pas d'un ordinateur personnel, et en particulier ceux qui sont absents de l'Institut pour diverses raisons pendant la période de vote (salariés en congé maladie, maternité, invalidité...).

Il est à noter que la Direction refuse d'offrir aux salariés une formation afin de les familiariser avec le vote électronique : de quoi décourager encore quelques électeurs...

Troisièmement, le coût de l'opération : plusieurs milliers d'euros, qui seraient versés à un prestataire extérieur, alors que jusque-là le vote traditionnel était assuré en interne par le personnel de l'Institut pour un coût (bulletins, enveloppes, timbres...) ne dépassant pas 1 000€ !

A l'heure où il n'est question que d'économies, on s'interroge sur la légitimité de ce choix !

Ensemble, refusons ce coup porté à la défense des salariés !!! Refusons le vote électronique !

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