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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 20:49

A l'instar d'un gouvernement qui trouve normal d'interdire le droit de manifester pour le retrait du texte de loi travail, la Direction a récemment proposé de modifier les conditions du service minimum en cas de grève.

En quoi consisteraient ces modifications ?

Pour le premier jour de grève, rien ne changerait : le service minimum est jusqu'à aujourd'hui calqué sur le modèle de travail d'un dimanche ou d'un jour férié. Les services ne fonctionnant pas ces jours-là ne sont pas concernés par les assignations.

MAIS

Les jours suivants, en cas de reconduction de la grève, la Direction souhaite étendre les assignations à tous les services de l'Institut, avec pour conséquence la présence obligatoire de nombreux salariés, voire la quasi-totalité des salariés d'un service. En d'autres termes, le droit de grève à Bergonié est sérieusement menacé. Car une grève indolore perdrait en effet toute efficacité, puisqu'elle n'impacterait pas le fonctionnement de l'établissement, et n'aurait par conséquent aucun effet en termes de revendications.

Pour faire passer ces mesures liberticides, la Direction n'hésite pas à mettre en avant la continuité minimum du service public (notion de traitement ou d'acte ne pouvant être différé sans perte de chance pour le patient). Or, la défense d'un service public offrant les mêmes chances à tous a toujours été le cheval de bataille de notre syndicat ... mais pas au détriment d'un droit fondamental acquis au sortir des plus sinistres heures de notre histoire et consacré par le préambule de la constitution de 1946, toujours en vigueur aujourd'hui !

Tous les salariés de notre Institut, mobilisés dans un même combat contre la maladie, doivent pouvoir lutter avec les moyens dont ils disposent (y compris la grève) contre les menaces qui pèsent sur notre établissement (ainsi que sur tous les centres de Lutte Contre le Cancer), au nom justement de la défense d'un service public de qualité.

NB : la Direction devrait réfléchir avant de songer à pratiquer des réquisitions abusives. Le groupe Bordeaux-Nord vient d'en faire les frais, qui a perdu en référé pour y avoir recouru.

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