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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:16

La loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 poursuit l’objectif de maitrise des dépenses de santé, et de mise à mal de notre système de santé. Cette Loi de financement est une provocation ! Les assuré-e-s, les patient-e-s et les usagers en sont les premières victimes.

 

Dans le même temps, les salaires des personnels des hôpitaux, des cliniques, des établissements de santé sont bloqués ; les restructurations, fusions et mutualisations d’établissements s’intensifient, dégradant toujours plus les conditions de travail des salarié-e-s.

 

Concernant la branche maladie, on peut s’attendre au pire, puisqu’elle doit économiser 4 milliards d’euros afin, d’une part, de ramener son déficit à 2,6 milliards d’euros contre 4,1 milliards l’an dernier et, d’autre part, de participer au financement du mal nommé « pacte de responsabilité », pour lequel l’assurance maladie a été mise à contribution à hauteur de 10 milliards d’euros – dont 3 milliards supportés par les seuls hôpitaux – pour la période 2015-2017.

 

L’objectif national des dépenses d’assurance maladie – ONDAM – est fixé à 2,1 % pour 2017, historiquement bas comme le dit Mme la Ministre. Ce dernier est « minoré plus qu’à l’accoutumée » pour financer, hors ONDAM, d’autres dépenses relevant pourtant de l’Assurance Maladie mais qui, de ce fait, ne lui seront pas imputées, participant ainsi fictivement à la réduction de son déficit.

 

La CGT dénonce ce budget 2017 qui :

  • ne permet pas de maintenir une offre de soins accessible à tous
  • va détériorer la qualité de prise en charge des patients
  • va entrainer des conditions de travail dégradées pour les personnels.

 

Le soi-disant « trou de la Sécu » sert de prétexte au gouvernement pour contraindre les budgets des hôpitaux et des établissements de santé.


En présentant le PLFSS 2017, Marisol Touraine annonçait fièrement :

« L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous avons sauvé la Sécu. Le désendettement de la Sécurité sociale est une très grande victoire pour toutes celles et tous ceux qui croient en l’action publique et en la réforme ».

 

Cette posture triomphaliste est indécente, alors que «le redressement des comptes» est payé au prix fort par les personnels. Faire croire à l’équilibre des comptes de la « Sécu » alors que le déficit est tout simplement reporté sur les établissements hospitaliers et les personnels relève du mensonge éhonté.

 

 

 

Dans les CLCC, UNICANCER utilise le contexte national. Les directions de centres sont devenues les championnes dans l’art de mettre la pression sur les salariés pour les faire bosser toujours plus. Ainsi, L’activité dans nos centres est en hausse constante depuis des années grâce à l’implication de toutes les catégories de salariés.

 

Mais dans le même temps et depuis trop d’années, les salaires sont bloqués et l’augmentation de 2016, extrêmement limitée, est passée inaperçue. Quant à l’inflation, elle s’établit, entre 2011 à 2017, à 5,16 % (chiffres INSEE). Le compte n’y est vraiment pas !

 

Les salaires sont utilisés comme une variable d’ajustement afin d’équilibrer les budgets, ce n’est plus acceptable !

 

Il n’est pas question pour la CGT d’accepter ce qui pourrait d’apparenter à un état de fait. Dans le cadre des négociations en cours, la CGT a présenté des propositions. Nous entendons continuer à les défendre jusqu’à être entendu.

 

Nous appellerons les salariés à se faire entendre dans les semaines à venir, sous différentes formes. D’ores et déjà, la CGT informe la fédération employeur qu’elle appelle l’ensemble des salariés des CLCC à se mobiliser le mardi 7 mars au côté de l’ensemble des salariés de la santé, du public comme du privé, à l’appel des fédération CGT, FO et SUD.

 

Pour les salariés, 2017 ne peut pas ressembler à 2016 ! Nous n'accepterons pas l'aumône octroyée en 2016 qui s’est traduite par une augmentation entre 10 et 12 € pour la majorité d’entre nous.

 

Nos revendications sont :

 

  • Augmentation générale des salaires de 5 %
  • Salaire minimum à 1800€ par mois
  • Augmentation de la PEP de 1% par an dès la 1ère année
  • Passage au niveau C de tous les salariés niveau B au bout d'un an
  • Prise en charge à 100 % par l'employeur de la mutuelle obligatoire

 

Les salariés attendent des réponses. Nous sommes présents pour discuter de ces revendications.

 

 

 

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