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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 18:16

Non au plan social ! Lundi 6 novembre 2017

 

 

Nous dénonçons la politique de gestion menée actuellement par la Direction de l’Institut qui, tout en favorisant une réduction de l’activité par le transfert de spécialités vers d’autres établissements, met en avant un déficit découlant de cette baisse d’activité pour fermer certains services et restructurer l’ensemble des services hospitalisation, et par ricochet tous les services de l'établissement, au détriment des patients et du personnel.

 

Une restructuration qui va entraîner de fait des suppressions de postes et, pour ceux qui ne feront pas partie de la première charrette, une flexibilité et une charge de travail accrues et des conditions d'exercice de plus en plus dégradées.

 

Nous dénonçons un démantèlement programmé de notre établissement et une menace sur l’offre de soins.

 

Nous rappelons à la Direction que l’Institut Bergonié assure une mission de service public.

Par conséquent nous refusons toute logique marchande comme tout chantage à un soi-disant déficit !

 

Nous demandons à la Direction de s’engager à maintenir l’activité de notre établissement, sa pérennité dans le schéma sanitaire régional et tous les emplois de l’Institut.

 

La Direction s'appuie non seulement sur l'accord d'entreprise d'avril 2009 combattu par la CGT devant la justice, mais aussi sur un accord récent, datant du 27 juin 2017, que seule la CGT n'a pas signé, pour tenter d'imposer au personnel de chirurgie et de médecine des nouveaux roulements. Ceux-ci permettront une très grande mobilité, une flexibilité accrue et généreront des pertes de salaire et une dégradation des conditions de travail.

Nous avons évoqué à plusieurs reprises les inconvénients de ces accords pour les salariés.

 

Parallèlement, la Direction a élaboré un schéma de « Réorganisation capacitaire » qui prévoit une réduction des effectifs : sur les 188 postes existant en oncologie médicale et en chirurgie, seuls 154 seront conservés. Les 34 salariés en surnombre seront affectés à un « pool de compensation et de suppléance ». Dores et déjà, les ASH, les aide-soigant(e)s, les infirmier(ère)s affectés dans les services de soins et d'accueil ont reçu un formulaire leur demandant de candidater à un des postes qui seront conservés.

 

Les 34 salariés qui ne seront pas retenus basculeront donc dans le pool aux conditions prévues par les accords que la CGT conteste. Nul doute que ces conditions de travail détériorées pousseront nombre de salariés à partir d'eux-mêmes, ce qui arrangera bien la Directon en lui permettant de réduire les effectifs sans frais.

 

Un projet à enterrer

 

La CGT a fait plusieurs propositions à la Direction pour éviter d'en arriver à ce plan social déguisé : quand va-t-elle y répondre ?

En attendant, nous demandons aux salariés concernés de refuser catégoriquement les nouveaux roulements proposés, qui sont illégaux et par conséquent attaquables devant la justice.

La CGT défendra tous les salariés dont les droits sont bafoués, comme elle l'a fait par le passé .

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