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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 21:33

Le 10 janvier 2018

Depuis son arrivée à l‘Institut Bergonié, la nouvelle Direction n‘a pas ménagé ses efforts pour communiquer sur les orientations qu‘elle entend donner à notre établissement : un premier article sur deux pages dans Sud Ouest, suivi d‘un deuxième trois jours plus tard, plusieurs assemblées générales, ces dernières semaines ont été l‘occasion de marteler la nécessité d‘une restructuration selon elle indispensble pour assurer l‘avenir de notre Centre.
Nos dirigeants mettent en avant, comme par le passé, l‘habituel scénario du déficit, qui -Ô surprise!- s‘avère plus important que prévu!
Le coût de la construction du nouveau bâtiment, qui s‘élève à 32 millions d‘euros, et dont le financement doit être avancé par l‘Institut, n‘y est certes pas étranger. Rappelons tout de même que le statut des Centres de Lutte Contre le Cancer prévoit que tout investissement entrepris dans ce type d‘établissement est à la charge de la Sécurité Sociale. Or, la Direction cherche à en faire payer le prix aux salariés, grâce à une réduction de la masse salariale,  -mais ne parlons surtout pas de plan social!- jamais vue jusque-là!
On nage vraiment en pleine contradiction : d‘un côté, on veut „accueillir davantage de patients, car beaucoup trop piétinent encore à l‘entrée“, et de l‘autre on veut nous faire croire que cela sera possible avec toujours moins de personnel, et par conséquent, des salariés d‘autant plus sous pression qu‘ils seront moins nombreux! Autre contradiction : le développement des thérapies ambulatoires entraîne la réduction du nombre d‘hospitalisations, mais cette réduction constitue pour l‘Institut un manque à gagner, puisque ces journées d‘hospitalisation ne sont pas payées par la Sécurité Sociale ! La Direction ne peut pas d‘un côté déplorer cette baisse de financements et de l‘autre tout faire pour réduire les services d‘hospitalisation! Et ce n‘est certainement pas en développant des pratiques telles que le partenariat qui vient d‘être signé avec l‘espace Beaulieu (en toute opacité, et donc en complète contradiction avec les propos tenus par le Directeur Général sur la „stratégie de transparence interne“) que la tendance risque de s‘inverser : celui-ci prévoit que les patients traités en chirurgie ambulatoire puissent être accueillis (dans des „conditions plus agréables que dans une chambre d‘hôpital“) dans les chambres proposées par ce nouvel espace à but lucratif.
Outre les risque que pourrait faire courir aux patients concernés  le fait de ne pas bénéficier d‘un accompagnement médical, son coût sera à leur charge, et pour partie à celle de l‘Institut, mais sans que la Sécurité Sociale ne participe au financement de cet „hébergement temporaire non médicalisé, mais à l‘opposé d‘un service public de la santé au bénéfice de tous les malades. Rappelons que ce dispositif concerne pour le moment des établissements qui se sont portés volontaires pour l‘expériementer, et que notre Direction, non contente de faire partie des zélés cobayes, profite de ce transfert vers le privé pour diminuer le nombre de salariés de l‘Institut, comme le prévoit le plan de la réorganisation de l'hospitalisation.

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