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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 20:26

La CGT Bergonié est depuis plusieurs années le syndicat auquel une majorité de salariés accordent leur confiance. Cette confiance se traduit par la représentativité qui lui est donnée à l'issue des élections professionnelles mais aussi par le nombre de chèques syndicaux qui lui sont remis chaque année par les salariés.

 

La CGT s'est donné pour objectif de défendre tous les salariés et c'est précisément grâce aux moyens financiers dont elle dispose qu'elle a pu souvent avec succès porter des dossiers devant les tribunaux. A de nombreuses reprises, la Direction a été condamnée à indemniser des salariés qu'elle avait lésés dans leurs droits et à verser des dommages et intérêts lorsqu'elle n'avait pas respecté la loi ou les accords qu'elle avait elle-même signés.

 

Or, voici qu'à la dernière réunion paritaire qui s'est tenue le 6 février dernier, la DRH Madame Mercy s'est exceptionnellement déplacée à Paris pour appuyer une proposition à laquelle elle semble particulièrement tenir : il s'agirait d'inclure dans la Convention Collective des Centres, un avenant qui abrogerait le système actuel d'attribution des chèques syndicaux aux différents syndicats présents dans les Centres. Alors qu'aujourd'hui, tous les salariés reçoivent trois chèques (du moins à l'Institut Bergonié,  à remettre au syndicat de leur choix, le projet prévoit que la Direction distribuerait elle-même les chèques entre les syndicats de chaque Centre, enlevant ainsi tout pouvoir aux salariés de favoriser celui qu'ils estiment le plus à  même de les défendre. Cela pourrait aboutir, à terme, à ce qu'elle favorise tel ou tel syndicat accomodant.

²

Il s'agit là d'un véritable déni de démocracie, conçu nationalement et dont on peut raisonnablement penser qu'il est dirigé précisément contre la CGT Bergonié pour contrer son action localement.

Il est vrai que par son souci permanent de « monter au créneau » pour défendre les salariés, la CGT Berbonié constitue une véritable épine dans le pied de la Direction. Si ce n'était pas le cas, Madame Mercy se serait-elle donné la peine de venir soutenir cette proposition, elle qui s'est donné pour objectif de tout faire pour affaiblir un syndicat qui se met systématiquement en travers de la route qu'elle entend faire prendre à notre Institut ? Privée de moyens financiers qui lui permettent d'ester en justice, la CGT se verrait si cet avenant était signé, amputée d'une partie de ses ressources, qu'elle destine exclusivement à la défense des salariés qui font appel à elle.

 

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