Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 18:34

Jeudi 17 octobre figurait au menu de la réunion plénière du CSE le vote de l'adhésion à un projet d'IRM sur la rive droite.

Il s'agirait pour l'Institut de praticiper à hauteur de 40% à un « GIE 3T » (Groupement d'Intérêt Economique) sur le site de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite (PBRD), entité privée nouvellement construite à Lormont.

Notons que cette nouvelle structure, qui vient d'absorber la clinique du Tondu, appartient au groupe Tourangeau Saint Gatien, déjà propriétaire de nombreux établissements privés en France.

Concrètement, l'Institut enverrait une partie de ses patients effectuer les examens prescrits par ses praticiens à la PBRD, afin, selon la Direction, « d'améliorer l'accès à l'IRM Bergonié » et de « diminuer les délais de rendez-vous et le nombre de relectures ».

Passons sur la méthode contestable qui consiste à présenter aux élus du CSE un projet aussi important et à leur demander de le voter dans la foulée, sans leur laisser le temps d'en évaluer toute la portée et toutes les conséquences sur l'avenir de l'Institut et de ses salariés.

Au-delà des objectifs affichés, il est pourtant légitime de s'interroger sur le bien-fondé de ce projet qui permettrait le transfert d'activités de l'Institut vers une structure privée pratiquant les dépassements d'honoraires et obligerait à la fois les radiologues et les patients de Bergonié à se déplacer entre la PBRD et notre établissement.

La question du coût d'exploitation d'une deuxième IRM (plus d'un million et demi d'euros) est également soulevée, sans parler du sort des personnels de l'Institut travaillant dans le service d'imagerie (secrétaires, manipulateur(trice)s, technicien(ne)s de facturation).

Pourquoi l'Institut devrait-il s'inscrire dans ce GIE, alors qu'il n'utilise qu'à 60% l'IRM implantée dans ses locaux depuis 2006 ?

Ne serait-il pas plus logique que Bergonié récupère les 40% dévolus aujourd'hui à Bordeaux Nord, Tivoli et au Fonds régional pour la recherche ? Cela permettrait effectivement de réduire les délais d'attente et de réaliser un maximum d'examens au sein de notre établissement en optimisant le nombre de vacations des radiologues séniors, pour une meilleure prise en charge des patients à qui on éviterait des déplacements inutiles. Gain de temps, gestion des patients, des compte-rendus et de la facturation en interne, l'Institut a tout à y gagner, au lieu de jouer au jeu dangereux de la privatisation, interdit par les statuts des CCLC, en s'associant à un établissement à but largement lucratif.

Nous devons tout faire pour contrer cette politique menée par les dépeceurs du service public et faire prévaloir le bon sens en permettant aux équipes de l'Institut d'utiliser 100% de de notre IRM.

Conscients des dangers que constitue le projet présenté par la Direction, les élus au CSE ont refusé de voter en sa faveur jeudi dernier, et la Direction a repoussé la consultation au mercredi 23 octobre, espérant sans doute entre-temps infléchir la position de certains élus.

Partager cet article
Repost0

commentaires