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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 15:56

 

(29 avril 2009)

 

A partir du 1er avril tout le personnel de l'Institut Bergonié est concerné par la hausse générale des salaires de 0,5 %. Cette mini hausse n'est évidemment pas à la hauteur des attentes des salariés qui, malgré une inflation soit-disant ramenée à sa plus simple expression, doivent faire face à diverses augmentations. Ainsi, ceux qui bénéficient des « services » de Gaz de Bordeaux, pour ne prendre que cet exemple, ont-ils vu en janvier dernier, leur abonnement grimper de 80 à 180 % selon les tarifs.

 

Les impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation) subissent, du fait du désengagement de l'Etat, de fortes hausses.

5 € supplémentaires par mois, pour ceux qui en touchent 1000, ne compenseront certes pas ces hausses du coût de la vie!

Par ailleurs, l'accroissement de l'activité au sein de l'Institut au cours de ces derniers mois a permis de dégager un excédent confortable dont la CGT avait demandé que les salariés puissent bénéficier au titre des efforts consentis par tous.

Notre demande a été partiellement entendue, puisque la Direction a annoncé qu'une enveloppe de 200 000 € allait être distribuée sous forme de primes. Ce montant est insuffisant aux yeux de la CGT, qui réclame qu'il soit porté au minimum à 450 000€ , (ce que l'excédent dégagé à l'issue de l'exercice 2008 permet largement), afin que cette prime ne soit pas inférieure à celle versée à chaque salarié en juillet 2 006.

Il faut savoir que l'attribution de primes n'entre ni dans le calcul des cotisations sociales ni dans celui des retraites et n'a qu'un effet ponctuel sur le pouvoir d'achat de ceux qui les reçoivent.

Mais puisqu'il faut se contenter par ailleurs d'augmentations de salaire à minima (les 0,5 % cités plus haut), les salariés ne peuvent refuser une prime exceptionnelle...

Reste à savoir à présent comment la Direction entend répartir la somme entre les membres de l'Institut. Plutôt que le même montant soit attribué à tous quelle que soit sa catégorie socioprofessionnelle, la CGT propose que la prime soit inversement proportionnelle au salaire, les catégories aux rémunérations les plus faibles étant alors « avantagées » par rapport aux plus hauts revenus.

C'est à un véritable principe de solidarité que nous appelons, qui veut que celui qui ait le moins soit aidé davantage. Cela implique évidemment que les plus favorisés consentent, par la compréhension qu'ils ont des difficultés financières que rencontrent nombre de ceux qu'ils cotoient chaque jour sur leur lieu de travail, à percevoir un peu moins. Nous ne doutons pas que cela leur sera d'autant plus facile qu'ils auront compris qu'une revalorisation de 0,5% ne se traduit pas par la même chose pour ceux qui touchent le SMIC que pour ceux qui touchent de hauts salaires.

C'est pourquoi nous défendrons le principe de solidarité lors des discussions qui auront lieu prochainement conernant l'attribution de cette prime

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