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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:03


                                                                                                          

 

RETOUR SUR L'HOSPITALISATION A DOMICILE

 

Certains parmi vous se sont émus à la lecture de notre article sur l'hospitalisation à domicile. Il nous paraît important de revenir sur certains points afin de préciser notre position sur la question.

Tout d'abord, nous avons parlé d'une diminution du nombre de chimiothérapies administrées en  hospitalisation complète. Il ne s'agit pas du nombre global de chimiothérapies préparées par l'URC  (qui au contraire a progressé de 16 % au cours de l'année 2 008), et administrées par le personnel de l'Institut Bergonié. Nous avons tout simplement parlé du glissement du mode d'administration de ces chimiothérapies du cadre de l'hospitalisation à celui de l'hôpital de jour 2, et des conséquences que cela ne manquerait pas d'avoir sur l'emploi pour certaines catégories du personnel (cf l'introduction de notre article sur le sujet dans le journal précédent). Cela ne risque-t-il pas de porter tort à l'Institut lui-même et d'avantager d'autres structures, notamment privées?

Par ailleurs, si nous nous sommes montrés inquiets quant aux conditions dans lesquelles certains patients pouvaient vivre les effets souvent éprouvants d'un traitement par chimiothérapie, alors qu'ils sont repartis chez eux après deux heures de l'injection, il ne s'agissait nullement de remettre en cause le souhait des malades qui préfèrent leur environnement familial à l'environnement hospitalier. Notre questionnement est simple : est-il possible que le ministère  décrète que certains protocoles, connus pour leur moindre toxicité, relèvent du mode ambulatoire, alors que d'autres seraient réservés à l'hospitalisation, et cela sans tenir compte des conditions dans lesquelles le retour au domicile pourrait être vécu ?

Cela reviendrait à ne plus reconnaître aux médecins la possibilité de décider du bien-fondé et de la faisabilité d'un tel retour, dans l'intérêt du confort physique et psychique du patient.

Les malades qui peuvent et veulent bénéficier du réconfort d'une prise en charge globale dans le cadre spécialisé d'un centre anticancéreux doivent pouvoir le faire. Les médecins de l'Institut, qui ont toujours eu à coeur de défendre une médecine de qualité, qui a fait la réputation nationale et même internationale de nos centres, et qui a su rester jusque-là indépendante des questions budgétaires, rejoindront sans aucun doute les préoccupations de la CGT, en affirmant qu'ils sont seuls juges, en accord avec les patients, du mode de prise en charge qui leur convient le mieux, sans tenir compte des injonctions du ministère de la Santé et des recommandations de Bruxelles.

Nous ne sommes pas opposés au principe des soins en ambulatoire, sans lesquels il serait impossible d'absorber le nombre croissant de patients à traiter, mais nous craignons tout simplement qu'ils ne se développent au détriment du secteur de l'hospitalisation qui doit être maintenu (sans fermeture de certains services plusieurs semaines dans l’année), voire développé…

 

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