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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:05

La loi de programmation pour la cohésion sociale de janvier 2005 a instauré une obligation de négociation triennale sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) aux entreprises de plus de 300 salariés.

De quoi s'agit-il? La GPEC permet « la gestion anticipative et préventive des ressources humaines, fonction des contraintes de l'environnement et des choix stratégiques de l'entreprise ». Cet outil permet « d'identifier et d'évaluer les aptitudes et les compétences mais aussi de mettre en lumière les ressources inexploitées afin de mener des actions pro-actives en matière de ressources humaines ». C'est avant tout un outil d'anticipation définissant des règles et moyens facilitant l'ajustement entre besoins et ressources tant au plan qualitatif que quantitatif.

La liste des entreprises ayant signé un accord GPEC depuis janvier 2005 que nous avons pu consulter comprend Carrefour, Axa, Michelin, Alstom, Air France et bien d'autres. La Direction compte y ajouter prochainement l'Institut Bergonié afin d'être en adéquation avec « ses choix stratégiques ». Une expression qui sonne étrangement et semble s'appliquer davantage à une entreprise du CAC 40 qu'à un établissement de service public de santé ne dépendant pas de l'appétit de ses actionnaires. Mais le vocabulaire de l'entreprise est entré désormais dans tous les domaines du travail...

L'orientation constatée ces derniers mois à l'Institut semble bien correspondre à l'esprit des accords GPEC : le dispositif du Groupement d'Employeurs auquel nous nous opposons ne permet-il pas d'ajuster au mieux besoins et ressources humaines? L'abandon de certains secteurs « logistique » et leur transfert à des sociétés privées de sous-traitance ne facilitent-ils eux aussi cet ajustement?

La CGT restera vigilante et vous tiendra informés des prochains développements concernant l'application de la GPEC à l'Institut.

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