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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:11

 

A une époque où, sur le plan politique et économique, la communication prend souvent le pas sur l'action, la Direction entend elle aussi exploiter le filon de la com.

En témoigne l'admirable affiche qui est venue récemment orner un pan de mur des bâtiments de la rue Duluc. Remarquable exemple où le « Comment le dire ? » prime sur le « Que dire ? », en d'autres termes où la forme l'emporte sur le fond.

Car que nous apprend ce « message » ? En réalité, absolument rien.

« Bergonié doit construire pour les progrès de demain » : non seulement cela apparaît comme une évidence, qu'il ne viendrait à l'idée de personne de nier, mais cela s'apparente, si notre mémoire est bonne, à un lointain projet de construction de bâtiment chirurgical dont nous avions relaté en son temps les déboires (voir plus bas).

« Bergonié doit construire » : cette phrase sonne en réalité comme un vœu pieux, une sorte de mantra destiné à conjurer le sort, ou plutôt à éradiquer le « no man's land » désolant que nous avons sous les yeux depuis plusieurs mois.

 

Quand on a dit cela, on n'a rien en fait dit du tout, rien annoncé de concret, mais on l'a fait sur une belle affiche, avec de belles couleurs, des dessins rigolos, façon publicité pour des cadeaux de Noël.

Mais en réalité, de quoi s'agit-il ? D'une invocation à l'ARS, détentrice des fonds nécessaires à l'édification d'un nouveau bâtiment ? D'un appel aux dons, en particulier ceux des entreprises que notre Bon Directeur aime à solliciter ? D'un signal au public, qui peut être amené à fréquenter notre établissement et s'interroge sur sa bonne marche?

Ou bien ce « message » est-il destiné à rassurer des salariés déboussolés par un management désastreux, des déclarations contradictoires, un avenir professionnel plein d'incertitude ?

 

Pour rappel : article de la CGT paru dans le journal n° 13 daté du 07/12/2009 :

 

Aqua nous avons échappé
ou comment, sur le paquebot Bergonié - "que Dieu même ne pourrait couler" le "Pacha" navigue à vue.

Parmi les projets grandioses sortis de la casquette de la Direction, figurait l'extension des bâtiments afin de permettre la construction de nouveaux blocs opératoires. Constatant l'impossibilité de monter un étage supplémentaire, une armada d'ingénieurs eut alors un coup de génie : procéder à l'élargissement du dernier étage. Nous aurions donc vu sortir de l'arsenal un véritable paquebot, dont la dernière partie aurait figuré le pont supérieur du Navire-Institut voguant impavide – triste t(r)opique – sur les eaux mouvementées de la lutte contre le Cancer. Un projet magnifique digne des ingénieurs navals les plus audacieux.
Las! Du fond de la cale, le sonar CGT alerta bientôt la passerelle : les fondations existantes seraient-elles suffisamment solides pour supporter un tel ajout, vu la nature instable du sous-sol et la présence d'une nappe phréatique par huit mètres de fond? Bref, le déplacement ne risquait-il pas de devenir par trop important, et le navire ainsi alourdi de finir par talonner, entraînant dans son naufrage le bâtiment tout entier?
De coûteux projets architecturaux, dignes des ingénieurs du Titanic, avaient bien entendu été réalisés avant d'être présentés à l'équipage. Un matelot CGT (Contrôleur des Grandes Tempêtes) émergeant de la dernière marche de l'échelle par le trou d'échappée, tira la corne de brume. Déboussolé, le gyrocompas en rade, le Pacha s'obstina pourtant, mettant en avant la fameuse technique révolutionnaire des "micro-pieux stabilisateurs".(Conf,compte rendu CE 17 Mars 2009)
Mais on apprenait, quelques mois plus tard l'abandon pur et simple de ce qui était annoncé comme un grand chantier génial, par "défaut d'autorisation administrative".
Il se murmure dans les coursives que ce sauve-qui-peut serait plutôt imputable au principe de précaution sagement pris par l'État-Major. Dommage tout de même d'avoir gaspillé quelques précieuses dizaines de milliers d'euros qui auraient pu être affectés à la solde de l'équipage!

 

 

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