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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 19:53

saignee

Alors que les médias se font l'écho des événements de la campagne présidentielle, à l'Institut Bergonié la grande braderie des postes bat son plein.

Postes bradés car dévalorisés tant sur le plan statutaire que financier, mais aussi bradés car tout simplement détruits.

La Direction vient d'accélérer ce mouvement, rendu possible par les accords -signés par la CFE-CGC et FO- que nous contestons au tribunal, avec la restructuration de l'hospitalisation, dans le cadre du développement de la HAD (Hospitalisation A Domicile) si chère à notre Directeur.

Elle vient de constituer un pool de brancardiers dont la fonction sera exclusivement dédiée au brancardage et non plus étendue à d'autres tâches comme c'était jusque-là le cas dans les étages.

Conséquence : sur les 14 salariés qui pouvaient prétendre à faire partie de ce pool, seuls 7 à plein temps et un à mi temps ont été conservés, ces derniers se voyant imposer un roulement moins avantageux qu'auparavant.

A ceux qui ont été écartés, malgré leur ancienneté à Bergonié (allant de 4 à 25 ans), la Direction ne laisse le choix que d'aller au bloc opératoire ou en hospitalisation en tant q'ASH.

Mais ce reclassement s'accompagne d'une perte de jours de RTT (due à l'intégration dans un nouveau roulement), d' une perte de salaire (due à la disparition des gardes de week-end et de jours fériés), sans parler de la perte de statut (les brancardiers s'apprêtant à obtenir la position C, alors que les ASH sont en B, ce qui accentuera encore la perte de revenu).

 

Après avoir mis fin en janvier dernier au contrat de cinq salariées (en utilisant des méthodes peu orthodoxes), la Direction s'en prend à présent à l'ensemble des ASH titulaires en hospitalisation, présentes pourtant pour certaines depuis des décennies, en leur imposant des horaires pour le moins « modulables ». C'est ainsi que ces salariées doivent rester à la disposition de l'Institut qui peut leur demander d'augmenter leurs heures hebdomadaires sur simple coup de téléphone, et justifier d'une éventuelle impossibilité à répondre à cette demande. Cette méthode de management est proprement scandaleuse, car les pressions ainsi exercées sur des salariées qui craignent de perdre leur emploi si elles n'obtempèrent pas, engendrent une grande détresse dont nous sommes témoins ces dernières semaines. On voudrait qu'elles donnent leur démission qu'on ne s'y prendrait pas autrement...

Voilà comment la Direction traite aujourd'hui les salariés de l'Institut : serait-ce trop lui demander que de se mettre - un instant seulement - à la place du personnel à qui elle inflige de telles conditions ?

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