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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 19:57

 

suite à la « lettre ouverte » de nos amis de FO, nous ne manquerons pas d'exercer notre droit de réponse lors d'une prochaine parution. Conscients que ce genre de pratiques ne peut que faire le jeu de la Direction, nous préférons quant à nous, vu l'urgence et l'importance des enjeux actuels, leur réserver notre énergie et notre temps.

 

Au moment où l'on s'apprête à supprimer 3 500 postes à l'APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris), où les 37 établissements hospitaliers qui composent cette entité vont être réduits à 12 (!), il serait illusoire de penser que l'Institut Bergonié pourrait -on ne sait par quelle opération du Saint-Esprit- être épargné par l'entreprise de casse généralisée des services publics à laquelle nous assistons.

Si notre établissement -comme les 19 autres CLCC(un de moins déjà depuis cet été, et, comme nous l'avons appris récemment, un projet de fusion entre les CLCC d'Angers et de Nantes)- relève bien d'un statut particulier, son fonctionnement dépend entièrement des fonds publics, et à l'heure où le gouvernement entend diminuer ceux-ci de façon drastique à coups de fusions d'établissements et de suppressions de services et de postes sans précédent, on ne fera croire à personne que l'Institut Bergonié pourrait être à l'abri de la tempête.

Oui, des postes sont menacés, oui, des services seront vidés de leur substance, oui, des activités seront externalisées si nous ne réagissons pas! Et des accords comme celui de la GPEC ou du groupement d'employeurs, signés par FO et la CFE-CGC, sont des instruments de cette orientation.

Nos collègues de FO eux-mêmes, qui cherchent aujourd'hui à mettre en garde le personnel contre l'alarmisme dont ferait preuve la CGT en la matière, se faisaient l'écho il n'y a pas si longtemps -mais peut-être l'ont-ils oublié- des inquiétudes que nous formulons depuis des mois.

Ainsi le CE, à majorité FO, écrivait-il le 12 mars 2008 et remis à jour le 7mai 2008 : « les questions de rentabilité deviennent prégnantes. Les services sont organisés prioritairement suivant des objectifs de production quantifiés. L'arbitraire des tarifs GHS imposés par le ministère de la santé met en difficulté beaucoup d'établissements de soins (aujourd'hui 15 centres de lutte contre le Cancer sur 20 sont en déficit) et les amène progressivement sur les voix (sic) de la restructuration, du plan social et de l'externalisation. » (in site CE Bergonié – Politique santé)

Les préoccupations de FO rejoignaient alors les nôtres. Mais sans doute la Direction a-t-elle su apaiser les craintes de nos amis quant au maintien des activités et des emplois dans notre établissement. De notre côté, ce ne sont pas les récents accords mis sur la table par la Direction qui ont de quoi nous rassurer.

De deux choses l'une : ou bien FO ne craint pas de se contredire en prétendant tout et son contraire, ou bien ses « représentants » essaient d'endormir les salariés, discréditant au passage notre action en affirmant que nous suscitons des craintes infondées chez les salariés.

La CGT Bergonié, quant à elle, n'est pas dupe de ces manoeuvres qui discréditent l'action syndicale.

Nous n'avons d'autre ambition que de protéger autant que faire se peut tous ceux qui travaillent à la bonne marche de notre établissement et ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de la rentabilité.

 

PLUSIEURS MILLIERS DE MANIFESTANTS RASSEMBLES CONTRE LES ORDRES PROFESSIONNELS

 

De nombreux professionnels infirmiers, masseur-kinésithérapeutes, sage-femmes, salariés et libéraux, se sont rassemblés le 26 janvier dernier à l'appel de l'intersyndicale pour demander l'abrogation des ordres professionnels. Les manifestations qui se sont déroulées à Paris et dans huit grandes villes de France – la CGT Bergonié était présente à celle de Bordeaux- ont montré la détermination des professionnels concernés face à une instance qui multiplie les intimidations et les menaces afin que les récalcitrants rentrent dans le rang.

Rappelons qu'en l'absence de décret, toujours pas publié à ce jour, vous êtes en droit de refuser le paiement de la cotisation et le renvoi du dossier. L'intersyndicale étudie actuellement la suite à donner à la grève. Vous pouvez contacter les responsables de la CGT Bergonié pour toute information concernant ce problème.

 

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