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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 19:14

 

Le no man's land qui s'offre au yeux de tous, patients, visiteurs, personnel et simples passants du cours de l'Argonne, et sert de parking sauvage à l'entrée de notre établissement, préfigure-t-il l'avenir de l'Institut Bergonié ? Beaucoup d'éléments convergent, en effet, pour que l'on pose la question.

Après les transferts d'activités vers d'autres structures, dont nous avons parlé à plusieurs reprises, voici que lors de la dernière réunion du CE, le 18 septembre, la Direction nous annonce, au prétexte désormais quelque peu rebattu d'un déficit de 3 millions d'euros, la diminution du nombre d'interventions chirurgicales et par conséquent la nécessité de fermer le 5e étage le week-end. Cela impliquera la suppression de postes de chirurgiens, d'ASH et infirmier(ère)s bloc, suscite des inquiétudes quant à l'avenir du personnel de jour comme de nuit au 5e.

Dans la foulée, dans le cas où ils ne deviendraient pas tarifées, certains actes comme la radio interventionnelle et la lecture de lames, seraient abandonnés . Pourtant, nous savons pertinemment que pour ces actes non tarifés, l'Institut bénéficie d'une enveloppe de l'ARS par le biais du MIGAC.

D'ici la fin de l'année, la Direction souhaite également supprimer les archives. C'est oublier la réponse que fit en son temps ( janvier 2010) notre Directeur Général Adjoint, aux salariés de ce service qui l'avaient interpellé au sujet d'un éventuel démantèlement : [… Par ailleurs, la mise en œuvre du projet d'établissement et son actualisation prochaine pour la période 2011-2015 ne comportent pas la disparition des supports papier des dossiers médicaux qui demeurent une exigence réglementaire. Le métier d'archiviste ne peut, donc, être considéré comme un emploi dont l'effectif est susceptible d'être réduit, en l'état actuel du droit et de l'organisation hospitalière....]. Or, nous savons que la législation en ce domaine n'a pas changé...

La baisse d'activité derrière laquelle s'abrite la Direction pour prendre toutes ces décisions est bien réelle, mais comment pourrait-il en être autrement lorsque cette même Direction transfère des spécialités qui faisaient jusqu'alors la réputation de Bergonié ? Il est trop facile de dire que l'on est en concurrence avec d'autres établissements, alors que l'on est en train de vider une structure renommée de sa substance.

Quant à nous, nous nous interrogeons sur ce prétendu déficit, que nous mettons en parallèle avec les réserves confortables de l'Institut. Si déficit il y avait vraiment, pourquoi la Direction s'est-elle engagée dans des travaux de démolition coûteux, dans l'achat des structures temporaires de la rue Duluc, dans des frais d'études d'architectes préalables à la construction d'un bâtiment chirurgical qui paraît bien loin de voir le jour ? Ce projet annoncé depuis sept ans est en complète contradiction avec les orientations que prend la chirurgie à Bergonié. Mais peut-être cela a-t-il servi à occuper les esprits. Et pendant ce temps, la casse pouvait continuer...

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