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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:51

 

Le Marathon de Bordeaux, qui aura lieu en avril prochain, pourra sans doute compter dans ses rangs un certain nombre de salariés de l'institut. Grâce à un entraînement physique régulier prodigué par la Direction, les coursiers seront fin prêts pour cette manifestation sportive, à moins bien sûr que d'ici là, l'épuisement ne les ait mis sur la touche, certains ayant déjà perdu plusieurs kilos.

Le travail des coursiers, comme chacun le sait, consiste à effectuer des courses, c'est-à-dire à acheminer à l'intérieur de l'Institut les dossiers et les prélèvements des patients, selon les besoins des personnels soignants et administratifs. Depuis quelque temps, le terme de « coursier » a acquis une nouvelle dimension puisque c'est désormais la notion de « course » dans le sens de « courir » qui semble prévaloir en ce qui les concerne.

A quoi ressemble une journée dans la vie d'un coursier à Bergonié ? Tout simplement à une course sans fin d'un point A à un point B, puis d'un point B à un autre point, sans pause, et donc sans aucune possibilité de contact avec les autres salariés. L'épuisement, le découragement sont au rendez-vous.

Pourquoi les coursiers sont-ils ainsi dans le collimateur de la Direction ?

Il faut se rappeler qu'en 2009, celle-ci avait eu l'intention de faire disparaître les dossiers papier de l'Institut au prétexte que l'informatisation permettait de faire désormais sans eux,

la Direction incitant les médecins et tous les autres utilisateurs à utiliser exclusivement les dossiers numériques. La CGT avait alors fait valoir que la loi exigeait que les dossiers des patients existent obligatoirement sur support papier, maintenant de facto des archives et par extension celle des coursiers.

Or, depuis quelques mois, changement de tactique : pour écoeurer les coursiers dont la Direction pense qu'elle peut se passer, une nouvelle organisation de leur travail (air connu!) a été mise en place, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut. Il ne reste plus qu'à attendre qu'à force de courir dans tous les sens, les coursiers ne finissent par abandonner la partie, soit parce qu'ils seront tombés malades, soit parce qu'ils ne pourront plus assumer leur tâche.

Une technique déjà éprouvée dans plusieurs autres services, comme à la plonge, en hospitalisation et au bloc pour les ASH, où les pressions sont telles que les salariés ne voient plus d'autre issue que de demander leur démission. Une manière commode de réduire du personnel, puisqu'elle évite à l'employeur de recourir à de véritables licenciements...

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