Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 19:18

 

Depuis plusieurs mois, les pressions sont telles sur les salariés que nombreux sont ceux qui « craquent ». Pressions de la hiérarchie, charge de travail accrue, détérioration des conditions de ce même travail, climat délétère créé à dessein afin de dresser les salariés les uns contre les autres... bref ! Quand le travail devient souffrance, le corps, ou l'esprit, voire les deux en pâtissent.

 

nivelle.pngDans le même temps, le nombre de salariés qui se voient placés en invalidité permanente ou temporaire explose : rien que pour l'année 2013, cela concerne 54 et 17 personnes, respectivement en invalidité temporaire et en invalidité permanente. Nous n'avons pas les chiffres pour 2014 mais rien ne permet de présumer « que la courbe s'infléchit ».

Une première constatation : ces mises en invalidité touchent des salariés de tous âges, et pas seulement ceux qu'une carrière déjà bien avancée aurait usés avant l'heure de la retraite.

Deuxième constat : ces chiffres atteignent un « record » jamais égalé jusque-là à l'Institut.

On ne peut y voir qu'un lien de cause à effet entre la détérioration des conditions de travail que nous avons déjà évoquée et le nombre très élevé de salariés déclarés inaptes - définitivement ou non - à exercer leur fonction.

Contrairement à ce qui se faisait jusque-là, les salariés en arrêt sont fortement « incités » par la Direction, via leur hiérarchie, à demander une mise en invalidité qui les éloignera temporairement ou définitivement de l'Institut. Les conséquences d'un placement en invalidité ne sont pas anodines pour ceux qui en font l'expérience, puisque, s'ils continuent à être payés en touchant des indemnités, ils verront le montant de leur retraite amputé du fait d'un système de cotisations différent. Plus le temps d'invalidité est long (et à fortiori s'il est permanent), moins le montant de sa retraite sera élevé : double peine !

Par ailleurs, le nombre élevé d'invalidités provisoires par rapport aux invalidités permanentes, ne doit pas occulter une réalité dont les salariés ne sont pas toujours conscients : une personne placée en invalidité provisoire peut se voir à tout moment retirer ce statut. Si entre-temps, elle a par méconnaissance cédé aux « amicales » sollicitations de son employeur, et rompu son contrat de travail, il ne lui restera plus que les yeux pour pleurer lorsqu'elle sera forcée de reprendre le travail ; elle devra, en tout état de cause, aller en chercher ailleurs.

 

L'institut expérimente ainsi un moyen innovant et discret de réduire les effectifs !

Partager cet article
Repost0

commentaires