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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:35

 

Le 26 avril 2010, en réunion de négociation, la Direction a avancé l'idée d'un prochain accord portant sur le droit de grève et le service minimum.

A la manière du batelier qui sonde la vase avant d'avancer, la Direction propose rien moins :

 

  • que deux jours de trêve entre le dépôt de préavis (cinq jours) et l'appel effectif des salariés à la grève par tout syndicat. Soi-disant pour permettre jusqu'au bout la négociation. Mais, sous couvert de ce voeu pieu, il s'agit bien évidemment de saper l'organisation de la grève par les salariés puisque ceux-ci seraient contraints de perdre quarante-huit précieuses heures à négocier on ne sait quoi avec une Direction n'ayant subi aucun rapport de force et surtout ayant déjà acculé les salariés à la seule arme dont ils disposent : celui de cesser leur travail.

 

  • Que l'instauration aberrante de paliers de présence effective afin d'assurer un service minimum. (par exemple : 40 % de présence minimum pour 3 jours de grève, 60 % pour 5 jours, 80 % au-dessus de 6 jours..)

 

Au-delà des sempiternels prétextes au « dialogue social », maintien du « service public minium pour ne pas prendre les clients patients en otage », il s'agit encore de réduire et saboter un droit acquis au sortir des plus sinistres heures de notre histoire et consacré par le préambule de la constitution de 1946, préambule toujours en vigueur aujourd'hui !

Ces dispositions, si elles venaient à être sanctionnées par un accord d'entreprise, briseraient dans l'oeuf toute action des salariés visant à se défendre ou à revendiquer des hausses de salaires ou le respect de leurs droits. N'est-ce pas là pour la Direction une belle manière d'anticiper les inévitables réactions qui accueilleraient la mise en oeuvre de ses plans sociaux plus ou moins bien déguisés ?

 

Plus qu'un management d'un autre âge confinant au dogmatisme, c'est bien là la déclinaison d'une certaine idéologie, qui, de Matignon à Bergonié, n'a de cesse de poursuivre les mêmes buts : réduire les droits des salariés à la portion congrue, annihiler la fonction publique, saccager l'Hôpital en privatisant tout ce qui peut l'être

 

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