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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 21:05

 

Voici l'histoire édifiante d'un salarié embauché à l'Institut depuis 1986 : ayant travaillé dans le service de radiothérapie pour la fabrication des caches personnalisés pendant plusieurs années dans des conditions sanitaires peu enviables. Puis il a été affecté en 2007 dans les étages d'hospitalisation en tant que brancardier où il tourne sur un horaire de 35 heures par semaine, perdant ainsi la totalité de ses jours RTT. Horaire illégal, puisqu'il n'existe pas dans l'accord de la réduction du temps de travail du 26 novembre 1999, seul valable à ce jour.

 

Nous avions déjà alerté la Direction sur la situation de ce salarié, et nous sommes vu répondre que si celui-ci voulait retrouver ses 22 jours de RTT annuels, il n'avait qu'à candidater lorsqu'un poste se libérerait.

C'est donc ce qu'a fait, et ce à plusieurs reprises, notre collègue : candidatures à chaque fois rejetées sous des prétextes fallacieux: tantôt le courrier n'avait pas été adressé au « bon cadre » (alors que, et nous le lui avions précisé, tout courrier doit être adressé au Directeur de l'Institut, selon le code du travail), tantôt il avait été « perdu » et retrouvé tardivement dans le dédale des bureaux de l'administration, ou encore envoyé « hors délais »...

 

Sur notre conseil, notre collègue a demandé un entretien avec le Directeur adjoint pour examiner sa situation, lequel Directeur n'a pas daigné le recevoir et l'a dirigé vers la Directrice des Ressources « Humaines » [sic !], qui lui a finalement accordé un rendez-vous ... plus de trois semaines après !

Le jour fatidique arrivé, et alors qu'à sa demande nous l'accompagnions à ce fameux rendez-vous, nous rencontrâmes une DRH ignorant totalement son histoire et ses problèmes, nous annonçant d'emblée qu'elle était pressée et n'avait pas le temps de voir cela de près ; en somme circulez, il n'y a rien à voir !

Imaginez la détresse de notre collègue au sortir de cette pseudo-entrevue, son sentiment de ne pas être à ce point mal considéré par sa hiérarchie, de ne pas « compter » !

 

Comment peut-on traiter si cavalièrement un salarié, en le faisant attendre ainsi des semaines pour l'expédier en deux minutes, sans même écouter ses doléances pourtant tout à fait légitimes ? Cela fait-il partie des nouvelles stratégies de « management » que l'on veut promouvoir à l'Institut ?

 


 

La CGT Bergonié rappelle à la Direction que le fait d'imposer un horaire de 35 heures est illégal à l'Institut, qui de fait l'exclut de certains accords comme celui concernant le Compte Epargne Temps, qui permet aux salariés de l'établissement de mettre de côté des jours de RTT non pris en cours d'année. Les accords signés concernent tous les salariés, notre infortuné collègue doit donc disposer des mêmes droits que les autres salariés.

 

Pourquoi tant de mauvaise volonté de la part de la Direction vis à vis d'un salarié à la conscience professionnelle irréprochable? Jusqu'à quand refusera-t-elle de lui rendre justice, alors qu'il suffirait pour cela d'allonger son temps de travail journalier de quelques minutes?

 

Précisons que notre collègue s'appelle...Kader Redallah. Une regrettable coïncidence sans doute...

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