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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 00:00

 

CFE cgc monstres jpeg

Vous avez sans doute eu récemment entre les mains la « Lettre d'information » du syndicat Force Ouvrière datée du mois de septembre.

Il y est fait mention en première page des « élus FO/CGC » : pour notre part, nous n'avons guère été surpris par cette hybridation syndicale pour le moins inédite.

En effet, lors des diverses réunions au cours desquelles interviennent les représentants syndicaux, nous n'avons pu que constater la convergence de vues des syndicats FO et CFE-CGC, convergence qui s'éloigne peut-être un peu trop souvent de l'intérêt de tous les salariés.

 

rantanplan les cerveaux jpegLors de celle des délégués du personnel du 19 juillet dernier, à propos d'une question portant sur l'auto-remplacement et la modification des plannings dans les étages d'hospitalisation soulevée par son syndicat, un élu FO « sans contester l'application de l'auto-remplacement » est allé jusqu'à dire qu'il craignait « que des sur-effectifs temporaires générés par la politique d'auto-remplacement n'induisent une baise de qualité de soins en conduisant les salariés à exercer leur travail sur différentes unités d'hospitalisation », en termes moins jargonnant, qu'avec moins de personnel on obtiendrait un travail de meilleure qualité !

Une gaffe si énorme que la DRH s'est empressée de souligner que c'était bien la première fois qu'elle entendait « une organisation syndicale indiquer qu'un sur-effectif pouvait nuire à la qualité des soins ».

Toujours est-il que ce genre de contresens – ou de lapsus – semble avoir séduit nos collègues de la CFE-CGC, puisque leur sigle apparaît désormais indissociable de celui de FO, ainsi que vous avez pu le constater dans leur dernier journal.

 

Le nouveau cartel s'y entend en tout cas pour prendre le train en marche, ou plutôt pour s'attribuer tout le mérite du travail syndical effectué par d'autres. A les lire, ce sont « les élus FO et CFE/CGC » qui ont protesté contre les contrôles médicaux abusifs dont certains salariés ont eu récemment à faire les frais, occultant simplement que la CGT n'a pas attendu le CE du mois d'août pour porter cette question à l'ordre du jour, puisque dès la réunion des du 19 juillet, nous avions évoqué le cas d'une salariée dont la bonne foi avait été mise en doute par sa hiérarchie lors d'un arrêt maladie. Voici la question :

 

Mlle XXXX travaille à l'Institut depuis de nombreuses années (1997), et a toujours montré beaucoup de sérieux dans son travail (« irréprochable » selon son ancien chef de service).

Or, depuis des mois, MlleXXXX  subit de la part de sa hiérarchie ce qu'il faut bien appeler du harcèlement : remise en question de la qualité de son travail, interrogations sur son emploi du temps, remarques, etc …, et cela de manière incessante.

Dernier exemple en date, Mlle XXXX a été mise en congé maladie à la suite d'une intervention chirurgicale subie le 19 juin et qui l'a laissée dans un état de fatigue qui a nécessité cet arrêt. Quelques jours plus tard, à la demande de la Direction de l'Institut (pratique qui commence à devenir fréquente), un contrôleur a été mandaté par la Sécurité Sociale pour vérifier le bien-fondé de son arrêt de travail. Mlle XXXX se trouvait à ce moment-là chez le médecin (nous détenons le justificatif de ce rendez-vous et la coïncidence de la date et de l'heure du contrôle), ce qu'elle a pu expliquer l'après-midi même au contrôleur qui l'a contactée par téléphone.

Nous condamnons avec la plus grande énergie ces pratiques de harcèlement et de méfiance à l'égard des salariés etc ...

Nous demandons à la Direction de mettre un terme à ces pratiques qui ont cours dans certains services, ainsi que nous l'ont rapporté plusieurs salariés.

Nous mettons la Direction en garde contre de tels procédés qui nuisent à la santé psychologique des salariés et peuvent les pousser aux dernières extrémités.

 

Nous avons réussi à convaincre la Direction de lui restituer la retenue sur salaire qu'elle lui avait infligée (400 €, soit un tiers de son salaire !).

 

FO et la CFE-CGC se sont donc bien contentés de prendre le train en marche.

Ce genre de procédé, que l'on ne peut que qualifier de récupération, n'est pas nouveau : nos camarades voudraient-ils redorer leur blason, quelques mois avant les prochaines élections professionnelles, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 00:00

Dawn-Of-The-Dead-best-zombie-filmL'accord d'entreprise portant sur le groupement d'employeurs n'a pas disparu, contrairement à certaines rumeurs infondées.

Depuis un an, la CGT poursuit le combat au Tribunal de Grande Instance pour son annulation ainsi que pour celle des deux autres accords (la GPEC portant en germe la suppression d'emplois (déjà à l'œuvre en hospitalisation chez les brancardiers – 7,5 au lieu de 13, les ASH – 2 au lieu de 3 le week-end par étage, l'entretien – une vingtaine supprimés, les laboratoires ...) et l'accord sur la réorganisation du temps de travail, que la Direction a également commencé à appliquer avec le recours à l'auto-remplacement et la modification illégale des horaires. Tout cela sans attendre le verdict des juges...

 

La requalification du GENSEMS (Groupement d'Employeurs pour de Nouveaux Emplois Sanitaires Médico-Sociaux , groupement d'employeurs d'origine) en GEIQ (Groupement d'Employeurs Insertion et Qualification) ne doit pas faire illusion : le GEIQ permet en réalité d'utiliser du personnel censé venir se former sur des postes occupés normalement par des titulaires. Ainsi, nous avons vu comment des personnes issues de ce groupement, envoyées à l'Institut en formation d'aide-soignant, se sont vues employées sur des postes d'ASH, ce qui permet à la Direction de supprimer des postes pérennes et en même temps d'utiliser du personnel peu rémunéré.

 

Le GEIQ concerne de nombreuses catégories socio-professionnelles, ce qui veut dire que les infirmiers, les assistantes médicales, les diététiciennes, les responsables qualité, parmi bien d'autres, rentreraient dans ce cadre.

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 21:32

 

La réunion de négociation qui a eu lieu le lundi 10 septembre devait porter sur deux points principaux : la mise en conformité avec un accord national concernant l'égalité hommes/femmes et l'ouverture de discussions avec la mairie de Bordeaux afin d'examiner la possibilité pour les salariés de l'Institut ayant des enfants en bas âge d'accéder à une crèche.

Avant même d'entamer les négociations sur ces deux sujets, la CGT a souhaité mettre à l'ordre du jour la question de l'accord sur la gratuité des repas que la Direction s'était engagée à résoudre dès le mois de septembre.

Petit rappel des faits : un accord local a été signé au printemps dernier, mettant en place la gratuité des repas pour tout le personnel travaillant les samedis, dimanches et jours fériés. Jusque-là, seules quelques personnes – cuisiniers (droit conventionnel), personnel de nuit, brancardiers de garde, standardistes ( le week-end) bénéficiaient de cette disposition. L'accord permettait de l'élargir à d'autres catégories travaillant les samedis, dimanches et les jours fériés (comme les infirmiers-ères et ASH).

 

Mais il est apparu qu'en officialisant cette mesure dans un accord d'entreprise, il devenait obligatoire, pour les salariés et l'employeur, de payer la cotisation aux URSSAF et de déclarer aux services fiscaux cet avantage en nature (pouvant représenter jusqu'à 800 € par an), qui devenait alors soumis à l'impôt, contrairement à ce qui se faisait jusqu'alors.

Cela constituait donc un recul pour les salariés qui bénéficiaient déjà de la gratuité des repas. La CGT avait soulevé ce problème au mois de juin et de juillet et interpellé la Direction lors de réunions des Délégués du Personnel.

Nous avions aussitôt suggéré plusieurs pistes permettant de compenser le préjudice subi, comme une prime d'exercice, un complément de salaire etc...

 

 

courage fuyons02

La Direction avait pour sa part proposé de dénoncer tout simplement l'accord, ce qui aurait exposé les salariés concernés (et l'Institut lui-même, mais cela n'a pas eu l'air d'inquiéter notre Directeur), à un redressement fiscal, ainsi que cela s'est produit au Centre Curie de Paris il y a quatre ans.

Souhaitant revenir sur cette question, les délégués CGT ont assisté à une « sortie » de la Direction, qui, sous un prétexte n'ayant rien à voir avec le sujet, a tout simplement quitté la table des négociations, mettant par là fin à la réunion !

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:15

Lors de la dernière réunion du comité d'entreprise, la Direction nous a annoncé le transfert de la chirurgie thoracique au CHU. La CGT Bergonié s'oppose à cette politique qui consiste à vider l'Institut de ses activités. Car diminution ou transfert des activités signifie forcément appauvrissement des ressources de l'Institut et suppression de postes. Quant à l'externalisation, la Direction continue à la privilégier, comme en témoigne l'attribution des tâches d'entretien du nouveau bâtiment Duluc et certains endroitsdu service d'hospitalisation classique, ainsi que certaines activités de maintenance, à des sociétés privées. Notre Direction ferait peut-être bien de méditer sur le cas de certains Centres qui, ayant fait le choix de l'externalisation, constatent aujourd'hui qu'elle leur coûte bien cher, et entendent « réinternaliser » les secteurs concédés au privé (décision annoncée lors de la réunion paritaire à la Fédération le 10 mai, à laquelle nous avons assisté).

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 08:57

Lors de la dernière Commission Nationale Paritaire à la Fédération Nationale des centres, la CGT est de nouveau montée au créneau pour la défense des salariés dans les sujets portés à l'ordre du jour : l'évolution des salaires minimum conventionnels, l'évolution de la Convention Collective Nationale et enfin certaines propositions émanant des organisations syndicales.

– Evolution des salaires minimum conventionnels : malgré la demande de rattrapage salarial des organisations syndicales, compte tenu de la perte avérée du pouvoir d'achat, la Fédération a royalement proposé 0,5% d'augmentation, proposition « non négociable » car les représentants de la Fédération étaient mandatés pour ne pas aller au-delà. L'enveloppe globale consacrée aux augmentations s'élevant à 5 millions d'euros pour l'ensemble des
centres pour l'année 2012, ne pouvait être dépassée.

Par ailleurs, le déblocage de cette enveloppe n'aurait pu avoir lieu, dans le cas où un accord aurait été signé, qu'à partir du mois d'août. Un rapide calcul a permis à la CGT de voir que , à raison de 0,5% d'augmentation, l'ensemble de la somme ne pourrait être distribuée d'ici la fin de l'année. La Fédération n'a pu que reconnaître cette évidence, et après une interruption de séance, a proposé de distribuer le reliquat sous forme de prime à hauteur de 70 euro pour chaque salarié. Ce geste n'est pas la hauteur des attentes légitimes des salariés qui doivent faire face - sans moyens humains supplémentaires - à un surcroît d'activité dans nos établissements.

La CGT a revendiqué une prime de 500 € pour chacun au vu des moyens dont disposent les Centres.


– Evolution de la Convention Collective : concernant ce deuxième point, une loi avait été votée par le parlement en 2007 pour donner les mêmes droits aux personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité (PACS) qu'aux personnes mariées. La Fédération doit tenir compte de cette loi et l'intégrer dans la Convention Nationale des Centres. Cela concerne par exemple les jours de congés attribués dans le cadre de décès et de mariages des ascendants ou des descendants. Cette transposition de la loi fera l'objet d'un avenant à la Convention Collective. Contrairement à ce que l'on a pu entendre, il ne s'agit que de l 'application de la loi et non d'un « cadeau » quelconque que l'on ferait aux salariés. D'autre part et cette fois dans la catégorie « reculs sociaux », la Fédération a abordé l'application d'une modification du Code du Travail portant sur les périodes d'essai. Ces dernières ont été rallongées pour toutes les catégories à l'exception de la position 7.


– Propositions émanant des organisations syndicales : parmi celles qui ont été abordées, l'élaboration d'un accord permettant aux salariés âgés de 55 ans qui le souhaitent de réduire leur temps de travail en bénéficiant d'une bonification. A l'Institut, un accord semblable avait été proposé l'année dernière mais il comportait beaucoup d'inconvénients pour les salariés. La CGT Bergonié a donc mis en avant les points négatifs (qui figurent dans un article de notre journal n° 37 daté du 20 septembre 2011, consultable sur le blog de la cgt Bergonié) et demandé à la Fédération d'en tenir compte dans l'élaboration du projet. A L'INSTITUT, REPRISE DES NEGOCIATIONS SUR CET ACCORD Lundi 2 juillet, la Direction a justement remis sur la table ce projet d'accord. Il apparaît que le deuxième mouture est encore plus négative pour les salariés qui pourraient en « bénéficier » que la première. Qu'on en juge seulement ! L'accord prévoit que « les salariés à temps plein âgés de 55 ans révolus qui le souhaitent pourront réduire leur temps de travail selon les modalités suivantes : Deux taux d'activité réduite bonifiés sont identifiés :
– 50% payé 55%
– 80% payé 83% »
Signalons que « l'entrée dans le dispositif est irrévocable » (le salarié ne pourra pas revenir sur sa décision), et qu'il s'engage « à ne pas rechercher ni à fortiori exercer d'emploi sur le temps partiel libéré ». Présenté comme s'inscrivant dans un dispositif visant à réduire la pénibilité du travail des salariés âgés, cet accord ne répond absolument pas à leurs attentes. En effet , si la pénibilité du travail est  ressentie comme augmentant avec l'âge par tous les salariés, qui pourra se permettre de choisir un temps partiel si peu attractif au point de vue de la rémunération, tout en s'engageant à ne pas rechercher d'activité complémentaire pour compenser la perte de salaire? Certainement pas ceux , et ils sont les plus nombreux, dont le salaire à temps plein suffit à peine !! En outre, le personnel à hauts salaires comme les médecins et les cadres, qui pourraient être intéressés par ce dispositif, doivent être alertés sur l'impact très négatif que la baisse de rémunération pendant plusieurs années aurait sur leur pension de retraite.
Chose surprenante, sur le plan du suivi de l'application de l'accord, il est prévu que certains représentants habilités à intervenir habituellement – les délégués du personnel et les délégués syndicaux – soient purement et simplement dessaisis de cette prérogative ! Nous ne pouvons que nous interroger sur cette disposition qui privera les salariés des conseils et de la défense que peuvent leur apporter ces représentants. Encore une fois, la Direction entend introduire une disposition néfaste qui figure dans l'accord plus général intitulé GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences).

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 02:42

 

Les restructurations récemment effectuées dans les services d'hospitalisation, du magasin et de radiothérapie ont concerné les personnels ASH et brancardiers.

Ceux-ci ont vu leurs roulements et leurs horaires modifiés, ce qui a entraîné une diminution conséquente de leurs revenus, allant jusqu'à 1600€ par an pour certains d'entre eux. Inutile de dire que la prime concédée par la Direction ne compense en rien cette perte.

La réduction du nombre de ces salariés entraîne également une surcharge de travail pour le personnel restant en place, en particulier ceux travaillant le dimanche et les jours fériés.

Beaucoup d'entre eux se voient imposer des modifications fréquentes de leurs roulements, horaires ou congés, ou sont appelés à leur domicile pour « s'auto-remplacer ». La CGT Bergonié conteste ces méthodes de management qui sont très mal vécues par les salariés car elles génèrent une désorganisation de leur vie familiale et sociale. Nul doute que la Direction souhaite une généralisation de ces pratiques à toutes les catégories socio-professionnelles : nous nous y opposons catégoriquement !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 02:39

 

Au cours de la réunion des Délégués du Personnel du 26 avril dernier, nous avons interpellé la Direction au sujet de la prime exceptionnelle qui doit être versée prochainement dans le cadre du rattrapage du pouvoir d'achat.

En effet, seuls les salariés positionnés en B, C et D sont concernés par l'attribution de cette prime au motif que leur situation matérielle s'est particulièrement dégradée au cours des dernières années, ce qui est tout à fait exact. C'est la raison pour laquelle nous avons signé l'accord d'entreprise qui fixe le versement de la prime à fin mai.

Néanmoins, la CGT Bergonié estime que les salariés classés de E à H doivent eux aussi bénéficier de cette prime afin de pallier les difficultés qu'ils rencontrent du fait de l'augmentation des prix et des services, qui n'est pas compensée par des augmentations de salaires.

C'est d'ailleurs pour l'octroi d'une prime étendue à tous les salariés classés de B à H que nous nous sommes prononcés depuis juin dernier, portant cette revendication lors de chaque rencontre avec la Direction.

Jusqu'à présent, celle-ci a refusé de nous entendre.

Nous pensons que des méthodes qui visent à diviser les salariés en versant des primes « à la carte » (ce qui se passe pour les médecins et les cadres, dont les primes sont variables ou comme ici, en opposant des catégories les unes contre les autres), nuisent au bon fonctionnement de l'Institut en mettant les salariés en concurrence.

Nous sommes pour notre part favorables à une augmentation générale des salaires, à la forfaitisation des primes à taux plein pour les cadres et les médecins et à la généralisation d'une prime de 1400€ pour tous les personnels de B à H.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 02:36

 

La mode est au détricotage des services d'hospitalisation classique, au profit de l'Hospitalisation A Domicile (HAD), présentée comme la nouvelle panacée pour les patients.

Les récents déboires de l'HAD à l'AP-HP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) ont de quoi nous alerter sur la viabilité de ces structures de soins elles-mêmes et sur la prise en charge des malades.

En effet, comme nous l'apprend le « Canard Enchaîné » du 18 avril dernier, les responsables du secteur HAD à l'AP-HP viennent de recevoir des consignes visant à refuser la prise en charge en HAD des « patients pour lesquels les soins durent plus d'une heure 30, ceux devant bénéficier de relais SSIAD, les patients grabataires ou dépendants avec des soins de nursing pour lequel il faudra mobiliser des Aide-soignant(e)s ou des Auxiliaires de Vie ».

En cause, un « déficit en ressources humaines », (ou pour faire court, un manque criant de personnel), et le coût que représentent ces patients encombrants générant un mauvais rapport qualité-prix (car nécessitant des soins lourds et chronophages).

Eh oui, l'Hôpital-Entreprise, ça fonctionne vraiment comme une entreprise ! Pour réduire les coûts de l'hospitalisation classique, on diminue le nombre de lits et le personnel qui va avec, et on vous vend LA solution miracle que les patients appellent de tous de leurs vœux (c'est du moins ce qu'affirme Notre Directeur, comme il l'a fait encore le 10 avril 2012 lors de la dernière réunion de concertation sociale à paris) : la HAD, ou comment tout est mieux (et surtout moins cher) à la maison. Soins, traitements, effets secondaires, l'HAD s'occupe de tout ! Et quand, victime de son « succès », comme à Paris, elle ne peut plus répondre à toutes les demandes, par manque de moyens humains et financiers, les malades fortunés peuvent s'offrir une ou deux infirmières à domicile, tandis que les autres se débrouillent avec leur famille, s'ils en ont une...

Le développement de l'HAD, qui concerne également l'Institut Bergonié, à travers la convention signée avec Bagatelle et Robert Piquet, sert de prétexte pour diminuer les effectifs des établissements publics de santé et, sous couvert de répondre aux désirs des malades, permet de pallier la baisse des moyens qui sont alloués à ces établissements (signalons qu'une diminution de l'enveloppe accordée aux centres de lutte anti-cancéreux de l'ordre de 12 millions d'euros est prévue pour 2012).

Lorsque les postes en hospitalisation classique auront été supprimés au profit de l'HAD, avec tous les inconvénients que cela implique pour les patients (nous avons été à plusieurs reprises interpellés par des personnes en grande détresse physique et morale, devant repartir à leur domicile après une intervention ou un traitement lourd), ne restera plus qu'à se retrancher derrière le manque de moyens humains et financiers dont souffrira forcément l'HAD, comme en témoigne l'exemple de l'AP-HP, pour en exclure les patients « non rentables ».

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 00:35

louve rome

 

La CGT défend le principe d'une mutuelle de qualité accessible à chacun. Depuis plus d'un an, elle demande à la Direction de prendre en charge à 100% la mutuelle des salariés. En effet, en raison de leurs faibles revenus, de plus en plus de personnes éprouvent de réelles difficultés à régler leur adhésion.

Le désengagement progressif de la Sécurité Sociale et les dépassements d'honoraires les laissent donc dans une situation sanitaire précaire, qui peut générer une situation sanitaire collective dégradée.

La CGT Bergonié a connaissance de salariés titulaires dont le salaire mensuel ne dépasse pas 514€ par mois, alors qu'ils sont à l'Institut depuis plus de 8 ans. La loi prévoit que l'employeur doit prendre en charge à 100% les mutuelles des salariés dont les cotisations dépassent 10% de leur revenu … c'est donc le cas de ces salariés !

Alors que notre établissement bénéficie d'exonérations de charges et que notre budget est plus que confortable, nous demandons instamment à la Direction de respecter les lois votées dans ce pays.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 08:00

mord la queue

En constituant un pool de brancardiers qui ne sera pas en permanence dans les étages, la Direction a fait d'une pierre deux coups : elle les a isolés du reste du personnel de l'hospitalisation et en a profité pour externaliser les tâches qu'ils effectuaient le week-end.

Elle poursuit également l'externalisation du nettoyage en l'étendant à la nouvelle construction de la rue Duluc.

C'est autant de postes relevant du secteur logistique qui disparaissent ou ne seront pas créés dans ce secteur où déjà plus de quinze postes ont été supprimés depuis quelques mois.

D'autre part, les horaires en 7h 30 gagnent du terrain, au mépris des accords de 1999. Cette généralisation des 7 h 30 que démentaient FO et la CFE-CGC est bel et bien en train de se mettre en place au détriment des salariés.

Notre Bon Directeur lui-même sort de sa tour d'ivoire pour parcourir les services hospitalisation et prêcher la bonne parole, à savoir tout le bien qu'il pense de l'hospitalisation à domicile. En quelque sorte : sciez la branche sur laquelle vous êtes assis ! Car la baisse progressive de l'administration de chimio en hôpital de jour et en hospitalisation classique, que favorise la convention signée avec l'HAD de Bagatelle, aura forcément des conséquences sur les emplois à tous les niveaux, comme cela a déjà commencé pour les catégories dont nous venons de parler et pour la logistique.

C'est pour s'opposer à cette tendance que la CGT conteste les accords signés et défendus par les autres syndicats.

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