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Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:02

 

Notre syndicat réclame depuis toujours la prise en charge par l'Institut de la mutuelle obligatoire à 100% pour tous ( demande qui figure dans les sujets de négociations proposés par la CGT pour 2010 et 2011). La Direction a fait un pas dans ce sens, puisque lors d'une réunion récente du CE, elle a accepté de faire un effort en faveur des salariés les plus fragiles, à savoir les contrats aidés et le personnel travaillant à temps partiel non choisi, en augmentant sa participation aux cotisations.

Au vu du désengagement progressif de la Sécurité Sociale dans les dépenses de santé, à l'obligation de recourir à des mutuelles ou assurances pour compenser ce désengagement, et à l'augmentation des tarifs de ces dernières, il est impératif que l'Institut prenne en charge l'intégralité des dépenses liées à la mutuelle, afin de maintenir le droit pour tous à se soigner.

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:00

 

Depuis plusieurs mois, la Direction cherche à restructurer les services des étages et à favoriser des alternatives à l'hospitalisation classique (comme l'hospitalisation à domicile et la chirurgie en ambulatoire) : elle a pour cela commencé par les brancardiers et les ASH, dont elle souhaite réduire le nombre. Elle a fait un appel à candidature en direction du personnel concerné par ces suppressions de postes afin de redéployer un certain nombre d'entre eux vers les services cuisine et magasin. Le nombre de postes proposés est inférieur à celui des postes amenés à disparaître dans les étages : sur onze postes de brancardiers, seuls quatre seraient maintenus dans un pôle centralisé, trois autres seraient éventuellement affectés s'ils le souhaitent au magasin. Quid des quatre restants?

L'incertitude demeure également pour les ASH pour lesquelles rien n'est encore arrêté.

Tout ceci a généré depuis plusieurs mois des inquiétudes chez les salariés quant à leur avenir, et beaucoup de stress, comme en témoignent les nombreuses demandes de soutien qui nous ont été adressées. Nous avons donc relayé à plusieurs reprises ces inquiétudes auprès de la Direction.

 

La CGT Bergonié,opposée à toute restructuration conduisant à des suppressions de postes, a peut être infléchi la position de la Direction puisque celle-ci nous a annoncé jeudi 24 octobre qu'aucun salarié ne serait affecté à la plonge centralisée ni au magasin sans son accord, et qu'aucun ne perdrait son emploi ni son poste. Nous signalons au passage que les CDD de plus de 18 mois sont titulaires de fait.

La CGT prend acte de toutes ces promesses et demande à la Direction d'embaucher du personnel supplémentaires pour faire face à l'ouverture de la plonge centralisée, ainsi que trois personnes au magasin, afin de retrouver l'effectif qui existait en 2004.

Quant aux horaires, le personnel des étages est très attaché à ses roulements, pour l'obtention desquels il avait consenti des sacrifices en matière de salaire.

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:43

Mardi 11 octobre, les salariés de Bergonié se sont largement mobilisés pour défendre leurs emplois, puisque en ajoutant aux grévistes ceux qui ont également débrayé une partie de la journée, le taux de participation a dépassé de beaucoup celui de mai dernier (revalorisations salariales et changement de catégorie).

Une fois de plus, le nombre faisant la force, une délégation composée de représentants de la CGT et de grévistes non-syndiqués a pu se faire entendre de la Direction, et exposer ses doléances :

 

  • Pas de restructuration / suppression de postes

 

Le transfert d'acti vités vers d'autres établissements menace de rogner l'activité hospitali sation de Bergonié,  et d'amener111019 - Greek Phalanx[1] peu à peu à une suppression de postes afférents, en premier lieu ceux des A.S.H, des brancardiers, des agents d'entretien, etc. Pour ceux qui ne seraient pas frappés dans un premier temps, la réduction des effectifs impliquerait des modifications de roulements pour le personnel restant, roulements qui avaient pourtant été acquis lors des négociations sur la réduction du temps de travail le 26 novembre 1999. Un recul social de plus de dix ans ! Si la Direction, par l'une de ses habituelles pirouettes rhétoriques, nous assura la main sur le cœur que « tout ce qu'[elle fait] n'est que pour le bien de l'Institut, et que si rien n'est fait, il aura des difficultés », il n'en demeure pas moins, rétorquâmes-nous, que les transferts de la stérilisation au C.H.U, de la chirurgie O.R.L à Saint-Augustin, de 40 % de la TEP, 40% de la TOMO, 40% de l'IRM à d'autres cliniques sous forme de G.C.S, de l'entretien de plusieurs bâtiments à la société Veolia, de la maintenance à Dalkia etc. ont de quoi laisser sceptiques. En réponse à ces arguments, la Direction se fendit d'un lapidaire « Vous faites peur aux salariés !

 

 

  • La mise en place d'un calendrier pour le changement de niveau de tous les salariés

calendrier-republicainAinsi que nous le demandons depuis le début de l'année, nous souhaitons que soit mis en place le plus rapidement possible un calendrier pour le changement de niveau de tous les salariés.

La Direction, d'accord pour ouvrir des négociations au printemps dernier, semble avoir oublié cette promesse, puisque rien ne se passe au niveau local. Il fallait donc recourir à des négociations fédérales au niveau national.

Comme nous vous l'annoncions le mois dernier dans ce journal, ces négociations fédérales, initiées sur l'insistance de la C.G.T, furent entendues par la Fédération qui se propose de parvenir, avec tous les syndicats, à un accord d'ici à avril 2012. Naturellement, les salariés bénéficieront de dispositions d'autant plus favorables qu'ils auront réussi à démontrer, par leur mobilisation, l'ampleur de leur détermination à obtenir ce qui leur revient de droit.

 

 

  • Une prime de 1400 € pour les catégories de B à H réponse le 24 octobre

Lors trasor12de différentes réunions, la C.G.T n'eut de cesse de réclamer à la Direction l'instauration d'une prime de 1 400 € pour les salariés de B à H. Nous l'avons jus tifiée par le fait que ces s alariés n'en ont aucune,  alors que les cadres en ont déjà une de 1 600 € , et les médecins de 2 600 €, ce, chaque année depuis plusieurs années lorsqu'elle est attribuée à taux plein.

La « prime d'intéressement » de 150 €, du mois de juin, concernait quant à elle tous les salariés.

 

 

  • Pour une mutuelle de santé prise en charge à 100 % par l'Institut !

Puisque bien souvent la maladie frappe sans discernement, le fondement de la solidarité et de notre nation moderne impose que les bien-portants allègent en partie les malheurs des maladesantés, en participant à la protection commune par un système de santé efficace. Pourtant, depuis neuf ans que l'UMP est au pouvoir, les salariés, qui cotisent une partie de leur rémunération pour f inancer la Sécurité Sociale, voient leurs soins dentaires et ophtalmologiques très mal pris en charge, leurs médicaments de moins en moins remboursés, et de nouvelles franchises lorsqu'ils doivent être hospitalisés. Cette situation est inacceptable, car elle oblige tout le monde, pour être assuré contre le risque de l'aléa sanitaire, à recourir à une mutuelle complémentaire ou à une assurance. Or ces organismes, facultatifs, sont de plus en plus chers, puisqu'ils ont à pallier le désengagement de la Sécurité Sociale, et tout le monde ne peut pas se les payer. On en arrive à des situations absurdes où, faute de moyens, des malades ne vont pas consulter leur généraliste ou leur dentiste avant d'y être contraints par un état vraiment grave. Ce qui, non seulement est dangereux pour les malades, mais en plus paradoxalement plus coûteux à long terme pour la Sécurité Sociale. Une carie enlevée dès les premières douleurs est tout de même plus souhaitable et plus économique qu'une dent dévitalisée et couronnée.

A Bergonié, notre mutuelle (Myriade), obligatoire, a augmenté de 8 % l'an passé. Pour 2012, on annonce encore + 7 %. Vis à vis des salariés les plus modestes comme des classes moyennes, c'en deviendrait insupportable s'ils avaient à faire face à ces augmentations.

Devant notre détermination, la Direction a proposé de procéder à des négociations avec la mutuelle Myriade pour améliorer les prestations tout en gelant l'augmentation de 2012. Si c'est un premier pas, nous n'entendons pas en rester là, puisque, à l'instar de ce qui se pratique dans de nombreuses grandes entreprises de la taille de l'Institut, nous voulons la prise en charge à 100 % de la mutuelle par l'Institut.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 23:01

Les temps sont durs, mais pas pour tout le monde : en effet, depuis quelques jours, le bureau de Notre Directeur Bien-aimé fait l'objet d'une rénovation complète incluant les services d'une décoratrice, la réfection de larges baies vitrées, etc.  Car aucun effort ne doit être ménagé pour le bien- être de « l'homme aux multiples casquettes » qui nous fait l'honneur de quelques heures de présence par mois.

bureau à cyclindre

 

 

 

D'aucuns apprécieront ces fastueuses dépenses pou r celui q ui, il y a peu, déplorait le déficit de l'institut et en appelait à toujours plus de rigueur et d'efficience dans sa gestion !

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 23:01

Nombre de salariés nous ont interpellés ces jours derniers, suite à la parution d'un certain journal qui consacra ses quatre pages à honorer la CGT Bergonié d'un dithyrambe d'une rare amabilité.

 

Malheureusement, nous nous trouvons bien incapables d'adresser en retour des louanges d'un niveau aussi transcendent ; que les lecteurs nous pardonnent donc si nous ne nous contentons que de répondre sur le fond.

 

Concernant l'accord sur le « dispositif de fin de carrière », la Direction proposait que les salariés de plus de cinquante-cinq ans qui le souhaitaient puisssent être employés à temps partiel (60 % du temps plein) pour une rémunération intéressante (70 % du salaire à temps plein).


Nous avons estimé cependant que, sous des atours affriolants, cette mesure a priori favorable n'en cachait pas moins des effets pernicieux et d'indéniables risques pour les salariés.

La CGT a fait remarquer à la Direction que cette mesure allait appauvrir beaucoup de salariés puisque les 30% ou les 20% du salaire manquant réduirait triplement les revenus des salariés concernés, puisque non seulement, ils perdraient cet argent mais en même temps cette baisse de salaire impacterait les pensions de retraite du régime général et de retraite complémentaire ARCOO et AGIRC calculées sur les 25 dernières années d'activité, celles-ci étant souvent les plus rémunératrices; en effet, s'agissant d'un accord local, l'Etat et les caisses concernées n'auraient pas validé la partie manquante comme cela avait pu se faire avant les années 2004.

D'autre part, la prime de départ à la retraite est calculée sur les salaires de la dernière année d'activité, et aurait donc été elle aussi réduite par ce dispositif.

D'autre part, quand on sait les pressions et techniques de management qui peuvent être mises en œuvre dans certains cas, un tel accord aurait grandement facilité des sortes de mises en pré-retraite partielles qui n'auraient pas dit leur nom, de même que, au niveau de la France, la disposition légale instituant la rupture du contrat de travail par accord mutuel a ouvert la voie à de multiples abus.

Contrairement à ce que l'on a pu lire, la Direction avait donc tout intérêt à ce que soit signé cet accord, puisque les concernés étant les salariés en « fin de carrière », elle aurait ainsi pu procéder à de la compression de masse salariale, étant donné que, bien entendu, les salariés les plus anciens dans l'Institut ont une rémunération plus élevée par rapport aux nouveaux arrivants dans les mêmes postes.

 

Fidèle à son seul objectif, la défense de l'intérêt de tous les salariés, la CGT Bergonié, après analyse des propositions de la Direction, présenta des amendements qui auraient permis la prise en charge par l'employeur du manque à gagner pour les salariés. Devant cette demande de garantie pour les salariés, la Direction comprenant que nous n'étions pas dupes, a coupé court aux discussions concernant cet accord.

 

 

On nous reprocha également, en des termes épiques, de mener de basses actions judiciaires à l'encontre des deux autres syndicats présents à Bergonié, aux seules fins de les torpiller en tant que « concurrents ». Cette présentation des événements est tout à fait spécieuse. Si nous devons, en ce moment même, faire appel à la Justice, c'est uniquement pour nous battre afin de sauvegarder l'Institut Bergonié, ses emplois, et la qualité des soins qu'il prodigue. Nous ne sommes pas de chauds partisans de crier au loup à la légère ; mais que l'on en juge : sur les vingt centres anti-cancer que comptait le pays en 2008, il n'en reste plus que dix-huit ajourd'hui, et deux autres devraient fermer leurs portes dans les prochains mois. Insidieusement, la bonne vieille méthode demeure la même : rationaliser, optimiser, (équarrir) la masse salariale par une bonne Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences ; fractionner le personnel entre soignants et logistiques afin de commencer par « sous-traiter » (c'est à dire par se débarrasser de) ce dernier via un « Groupement d'employeurs »2, avant de trancher dans le vif ; pleurnicher l'austérité et les « économies nécessaires » pour ne consentir des augmentations de salaire pas même égales à l'inflation.

 

C'est ainsi que ces deux dernières années, la Direction avait proposé trois accords auxquels nous nous sommes opposés car ils allaient nettement à l'encontre de l'intérêt des salariés. Pourtant, et en dehors de la légalité, puisque nous avons fait valoir notre droit d'opposition, elle s'obstine à commencer à les appliquer, par petites touches et progressivement. C'est pourquoi nous sommes à présents obligés, si nous voulons faire respecter notre bon droit, et avec lui celui de l'ensemble des salariés, d'assigner la Direction au Tribunal de Grande Instance. Que les autres syndicats soient parallèlement convoqués pour que la Justice évalue leur capacité ou leur inaptitude légale à avoir signé ces accords en 2008 n'a donc rien à voir avec une « attaque » ou une quelconque invasion de la Pologne par les panzers de la CGT. Serait-ce trop demander que la Direction cesse de mettre en œuvre des accords nocifs pour le personnel ?

 

2Sont concernés au premier chef : les agents de service, les brancardiers, le service général, le personnel de cuisine, le personnel des archives, les magasiniers, les assistantes médicales, et bien d'autres catégories à moyen terme.

 

méchants

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:37

 

Le 16 septembre 2011 a eu lieu à la Fédération nationale des centres une commission nationale paritaire dont l'objet portait sur la transposition de la loi LMD relative à l'intégration dans la catégorie A de la fonction publique hospitalière des infirmier(e)s et professionnels paramédicaux dont les diplômes universitaires sont reconnus dans cette loi. Bien que cette réforme ne s'applique pas hors de la fonction publique hospitalière, les CLCC ont sous la pression des syndicats, accepté de reconnaître l'« universitarisation » des études en soins infirmiers au grade de licence dont la première promotion sort en 2012 et l'anticiper pour maintenir leur attractivité. D'où l'objet de cette commission paritaire.

Une première proposition portant sur une revalorisation de 1,47 % des RMAG 1 et 2 des paramédicaux du groupe F a été discutée. Sont concernés les IDE, les manipulateurs radios, les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes.

La fédération a refusé tout débat concernant cette proposition qu'elle a mise à la signature pour le mois d'octobre. La CGT a vigoureusement contesté ce maigre pourcentage, d'autant plus que le président de la fédération a récemment annoncé que le groupe UNICANCER avait dégagé un excédent moyen de 4,5% sur l'ensemble des dix-huit centres restants.

Deux autres propositions – le reclassement des infirmier(e)s anesthésistes dans le groupe cadre 1 et le repositionnement des IBODE dans le groupe H – feront l'objet de discussions ultérieures au cours de prochaines commissions paritaires.

 

La CGT enfin entendue ?

 

Une déclaration liminaire a été rédigée pour être lue en début de séance, dans laquelle nous avons évoqué le reclassement de tous les salariés des centres. En effet, nous estimons que, suivant l'impulsion en matière de salaire favorisée par la loi LMD, la grille des classifications de tous les salariés dans l'ensemble des centres, doit elle aussi être révisée et leurs salaires revus à la hausse.

A cette demande, la fédération a répondu favorablement, et a accepté de soumettre aux syndicats dans un délai assez court des propositions dans ce sens. Pour ce faire, une feuille de route sera élaborée et des rencontres régulières auront lieu avec la Fédération afin d'aboutir à des accords satisfaisants au plus tard d'ici le mois d'avril 2012 (!?).

De plus, la fédération s'est également déclarée prête à prendre des mesures spécifiques concernant les médecins des centres.

Nous avons fait savoir à la Fédération que la CGT restera vigilante quant à ces propositions, afin d'éviter qu'elles divisent les salariés de même catégorie ayant les mêmes responsabilités et fonctions, comme ce fut le cas avec la création des RMAG 1 et 2 et des experts, sans oublier les primes à la performance qui individualisent les salaires et mettent en concurrence les salariés (récemment encore, nous en avons eu la preuve avec l'accord signé l'été dernier pour les aide-soignants).

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:00

ag9juin

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 23:01

 

Trois heures de dialogue unilatéral, deux pirouettes, et surtout, pas de cacahuète : tel est le bilan de la dernière réunion paritaire de la Fédération des Centres qui eut lieu à Paris le 11 mai dernier.

 

La Fédération est restée arc-boutée sur ses propositions du 17 mars dernier, à savoir une revalorisation de 1 % pour les catégories B et C. Vraisemblablement uniquement parce que le SMIC les rattrapant, la Fédération se trouve dans l'obligation de les augmenter en conséquence). Au passage, on remarquera que ces catégories se trouvaient en 1999 à + 14 % par rapport au SMIC de l'époque, contre seulement + 4 % aujourd'hui. La revalorisation de 1 % magnanimement octroyée cette année demeure d'ailleurs à nouveau en-deçà de celui du salaire minimum, lequel fut revalorisé de 1,6% au mois de janvier dernier, et doit l'être de 2 % en juillet prochain.

 

chevaliers-teutoniques.jpgPour ces catégories, ce un pour cent de revalorisation salariale équivaut à une progression allant en fonction de la RMAG de 14,30 à 16,40 € par mois1.

 

Vu la peau de chagrin dont on a daigné étoffer le salaire minimum depuis douze ans, on ne peut que convenir du recul indéniable que constituent les conditions de salaires pour les employés de ces deux catégories.

Mais pas de panique, nous rassurent nos dirigeants dans un accès de sollicitude : les autres catégories seront logées à la même enseigne, et elles n'auront guère plus de 0,5 % d'augmentation. Pour une technicienne de laboratoire, cela représente 6,50 € mensuels 2.

De quoi certes couvrir la hausse du Carambar et du lacet de chaussure, mais pas celle du pain, ni de l'essence, du timbre, du café, du billet de train, de l'EDF, ou des loyers.

 

Concernant les aides-soignants, et bien que nous nous fussions escrimés à plaider leur cause en faveur d'un juste passage de leur catégorie en E, notamment en arguant du fait que cela correspondrait à ce qui se pratique dans le service public, la Fédération a catégoriquement refusé de faire un pas en avant, et campe sur ses positions. Même son de cloches pour le corps des infirmiers, des manipulateurs et techniciens de laboratoire pour leur passage en G.

Nous avons longuement argumenté pour que ces derniers bénéficiassent d'une intégration de la réforme L.M.D, exhortant la Fédération à prendre ses responsabilités en appliquant enfin cette loi dans sa totalité et surtout, en n'omettant pas la signification des lettres M et D ! Ainsi, à la bonne soixantaine de salariés d'un niveau BAC +8, s'ajoutent les BAC +3, +4, +5, qui, pouvant entrer dans le cadre de cette loi, doivent voir leur statut reconsidéré et amélioré en conséquence.

A ce titre, nous avons réitéré notre proposition de calendrier échelonné en vue de rehausser le montant de la rétribution de chacun à un niveau convenable.

 

Si le principe de négocier un tel calendrier prévoyant le changement de niveau de chaque catégorie de salariés avait été accepté par la Direction de l'Institut Bergonié, la Fédération, par la voix de l'un de ses directeurs, M Maigne, estima quant à elle qu'en dépit du fait que « l'on pouvait en avoir une conversation », il n'était pas à l'ordre du jour d'aller au-delà de qu'elle consentait à proposer.

 

reiffers de gaulleCar comment expliquer autrement que par une certaine indolence des directeurs de la FNCLCC en matière de dialogue social le fait qu'à richesses croissantes, l'on ne parvienne pas à enrayer la perte de pouvoir d'achat et la dégradation des conditions de vie subies depuis près de douze ans par un lot sans cesse plus nombreux de salariés ?

Permettre à tous ceux qui, de près ou d'un peu plus loin, concourent à la lutte contre les plus terribles fléaux sanitaires de notre pays, de s'assurer un peu plus cette sécurité matérielle sans laquelle toute liberté n'est que discours ; leur offrir, en échange des soins, du professionnalisme, de l'attention et même de la compassion qu'ils prodiguent sans relâche, la juste part de l'augmentation des richesses nationales... cela est non seulement tout à fait possible, mais encore une obligation morale.

Las ! nos propositions, si elles furent certainement « entendues » avec toute l'acuité dont ferait montre un Éric Woerth au sommet de sa forme – c'est-à-dire le regard certes là, mais le volume entrant baissé en pianissimo par un esprit rêvant à quelque plage de sable chaud sur une île paradisiaque aux Seychelles –, elles ne furent toutefois pas « écoutées » avec le minimum de compréhension et de logique que l'on eût été en droit d'attendre de tout interlocuteur digne de ce nom. Vite balayées d'un revers de manche, pressées par une organisation reléguant le temps de négociations impactant tout de même dix-huit Centres à moins de la moitié d'un aller-retour Bordeaux-Paris par le train à grande vitesse (soit en tout et pour tout, trois heures - ! - ), on pouvait avoir le sentiment que les représentants des salariés n'avaient été conviés que pour la figuration légale, tant il était fait peu de cas de leurs arguments comme de leurs propositions.

 

Nul ne peut alors être dupe de cette mascarade que d'aucuns habillent pudiquement en « communication d'entreprise », qui consiste à nous présenter comme une revalorisation salariale ces « 0,5 % [qui] compensent la perte du pouvoir d'achat »3. 

 

6a00e54ef5a3848833010536f70c04970c-320wiCelles et ceux qui, devant changer leur ordinateur inutilisable six ou sept ans après l'avoir acheté 1 300 €, devant prévoir une nouvelle douzaine de bas parce que l'industrie du IIIèmemillénaire refuse toujours (alors qu'elle en est capable!) de tisser des nylons qui ne filent pas dès qu'on les porte, devant arbitrer l'hiver entre bien se nourrir ou bien se chauffer, devant supporter l'étalage et la condescendance de ceux qui, ne s'étant contentés que de naître avec une cuillère en argent dans la bouche, étalent leurs centaines de milliers d'années de SMIC acquises sur le dos des autres et des ressources naturelles en yachts, hippodromes, rollex, limousines à rallonge, hôtels particuliers, ranch, écran plat d'un are tout en faisant la leçon à ceux qui réclament qu'on leur laisse au moins une retraite décente.... sauront-ils apprécier chaque mois à sa juste valeur le réconfort incommensurable de leurs trois kilogrammes de cacahuètes supplémentaires ?

 


1Soit l'équivalent aux prix actuels du marché d'environ trois kilogrammes de cacahuètes.

2Soit l'équivalent aux prix actuels du marché d'environ une place de cinéma. En 2 D.

3dixit la DRH de la Fédération !

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 21:43

 

Mercredi 16 mars 2011, la présidente de l'Ordre Infirmier, Dominique Leboeuf, a été auditionnée à l'Assemblée Nationale à propos de l'avenir de l'Ordre, qui enregistre actuellement un déficit de 10 millions d'euros !

Madame Leboeuf a ainsi présenté une situation urgente pour l'ordre infirmier, le crédit consenti par la BRED (Banque Coopérative du groupe BPCE) arrivant à échéance. S'il n'est pas renouvelé, l'institution se trouvera en cessation de paiement.

Finalement, le 29 mars, au terme d'un débat houleux, les conseillers nationaux ont voté une cotisation s'élevant à 30 € pour les IDE salariés du public et du privé (contre 75 € auparavant). Même montant pour les diplômés de 2010-2011, pour les infirmiers exerçant à l'étranger et pour ceux, retraités ou non, uniquement habilités à exercer à titre bénévole. Les sociétés d'exercice libérales devront toujours s'acquitter d'une cotisation de 150€.

Cette décision est assortie d'une motion de réduction des effectifs salariés de l'Ordre.

La BRED a accepté de prolonger jusqu'à fin juin la ligne de crédit de l'Ordre Infirmier. Afin que celui-ci puisse honorer ses dettes, Dominique Leboeuf appelle les conseillers nationaux à se mobiliser pour augmenter de façon significative durant les deux prochains mois des rentrées d'argent jugées très urgentes. Les départements sont mis à contribution afin de faire rentrer le maximum de cotisations durant cette période, faute de quoi l'Ordre sera en faillite.

 

C'est exactement ce que nous lui souhaitons !

 

ordre inf-copie-1

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 10:17

 

Lors de la réunion paritaire du 17 mars dernier, à laquelle nous avons assisté, la Fédération, après un an de tergiversations utiles à peaufiner sa stratégie allant dans le sens du gouvernement UMP et de sa grandiose loi Hôpital, Patients, Santé & Territoires, a dédaigneusement balayé d'un revers de manche toutes les propositions formulées par les six syndicats représentatifs. Recourant à un ordre du jour réduit à la portion congrue – I. Politique de rémunération ; II. Application de la loi LMD dans les centres.

 

Pour ce qui est des rémunérations, la Fédération, considérant que l'inflation en France est maîtrisée (sans doute aussi bien que les réacteurs de Fukushima), s'apprête très généreusement à octroyer à ses bonnes gens quelque 0,5 % d'augmentation (1 % pour les B et les C ). Ces 0,5 % suffiront bien évidemment à amortir la hausse du coût de la vie. Les sempiternels grincheux qui argueraient que cette année encore, l'augmentation du prix du gaz, des loyers, de l'alimentation, etc. rognent plus vite leur pouvoir d'achat, sont de mauvaise foi : tout le monde sait que le gouvernement va prochainement réduire l'impôt sur la fortune. Ce que les salariés de l'Institut devront débourser en plus pour s'acheter du pain, il le regagneront assurément en brioche sur leur prochain avis d'imposition sur la fortune.

 

Quant à ceux qui, bien que jouissant d'une situation privilégiée en CDI, ne sont même pas fichus d'arborer une Rolex au poignet et de déclarer une villa sur le Bassin, qui se compromettent à tutoyer le seuil de pauvreté, à vivre avec femme et enfants dans une pièce de 20 m² et à choisir une couronne dentaire en acier plutôt qu'en céramique (ce qui est bien moins esthétique), que ne jouent-ils au loto plutôt que de quémander une augmentation d'un salaire déjà somptuaire ?

Avec à peine 1 800 milliards d'euros de PIB en 2010, comment la France pourrait-elle continuer de s'enorgueillir de ses milliardaires qui ont tant fait pour son rayonnement de par le monde, si les manants commençaient à réclamer une part du gâteau proportionnelle à leurs efforts ?

Au fond des yeux, voudraient-ils vraiment que nos Bettencourt, nos Bolloré, nos Dassault, notre CAC 40... se séparent de l'île d'Arros, d'un yacht de soixante mètres, de Corbeil-Essonnes, de 83 milliards d'euros de profits ?

 

Les temps sont durs ; autant qu'ils le soient seulement pour ceux qui ont déjà l'habitude des jours difficiles et des fins de mois douloureuses, nous enseigne donc la Fédération dans son olympienne sagesse.

 

Nous lui avons donc fait remarquer que c'était peut-être un peu abusif, au vu de la situation. Pour nous entendre rétorquer que proposer plus de 0,5 % risquerait de mettre les budgets des centres en difficulté. A quoi nous répondîmes que les centres anti-cancéreux participent d'une mission de service public en soignant les citoyens, et qu'il est du devoir de l'État d'engager les moyens nécessaires aux traitements de sa population et à la rétribution de ceux qui accomplissent ces tâches ô combien exigeantes.

 

 

Nous avons par ailleurs réfuté les allégations d'un DRH de la Fédération soutenant que les centres sont un secteur protégé (par rapport aux autres secteurs de la santé), sous-entendant qu'il fallait donc se contenter de ce qui nous était offert : sans doute les salariés ayant perdu leur travail du fait de l'externalisation ou de la suppression de leur service au cours des dernières années, dans les centres, apprécieront d'apprendre qu'ils font partie d'un secteur protégé. Le passage de vingt centres à dix-huit a d'ailleurs de quoi rassurer sur le degré de protection auquel il faut s'attendre!

 

 

En ce qui concerne les aide-soignants , cela fait maintenant plusieurs mois que la CGT se bat pour faire appliquer l'article 5 inscrit dans l'accord du 8 mai dernier concernant le statut des aide-soignant, et leur passage de l'échelon D à l'échelon E.

La Fédération déploie son savoir-faire reconnu dans l'art de l'enfumage salarial, instituant rien moins qu'une discrimination entre les membres d'une même catégorie, puisqu'elle propose + 1,94 % (soit 21 510 € au lieu de 21 101 €) pour la Rémunération Minimale Annuelle Garantie de niveau 1, et + 5,14 % (soit 22 815 € au lieu de 21 734 €) pour la RMAG 2.

Ainsi, l'aide soignant nouvellement embauché devra travailler cinq ans pour prétendre à l'augmentation de 1,94 % de sa RMAG et dix ans pour une autre de 5,14 % !

 

 

Devant de si décevantes propositions, la CGT a vivement demandé à ce que l'on pensât à toutes ces catégories oubliées depuis 1999, catégories que nous avons énumérées dans nos précédents journaux. Présent à cette paritaire, notre Directeur Général Adjoint opina du chef, geste que tout observateur impartial digne de ce nom eût tôt fait d'interpréter comme un signe irrépressible d'assentiment.

Aussi lui demandons-nous instamment de faire le nécessaire, au niveau local, pour les assistantes médicales, le personnel administratif, les secrétaires, les ASH, les cadres, les médecins, standardistes, cuisiniers, ouvriers, bref toutes les catégories n'ayant pas vu leur statut évoluer depuis douze ans. Ce, d'autant plus que désormais les centres ont toute latitude pour déroger aux directives de la Fédération.

 

Il est donc urgent d'établir un calendrier « maison » intégrant tous ces salariés afin d'organiser leur changement de statut.

 

Concernant l'application de la loi LMD dans les centres pour les manipulateurs, les kinés et les IDE :

le passage niveau licence se fera à partir du 1er juillet 2012 pour les nouveaux diplômés universitaires qui seront embauchés en G.

 

Pour les salariés déjà en poste, le RMAG sera utilisé comme levier de passage :

Par exemple, un IDE « vapé » 1, au lieu du RMAG 1 du F, aurait le RMAG O du G, soit + 4,5%.

Deuxième exemple, un IDE « vapé » 2, au lieu d'avoir le RMAG 2 du F, bénéficierait du RMAG 1 du G, soit 1,5% en plus.

 

La CGT est intervenue afin de souligner que la possibilité d'opter pour une fonction de « cadre » qui est proposée dans la fonction publique n'a pas d'équivalence dans les CLCC, d'où notre réticence à approuver cette transposition. Par contre, une réflexion est menée sur le sujet du passage en catégorie « cadre » pour les IADE et les infirmiers spécialisés.

A notre demande d'intégrer les techniciens de laboratoire dans ce dispositif, la Fédération a réagi par une dérobade : nous ne manquerons pas de revenir ultérieurement sur cette question.

 

 

http://cgtbergonie.over-blog.fr

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