Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:43

 

Aqua nous avons échappé
ou comment, sur le paquebot Bergonié - "que Dieu même ne pourrait couler" - le "Pacha" navigue à vue.

 

 

Parmi les projets grandioses sortis de la casquette de la Direction, figurait l'extension des bâtiments afin de permettre la construction de nouveaux blocs opératoires. Constatant l'impossibilité de monter un étage supplémentaire, une armada d'ingénieurs eut alors un coup de génie : procéder à l'élargissement du dernier étage. Nous aurions donc vu sortir de l'arsenal un véritable paquebot, dont la dernière partie aurait figuré le pont supérieur du Navire-Institut voguant impavide – triste t(r)opique – sur les eaux mouvementées de la lutte contre le Cancer. Un projet magnifique digne des ingénieurs navals les plus audacieux.

Las! Du fond de la cale, le sonar CGT alerta bientôt la passerelle : les fondations existantes seraient-elles suffisamment solides pour supporter un tel ajout, vu la nature instable du sous-sol et la présence d'une nappe phréatique par huit mètres de fond? Bref, le déplacement ne risquait-il pas de devenir par trop important, et le navire ainsi alourdi de finir par talonner, entraînant dans son naufrage le bâtiment tout entier?

De coûteux projets architecturaux, dignes des ingénieurs du Titanic, avaient bien entendu été réalisés avant d'être présentés à l'équipage. Un matelot CGT (Contrôleur des Grandes Tempêtes) émergeant de la dernière marche de l'échelle par le trou d'échappée, tira la corne de brume. Déboussolé, le gyrocompas en rade, le Pacha s'obstina pourtant, mettant en avant la fameuse technique révolutionnaire des "micro-pieux stabilisateurs". (Conf, compte rendu CE 17 Mars 2009)

Mais on apprenait, quelques mois plus tard, l'abandon pur et simple de ce qui était annoncé comme un grand chantier génial, par "défaut d'autorisation administrative".
Il se murmure dans les coursives que ce sauve-qui-peut serait plutôt imputable au principe de précaution sagement pris par l'État-Major. Dommage tout de même d'avoir gaspillé quelques précieuses dizaines de milliers d'euros qui auraient pu être affectés à la solde de l'équipage!

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:42

 

Des primes plus justes

 

En juin 2009, la CGT Bergonié avait demandé à la Direction d'accorder une prime forfaitaire de 1400 € pour tout le personnel non cadre et non médecin. Nous réitérons cette demande, à laquelle la situation financière de l'Institut permettrait de répondre. Par ailleurs, nous demandons toujours que la prime des médecins et des cadres (respectivement de 2600€et de1500€) soit forfaitaire à taux plein. La manière dont elle est attribuée actuellement crée un climat malsain à l'Institut.

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:41

Nous nous sommes engagés à vous communiquer l'utilisation des fonds qui nous ont été destinés par le biais des chèques syndicaux et des adhésions. Nous vous rappelons que nous avons récolté 1996,94 € par l'intermédiaire des chèques syndicaux, qui nous ont permis de payer les honoraires des avocats chargés de monter le dossier juridique étayant le droit d'opposition que nous avons formulé à trois reprises (perte des RTT et groupement d'employeurs), ainsi que les frais d'envoi avec AR des différents courriers adressés à la Direction et aux autres syndicats. (1313€ au total sans parler des frais de journaux que nous vous distribuons pour information ).

Pour que la CGT Bergonié continue à vous servir, n'hésitez pas à nous interpeller, à prendre contact avec nous. Toutes les catégories socioprofessionnelles sont les bienvenues. Rejoignez-nous afin de renforcer encore davantage l'action de la CGT à l'Institut pour la défense de tous les salariés!

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:40

 

Les médecins hospitaliers défendent le service public!

 

Les médecins hospitaliers protestent contre les choix qui sont faits par le gouvernement, par le biais de la loi HPST, et qui ne sont plus en cohérence avec les principes du service public. Ces choix compromettent le bon fonctionnement des établissements et ne correspondent pas aux intérêts des usagers et des professionnels. L'annonce d'un projet de suppression de plus de 1000 emplois de soignants, dont 150 postes de médecins, en 2010 à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a provoqué une fronde sans précédent, le président de la Commission médicale d'établissement (CME), Pierre Coriat, menaçant même de démissionner. Le ministère de la santé se refuse à tout bilan de l'actuelle gestion nationale des médecins et prétend imposer, sans discernement, des projets hâtivement préparés qu'il n'accepte pas de discuter : remplacement des titulaires par des contractuels, décisions imposées du dehors, médecins relevés de leurs fonctions, restriction de postes ... Les responsables hospitaliers demandent à leur ministre le respect du service public.

Vu les prérogatives accordées par la loi HPST aux directeurs des ARS, les soignants de l'Institut Bergonié ne sont pas à l'abri d'une restructuration qui, on le sait, s'accompagne toujours de restrictions de postes. Ne baissons pas la garde, des jours difficiles s'annoncent, et la mobilisation de tous est plus que jamais nécessaire.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:38

 

Des professions aux ordres

 

Cela fait plus de trois mois que le gouvernement met tout en place pour faire passer en force l'ordre infirmier, malgré la contestation de plus de 90% des professionnels de ce secteur.

La résistance s'organise partout en France, malgré les pressions diverses qui s'exercent sur ceux qui refusent de renvoyer leur dossier et leur cotisation à l'ordre.

Nos collègues de l'Institut Bergonié font bloc, avec la soutien de la CGT Bergonié qui s'est engagée à les protéger juridiquement tant que le décret d'application n'est pas paru.

Pour tenter de « faire passer la pilule », le gouvernement a proposé aux infirmiers du système public possédant un Bac + 3 le passage en catégorie A à partir de 2012, moyennant l'abandon du départ à la retraite à 55 ans. (ce qui ne concerne pas les salariés de l'Institut)

La création tous azimuts d'ordres professionnels dans le domaine de la Santé – un ordre des psychologues et un autre des Aides-Soignants sont aujourd'hui à l'étude- a tout à voir avec les réformes visant à la destruction du système sanitaire français et de la protection sociale.

En démultipliant les instances, en divisant les professions, le gouvernement entend détruire toute forme de résistance aux réformes délétères qu'il veut mettre en place.

La loi HPST met à mal le système de santé publique. L'hôpital doit devenir « rentable ». Pour ce faire, il doit produire des actes, qui à terme seront essentiellement réalisés par des libéraux, dans le cadre de l'objectif de réduction drastique du personnel relevant du service public.

La santé devient donc une marchandise, sur laquelle il est permis de spéculer, de faire des bénéfices, de gaver des actionnaires. Ainsi, cette année, la Générale de Santé propriétaire de nombreuses cliniques privées, a distribué 400 millions d'€ de dividendes à ses actionnaires, ponctionnant la Sécurité Sociale au travers des actes « rentables » qu'elle privilégie et pressurant ses salariés. Voilà le système de santé de demain que veut mettre en place le gouvernement!

A l'Institut Bergonié, nous savons que l'employeur vous demande de retourner votre dossier. Cela est tout à fait prématuré et pour l'instant non justifié légalement. Vous relevez toujours de la DDASS et de la DRASS.

Si vous recevez des pressions vous incitant à envoyer votre dossier, n'hésitez pas à contacter la CGT Bergonié.

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:15

La Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins (DHOS) prépare depuis plusieurs années des projets de décrets relatifs aux activités de médecine et de chirurgie dans les établissements de santé.

L'un de ces projets prévoit que l'obtention d'une autorisation de chirurgie sera conditionnée à un seuil d'activité minimal fixé à 1500 séjours par an avec acte classant opératoire. Le prétexte invoqué est que les établissements n'atteignant pas ce chiffre feraient courir des risques aux patients, alors que nous savons tous que ce projet ne répond qu'à une logique purement comptable de la gestion de la santé. On peut se demander fort légitimement si les risques encourus ne seront pas bien plus considérables pour les patients du fait de la fermeture de 182 unités de chirurgie en France, car il a été recensé pas moins de 182 établissements qui n'atteignent pas le chiffre fatidique de 1500 actes chirurgicaux par an! et parmi eux, 6 centres de lutte contre le cancer, en particulier ceux de Rennes et de Reims. Que deviendront ces centres et leur personnel si on leur retire l'autorisation de pratiquer des actes chirurgicaux?

La CGT Bergonié attire régulièrement l'attention de la Direction sur les risques que comporte l'externalisation dans un système de santé où toute activité semble désormais soumise à quotas.

L'exemple de la chirurgie doit nous alerter sur ce qui risque de se passer pour d'autres secteurs d'activités pour lesquels des seuils seraient décrétés, seuils en-dessous desquels l'activité en question étant jugée non rentable serait purement et simplement abandonnée.

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:13

Vous en avez assez d'être assaillis par les « Mac Drive », les « coming out », les « start up », les « e- mail » les stocks options et autres bourses « on line », sans parler du « Web », du skype » ou du « relooking ».

Vous aimeriez échapper aux « sit coms » débiles, aux Jock, Sue Ellen et

consorts, aux best sellers qui vous répètent tous la même histoire, aux chansons qui vous poursuivent sans répit, aux films made in USA.

Vous ne comprenez pas qu'au sein d'entreprises françaises comme Renault, l'usage de l'anglais soit imposé dans les comptes-rendus des comités de direction, ou que le PDG d'Alcatel ait exigé qu'il soit la langue de travail de l'entreprise. Vous vous étonnez qu'à l'Institut les réunions CE et DP soient ponctuées de termes tels que « turnover », « management » ou « benchmarking ».Vous ne supportez pas que la belle langue de Shakespeare et de Tennyson serve à véhiculer l'idéologie néolibérale qui vous promet le nouveau paradis sur Terre quand toutes les lois obsolètes qui empêchent la concurrence libre et non faussée de faire le bonheur de tous auront enfin été abrogées!

Bref, il ne faudrait pas beaucoup vous pousser pour que vous éprouviez une certaine lassitude, voire une petite allergie.

Libérez-vous de cette dictature qui ne veut pas dire son nom, de cette servitude volontaire qui ancre vos vies dans la pure matérialité!

Dédaignez la langue de la mondialisation, osez dire non à l'uniformisation et la culture de masse...

APPRENEZ LE BERBERE

Une langue qui sort vraiment de l'ordinaire, une langue qui sait dire la poésie et le simple amour de la vie, une langue aux sonorités douces, une langue 100% bio, une langue qui n'a aucun mot pour parler de la bourse, qui se fiche du Nasdac, des warrants, des hedge funds et des marchés, qui ne peut traduire ni « flexibilité » ni moralisation du capitalisme ni cohésion sociale.

Bref, distinguez-vous, singularisez vous, sortez du rang.

« saoulat s' tmazirt » (« parlez berbère »)Pour plus de renseignements, adressez-vous à SAID BAHOUM qui répertoriera les inscriptions pour des cours accélérés.

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:11

La campagne de boycott menée par la CGT et d'autres formations syndicales sur le plan national contre l'inscription obligatoire et le paiement de cotisation à l'Ordre National Infirmier a été largement suivie par de nombreux collègues hostiles au principe d'un Ordre Infirmier et plus encore à l'instauration d'un enregistrement automatique au tableau, ainsi qu'au paiement d'une cotisation fixée pour cette année à 75 €. A l'occasion de nombreux rassemblements, des dizaines de milliers de dossiers ont été détruits ou remis aux représentants des DDASS, DRAS, ARH ou préfets, sans compter ceux détruits individuellement. Face à ce mouvement de refus, l'institution a réagi en envoyant un courrier aux Chefs d'établissements rappelant que l'obligation d'inscription au tableau conditionne aujourd'hui l'exercice légal de la profession infirmière Ce courrier émanant de la Direction de l'Hospitalisation et de l'Organisation des soins rappelle aussi que le retard d'acheminement des correspondances -faisant ici référence au renvoi par certains chefs d'établissements de sacs entiers de courriers- était passible de sanctions pénales. Bref, l'Ordre Infirmier, devant le front du refus qui lui est opposé agite le bâton contre les vilains infirmiers qui refusent de rentrer dans le rang. Ces tentatives d'intimidation ne doivent pas effrayer ceux qui ont déjà pris leur décision, ni ceux qui hésitent encore. Comme vous avez à présent tous pu le constater, le dossier d'inscription est très intrusif : autorisation d'accès direct au casier judiciaire, obligation de fournir un justificatif de domicile, photocopie de la dernière feuille de paie, du contrat de travail. Toutes les données recueillies seront publiques. Seule possibilité de s'opposer à leur diffusion et à leur utilisation: le signifier par lettre recommandée avec accusé de réception au Conseil Départemental du lieu d'exercice en motivant votre refus. De plus, il existe une forte probabilité que la cotisation passe dès l'année prochaine à 125 €. La présidente de l'ONI a bien précisé que «C'est un très grand défi que d'avoir fixé la cotisation à 75 € par an alors que la plus basse de toutes les autres cotisations ordinales est à 125 € ». Concluez vous-mêmes! Des failles juridiques existent, qui doivent encourager ceux d'entre vous que les menaces inquièteraient à boycotter l'inscription ordinale. L'article 63 de la loi du 21/07/09 HPST précise : « l'Ordre National des infirmiers a un droit d'accès aux listes nominatives des infirmiers employés par les structures publiques ou privées et peut en obtenir la communication. Ces listes nominatives sont notamment utilisées pour procéder dans des conditions fixées par décret, à l'inscription automatique des infirmiers au tableau tenu par l'Ordre. » Le décret n'est toujours pas publié, aussi la communication des listes nominatives des infirmiers ainsi que la diffusion des dossiers de l'Ordre par les employeurs publics ou privés n'est pas légale. La CGT Bergonié, joignant l'intersyndicale nationale, propose d'amplifier la mobilisation pour obtenir l'abrogation de la loi portant création de la Structure Ordinale. De votre côté, nous vous invitons à ne pas renvoyer le dossier, ni le paiement à l'Ordre! Votre nombre sera votre force dans la partie de bras de fer qui s'est engagée. Les Kinésithérapeutes résistent depuis trois ans, pourquoi pas les infirmiers?

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:46

 

ORDRE INFIRMIER: APPEL AU BOYCOTT

 

5 octobre 2009

 

Hier les masseurs kinésithérapeutes et les podologues, aujourd'hui les infirmiers. Et demain... les manipulateurs, les aide-soignantes, les laborantins... pourquoi pas?

 

Devant le peu d'enthousiasme suscité par la création des Ordres Professionnels, voici aujourd'hui que la loi Bachelot prévoit l'adhésion automatique à ces nouveaux Ordres. Où est la liberté d'adhérer ou non à une structure et de choisir ceux qui représentent et défendent les intérêts des professionnels, comme le font depuis toujours les syndicats?

 

 

 

Le Conseil National de l'Ordre Infirmier (CNOI) a lancé le 1er septembre un appel à inscription et à cotisation obligatoire (75 € pour la période de mai 2010) pour 510 000 infirmier-ères. Vous avez donc reçu un dossier de 8 pages à cette fin, que beaucoup d'entre vous n'ont pas renvoyé dans l'attente d'informations concernant les enjeux d'une inscription qui devient ainsi automatique.

 

L'immense majorité des masseurs kinésithérapeutes, pédicures podologues et infirmiers refuse, comme les Organisations Syndicales, les Ordres Professionnels.

 

Début septembre, avec moins de 13 % de participation aux élections, ils ont manifesté le boycott de cette instance, aujourd'hui, ils refusent l'inscription et le paiement de la cotisation.

 

La CGT, ainsi que d'autres organisations syndicales,(à l'exclusion de la CGC), réunies en intersyndicale rappellent leur opposition ferme et sans condition à la mise en place de l'Ordre Infirmier.

 

De son côté, la CGT Bergonié propose aux salariés d'organiser collectivement, de manière la plus unitaire possible, le boycott de l'inscription et du paiement. Face à cette action contre un cadre légal, pouvant entraîner des conséquences pénales pour les professionnels, le nombre fera la force.

 

Les syndicats CGT vont mettre à profit la période de réception des courriers du CNOI pour accentuer la mobilisation, intensifier la campagne d'information sur les véritables enjeux des Ordres, consulter les professionnels pour décider d'actions locales et les coordonner aux niveaux départemental et national, afin qu'aucun ne se retrouve individuellement dans l'illégalité.

 

La CGT Bergonié sera auprès des salariés au moment où les lettres de relance pour paiement arriveront; il faudra organiser la solidarité en cas de poursuite. Rappelons que pour des faits similaires, quelques kinésithérapeutes tirés au sort ont été poursuivis, mais que la Justice n'a procédé à aucune condamnation.

 

La structure ordinale, voulue par le gouvernement, ne répond en aucun cas aux revendications des professionnels. Elle permet, au contraire, de mettre en place les réformes du système de santé, les transferts de compétences par modification du contenu des études médicales et paramédicales, sans revalorisation salariale, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

 

Recourir à des structures privées pour la gestion de professions réglementées aujourd'hui par le code de la santé publique (80 % des infirmiers exercent dans la fonction publique hospitalière) et en faire les seuls interlocuteurs de ces professions de santé revient aussi à nier la place et le rôle des organisations syndicales.

 

Les personnels de santé n'ont pas besoin d'ordres mais de moyens pour remplir leurs missions, d'effectifs pour améliorer les conditions de travail et d'exercice, de salaires reconnaissant leurs qualifications et leurs responsabilités.

 

Il est nécessaire d'élargir la mobilisation pour obtenir l'abrogation des lois portant création des Ordres Professionnels.

 

 

 
 

 

 

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:11

L'été s'achève et la rentrée a déjà commencé. L'été synonyme de vacances...pas pour tout le monde. La difficulté de la vie et la précarité font que de moins en moins de gens peuvent prétendre à prendre de réelles vacances. Quant à partir... Ceux qui ont pu le faire n'ont pas tous pu profiter pleinement de ce temps synonyme de détente et de repos, indispensable pour « recharger les batteries ». Pour beaucoup, les interrogations concernant l'avenir de leur poste et celui de leur retraite sont venues ternir le ciel d'été. Le nombre de licenciements au prétexte de la « crise » a en effet explosé durant ces derniers mois, et le chômage n'a pas connu de trêve estivale, bien au contraire. Les prévisions concernant les mois à venir font toutes état d'une forte dégradation du marché du travail. Dans ce contexte qui ne peut porter à l'optimisme, les salariés de l'Institut sont eux-mêmes confrontés à de nombreux problèmes liés aux orientations prises par une Direction désireuse de rentabiliser « l' irrentabilisable », le faisant comme ailleurs en prenant le personnel comme variable d'ajustement. Nos dirigeants se voient fixer des objectifs allant à l'encontre des droits et du bien-être des salariés. Des mesures comme la perte de 8 jours de RTT ou encore la volonté de vouloir faire adhérer notre établissement à un Groupement d'employeurs ont suscité un rejet massif de la part des salariés. L'action de la CGT Bergonié, qui a su relayer ce front de refus, a rendu difficiles, voire impossibles, à atteindre les objectifs que s'était fixé la Direction. Peut-on y voir un lien avec le départ de notre RRH, Monsieur LEVENES, désavoué par ses propres supérieurs pour son incapacité à mener à bien sa « mission » consistant entre autre chose à casser l'accord portant sur les 35 heures et la réduction du temps de travail?...
C'est aussi grâce à notre action que l'objectif de notre Directeur Général de faire de Bergonié un laboratoire des mesures ultra-libérales prônées par Bruxelles et relayées par le gouvernement actuel, n'est toujours pas en passe d'aboutir. Nous nous opposons fermement au principe de Groupement d' Employeurs qui crée une brèche dans le statut actuel du personnel, brèche qui, si nous n'y prenons garde, s'agrandira ensuite jusqu'à engouffrer le reste des salariés. Notre Institut ne doit pas servir de vitrine à des dirigeants désirant afficher une image d' « efficacité » et de « modernité », en phase avec le courant libéral qui prévaut actuellement, malgré les gesticulations de ceux qui font semblant de vouloir y mettre un frein.

 

Partager cet article
Repost0