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Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 18:34

Jeudi 17 octobre figurait au menu de la réunion plénière du CSE le vote de l'adhésion à un projet d'IRM sur la rive droite.

Il s'agirait pour l'Institut de praticiper à hauteur de 40% à un « GIE 3T » (Groupement d'Intérêt Economique) sur le site de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite (PBRD), entité privée nouvellement construite à Lormont.

Notons que cette nouvelle structure, qui vient d'absorber la clinique du Tondu, appartient au groupe Tourangeau Saint Gatien, déjà propriétaire de nombreux établissements privés en France.

Concrètement, l'Institut enverrait une partie de ses patients effectuer les examens prescrits par ses praticiens à la PBRD, afin, selon la Direction, « d'améliorer l'accès à l'IRM Bergonié » et de « diminuer les délais de rendez-vous et le nombre de relectures ».

Passons sur la méthode contestable qui consiste à présenter aux élus du CSE un projet aussi important et à leur demander de le voter dans la foulée, sans leur laisser le temps d'en évaluer toute la portée et toutes les conséquences sur l'avenir de l'Institut et de ses salariés.

Au-delà des objectifs affichés, il est pourtant légitime de s'interroger sur le bien-fondé de ce projet qui permettrait le transfert d'activités de l'Institut vers une structure privée pratiquant les dépassements d'honoraires et obligerait à la fois les radiologues et les patients de Bergonié à se déplacer entre la PBRD et notre établissement.

La question du coût d'exploitation d'une deuxième IRM (plus d'un million et demi d'euros) est également soulevée, sans parler du sort des personnels de l'Institut travaillant dans le service d'imagerie (secrétaires, manipulateur(trice)s, technicien(ne)s de facturation).

Pourquoi l'Institut devrait-il s'inscrire dans ce GIE, alors qu'il n'utilise qu'à 60% l'IRM implantée dans ses locaux depuis 2006 ?

Ne serait-il pas plus logique que Bergonié récupère les 40% dévolus aujourd'hui à Bordeaux Nord, Tivoli et au Fonds régional pour la recherche ? Cela permettrait effectivement de réduire les délais d'attente et de réaliser un maximum d'examens au sein de notre établissement en optimisant le nombre de vacations des radiologues séniors, pour une meilleure prise en charge des patients à qui on éviterait des déplacements inutiles. Gain de temps, gestion des patients, des compte-rendus et de la facturation en interne, l'Institut a tout à y gagner, au lieu de jouer au jeu dangereux de la privatisation, interdit par les statuts des CCLC, en s'associant à un établissement à but largement lucratif.

Nous devons tout faire pour contrer cette politique menée par les dépeceurs du service public et faire prévaloir le bon sens en permettant aux équipes de l'Institut d'utiliser 100% de de notre IRM.

Conscients des dangers que constitue le projet présenté par la Direction, les élus au CSE ont refusé de voter en sa faveur jeudi dernier, et la Direction a repoussé la consultation au mercredi 23 octobre, espérant sans doute entre-temps infléchir la position de certains élus.

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 21:33

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Dans un précédent article publié dans le journal de la CGT, nous avions alerté les salariés sur la mise en place d'un accord intitulé  « GPEC », article que nous

reproduisons ci-dessous :

 

 

GPEC : CA PROMET !

 

         La loi de programmation pour la cohésion sociale de janvier 2005 a instauré une obligation de négociation triennale sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) aux entreprises de plus de 300 salariés.

De quoi s'agit-il? La GPEC permet « la gestion anticipative et préventive des ressources humaines, fonction des contraintes de l'environnement et des choix stratégiques de l'entreprise ». Cet outil permet « d'identifier et d'évaluer les aptitudes et les compétences mais aussi de mettre en lumière les ressources inexploitées afin de mener des actions pro-actives en matière de ressources humaines ». C'est avant tout un outil d'anticipation définissant des règles et moyens facilitant l'ajustement entre besoins et ressources tant au plan qualitatif que quantitatif.

La liste des entreprises ayant signé un accord GPEC depuis janvier 2005 que nous avons pu consulter comprend Carrefour, Axa, Michelin, Alstom, Air France et bien d'autres. La Direction compte y ajouter prochainement l'Institut Bergonié  afin d'être en adéquation avec « ses choix stratégiques ». Une expression qui sonne étrangement et semble s'appliquer davantage à une entreprise du CAC 40 qu'à un établissement de service public de santé ne dépendant pas de l'appétit de ses actionnaires. Mais le vocabulaire de l'entreprise est entré désormais dans tous les domaines du travail...

L'orientation constatée ces derniers mois à l'Institut semble bien correspondre à l'esprit des accords GPEC : le dispositif du Groupement d'Employeurs auquel nous nous opposons ne permet-il pas d'ajuster au mieux besoins et ressources humaines? L'abandon de  certains secteurs « logistique » et leur transfert à des sociétés privées de sous-traitance ne facilitent-ils eux aussi cet ajustement?

La CGT restera vigilante et vous tiendra informés des prochains développements concernant l'application de la GPEC à l'Institut. 

 

 

 

Depuis lors, la CGT a réussi à bloquer l'application de l'accord GPEC que la Direction précédente a voulu imposer à l'Institut et qui aurait eu pour conséquence la réduction des effectifs de plusieurs catégories de salariés comme les assistantes médicales, les infirmier(ère)s, les coursiers, les brancardiers, les ASH, les Aide-soignant(e)s … mais aussi les cadres et les médecins.

C'est grâce à la représentativité qu'elle a obtenue à l'issue des dernières élections professionnelles de 2013 et 2016 que ce projet n'a pu être mis en oeuvre.

 

Depuis son arrivée, la nouvelle Direction souhaite passer en force : pour y parvenir, elle saisit l'opportunité que lui offre la Fédération des Centres d'introduire un avenant à la Convention Collective permettant l'application de la GPEC à tous les Centres.

Nous alertons les salariés sur cette nouvelle menace qui pèse sur eux et contre laquelle la CGT Bergonié s'est engagée à lutter.

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 22:06

La Direction a lancé un appel d'offre en direction des investiseurs privés en vue de déléguer la gestion du parking de surface Marly assurée jusque-là par l'Institut

Petit rappel des faits : les parkings Marly (en surface et souterrains) ont été construits sur fonds publics en 2000 pour partie par Bergonié et pour partie par la CUB (aujourd'hui Bordeaux Métropole).

Un grand nombre de salariés a aujourd'hui la possibilité d'occuper les places situées en sous-sol,

au tarif de 20€ par mois, tandis que les ambulances et les visiteurs utilisent grauitement les places situées en surface.

Trois salariés en contrat aidé assurent la bonne marche de ce parking, une organisation en place depuis 19 ans et qui a fait ses preuves.

A l'instar de ce qui s'est passé au CHU, où les visiteurs et les salariés sont aujourd'hui obligés de payer leur place de parking pour accompagner ou rendre visite à leurs proches ou se rendre à leur travail, la Direction veut privatiser le parking Marly, dans un premier temps dans sa partie en surface, en offrant sa gestion à des investisseurs privés dont l'objectif sera de réaliser le maximum de profit avec le minimum de coût.

Nous demandons aux salariés de soutenir la CGT qui a demandé à la Direction d'abandonner ce projet, car après le parking de surface, rien n'empêchera la privatisation des trois niveaux du parking souterrain, ce qui entraînera fatalement une augmentation des tarifs jusque-là en vigueur à hauteur des prix pratiqués dans le quartier (jusqu'à 80€).

Comme pour les autoroutes, on brade ainsi un équipement financé sur fonds publics, donc par nos impôts, pour l'offrir sur un plateau à une société privée soucieuse de dégager les meilleurs bénéfices pour ses actionnaires.

Quant aux emplois aidés qui permettent à trois personnes de vivre de leur travail et de nourrir leur famille, il est à craindre qu'ils ne seront pas renouvelés si les parkings tombent entre les mains d'un de ces prédateurs de bien public!

Après le rez-de-chaussée du bâtiment URF (ex hôpital de jour) et le parvis Argonne, que la Direction envisage de céder pour l'un à un laboratoire privé et pour l'autre à une unité de recherche privée également, les parkings sont donc les prochains sur la liste : à quels autres pans de notre établissement la Direction compte-t-elle ensuite s'attaquer ?

Avec la CGT Bergonié et tous les salariés, ne la laissons pas faire !!


 


 

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 21:51

Dans un précédent article publié dans le journal de la CGT, nous avions alerté les salariés sur la mise en place d'un accord intitulé  « GPEC », article que nous

reproduisons ci-dessous :

 

 

GPEC : CA PROMET !

 

         La loi de programmation pour la cohésion sociale de janvier 2005 a instauré une obligation de négociation triennale sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) aux entreprises de plus de 300 salariés.

De quoi s'agit-il? La GPEC permet « la gestion anticipative et préventive des ressources humaines, fonction des contraintes de l'environnement et des choix stratégiques de l'entreprise ». Cet outil permet « d'identifier et d'évaluer les aptitudes et les compétences mais aussi de mettre en lumière les ressources inexploitées afin de mener des actions pro-actives en matière de ressources humaines ». C'est avant tout un outil d'anticipation définissant des règles et moyens facilitant l'ajustement entre besoins et ressources tant au plan qualitatif que quantitatif.

La liste des entreprises ayant signé un accord GPEC depuis janvier 2005 que nous avons pu consulter comprend Carrefour, Axa, Michelin, Alstom, Air France et bien d'autres. La Direction compte y ajouter prochainement l'Institut Bergonié  afin d'être en adéquation avec « ses choix stratégiques ». Une expression qui sonne étrangement et semble s'appliquer davantage à une entreprise du CAC 40 qu'à un établissement de service public de santé ne dépendant pas de l'appétit de ses actionnaires. Mais le vocabulaire de l'entreprise est entré désormais dans tous les domaines du travail...

L'orientation constatée ces derniers mois à l'Institut semble bien correspondre à l'esprit des accords GPEC : le dispositif du Groupement d'Employeurs auquel nous nous opposons ne permet-il pas d'ajuster au mieux besoins et ressources humaines? L'abandon de  certains secteurs « logistique » et leur transfert à des sociétés privées de sous-traitance ne facilitent-ils eux aussi cet ajustement?

La CGT restera vigilante et vous tiendra informés des prochains développements concernant l'application de la GPEC à l'Institut. 

 

 

 

Depuis lors, la CGT a réussi à bloquer l'application de l'accord GPEC que la Direction précédente a voulu imposer à l'Institut et qui aurait eu pour conséquence la réduction des effectifs de plusieurs catégories de salariés comme les assistantes médicales, les infirmier(ère)s, les coursiers, les brancardiers, les ASH, les Aide-soignant(e)s … mais aussi les cadres et les médecins.

C'est grâce à la représentativité qu'elle a obtenue à l'issue des dernières élections professionnelles de 2013 et 2016 que ce projet n'a pu être mis en oeuvre.

 

Depuis son arrivée, la nouvelle Direction souhaite passer en force : pour y parvenir, elle saisit l'opportunité que lui offre la Fédération des Centres d'introduire un avenant à la Convention Collective permettant l'application de la GPEC à tous les Centres.

Nous alertons les salariés sur cette nouvelle menace qui pèse sur eux et contre laquelle la CGT Bergonié s'est engagée à lutter.

 

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 20:26

La CGT Bergonié est depuis plusieurs années le syndicat auquel une majorité de salariés accordent leur confiance. Cette confiance se traduit par la représentativité qui lui est donnée à l'issue des élections professionnelles mais aussi par le nombre de chèques syndicaux qui lui sont remis chaque année par les salariés.

 

La CGT s'est donné pour objectif de défendre tous les salariés et c'est précisément grâce aux moyens financiers dont elle dispose qu'elle a pu souvent avec succès porter des dossiers devant les tribunaux. A de nombreuses reprises, la Direction a été condamnée à indemniser des salariés qu'elle avait lésés dans leurs droits et à verser des dommages et intérêts lorsqu'elle n'avait pas respecté la loi ou les accords qu'elle avait elle-même signés.

 

Or, voici qu'à la dernière réunion paritaire qui s'est tenue le 6 février dernier, la DRH Madame Mercy s'est exceptionnellement déplacée à Paris pour appuyer une proposition à laquelle elle semble particulièrement tenir : il s'agirait d'inclure dans la Convention Collective des Centres, un avenant qui abrogerait le système actuel d'attribution des chèques syndicaux aux différents syndicats présents dans les Centres. Alors qu'aujourd'hui, tous les salariés reçoivent trois chèques (du moins à l'Institut Bergonié,  à remettre au syndicat de leur choix, le projet prévoit que la Direction distribuerait elle-même les chèques entre les syndicats de chaque Centre, enlevant ainsi tout pouvoir aux salariés de favoriser celui qu'ils estiment le plus à  même de les défendre. Cela pourrait aboutir, à terme, à ce qu'elle favorise tel ou tel syndicat accomodant.

²

Il s'agit là d'un véritable déni de démocracie, conçu nationalement et dont on peut raisonnablement penser qu'il est dirigé précisément contre la CGT Bergonié pour contrer son action localement.

Il est vrai que par son souci permanent de « monter au créneau » pour défendre les salariés, la CGT Berbonié constitue une véritable épine dans le pied de la Direction. Si ce n'était pas le cas, Madame Mercy se serait-elle donné la peine de venir soutenir cette proposition, elle qui s'est donné pour objectif de tout faire pour affaiblir un syndicat qui se met systématiquement en travers de la route qu'elle entend faire prendre à notre Institut ? Privée de moyens financiers qui lui permettent d'ester en justice, la CGT se verrait si cet avenant était signé, amputée d'une partie de ses ressources, qu'elle destine exclusivement à la défense des salariés qui font appel à elle.

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 23:36

Dans le cadre des négociations pour l'année 2018, la CGT a demandé au mois de mars dernier à la Direction une prime de 1400€ pour le personnel positionné de B à H.

En effet, le budget de l'Institut ayant augmenté de plus de 8 millions d'euros en 2017  grâce aux efforts consentis par l'ensemble des salariés, il était légitime que  le fruit de ces efforts se traduise par un coup de pouce salarial pour tous.

Alors qu'à l'été 2017, la Direction a octroyé aux cadres et aux médecins une enveloppe de plus de 384 000€ dans le cadre de la « performance » (pour les cadres) et de « prime additionnelle » (pour les médecins), rien n'a été fait en direction des autres salariés. A l'été 2018, une nouvelle enveloppe, dont la Direction doit nous faire connaître prochainement le montant, a été distribuée aux cadres et aux médecins à qui il faut bien reconnaître que beaucoup d'efforts ont été demandés.

Cependant, comment peut-on concevoir que ces deux catégories puissent atteindre les objectifs définis par la Direction sans la collaboration de tous les autres salariés de Bergonié ?

 

C'est pourquoi nous demandons que ces derniers  bénéficient eux aussi d'une prime qui tienne compte de leurs efforts, dans un souci d'équité abondamment mis en avant par la Direction mais non suivi d'effet jusque-là. Cette demande nous paraît d'autant plus légitime que le budget 2018 devrait être vraisemblablement à nouveau en hausse, ce qui permettrait d'y répondre favorablement.

 

Dans le cadre de sa trajectoire financière 2019-2022, la Direction s'est dite prête à examiner la mise en place d'une prime pour tous. Une telle prime serait vraiment la bienvenue : la situation de beaucoup de salariés de l'Institut est en effet extrêmement préoccupante, à tel point qu'il est de plus en plus fréquent qu'ils aient besoin de solliciter une avance sur salaire dès la première semaine du mois afin de faire face aux dépenses incompressibles (loyers, énergie, transports, soins). A l'image de nombre de citoyens de notre pays qui se sont exprimés au cours des dernières semaines, à Bergonié de plus en plus de salariés sont dans la détresse.

 

 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 20:19

Particulièrement dans le colimateur de la Direction, qui prévoit de ramener leur effectif de 84,5 ETP à 60 (dans un premier temps), les assistantes médicales vivent depuis septembre dernier un véritable calvaire, du fait de la suppression de postes et de la désorganisation de leur travail. Au menu : cumul de plusieurs activités au-delà du contenu de leur contrat de travail, heures supplémentaires même le samedi, remplacement de plusieurs personnes en même temps avec un matériel et des locaux inadaptés... La profession craque de toutes parts, à tel point qu'on peut se demander s'il n'existe pas, en rendant leurs conditions de travail insupportables, une volonté de la faire disparaître de l'Institut !

La CGT est tout particulièrement attentive aux difficultés rencontrées par les assistantes médicales qu'elle soutient depuis déjà plusieurs années. Elle s'oppose fermement à la politique de restructuration continue menée par la Direction et tire la sonnette d'alarme : les souffrances de ces salariées ont atteint des niveaux qui peuvent conduire certaines à des gestes irréparables. Un certain nombre d'entre elles, poussées à bout par une politique de management inhumaine, ont quitté l'établissement, alors que le contexte économique très défavorable limite fortement leur chance de retrouver un emploi.

Une exclusion sociale qui risque fort de précipiter davantage encore toute une population dans la radicalisation...

 

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 12:36

Il y a un an, nous avions vivement critiqué le projet de GCS (Groupement de Coopération Sanitaire) Bergonié-CHU (GCS-PARC), en raison des conséquences désastreuses qu'aurait ce groupement sur la pérennité de notre Institut.

Nous avions en particulier dénoncé l'introduction du secteur privé dans les activités des CLCC prévu par ce GCS, alors que notre Convention l'interdit.

En effet, pour le personnel médical, le statut de médecin ou spécialiste salarié, non payé à l'acte, reste une originalité dans un secteur de la santé confronté aux dépassements d'honoraires, et cela même au sein de l'hôpital public, depuis qu'un secteur privé y a été autorisé.

 

Aujourd'hui, ce projet revient sur la table, en pire !, sous la forme d'une convention constitutive qui sera soumise à la signature le jeudi 6 avril 2017 à Paris. Les membres du Conseil d'Administration de l'Institut sont invités à exprimer leur avis sous la forme d'un vote électronique (alors que ce mode de scrutin, jugé peu fiable, vient d'être abandonné concernant le vote des Français de l'étranger lors des prochaines élections législatives de juin. Rappelons que lors des élections professionnelles de mai 2016 a Bergonié, 126 suffrages ont été déclarés nuls par le système informatique, sans que la moindre explication ne soit fournie sur le motif de ces annulations!).

Avant cela, le 14 février 2017, un avis favorable à cette convention a été émis par la Conférence Médicale de l'Institut par 9 voix pour et 1 abstention : nous nous interrogeons sur la valeur que peut avoir cet avis alors que le nombre des médecins de l'Institut s'élève à environ 136.

 

Quel est l'objectif du  Groupement de Coopération Sanitaire Sud-Ouest – Outre Mer Hospitalier (SOHO)?

« Favoriser la coopération des membres autour de trois missions pivot d'établissement : la recherche dans un premier temps, le soin et l'enseignement dans un second temps ».

On peut déjà s'inquiéter de cette mutualisation de moyens (en matériel et en personnel), qui ne peut déboucher que sur une suppression de personnel et une offre de soins réduite.

 

Les membres du GCS SOHO seraient au nombre de 12 : 9 CHU et 3 CLCC :

- CHU : Bordeaux, Limoges, Nîmes, Toulouse, Poitiers, Montpellier, Martinique, Pointe à Pitre Abymes, la Réunion.

- CLCC : Bergonié, ICM ( Institut du Cancer de Montpellier), ICR (Institut Claudius Régaud).            .

L'institut disposerait donc de 10 parts sur 120, chacun des contributeurs participant à la même hauteur. Les trois CLCC  détiendraient 30 parts, contre 90 pour les CHU (sachant que Claudius Régaud a été phagocyté par le CHU de Toulouse) : les CLCC ne détiendraient qu'une part congrue dans ce groupement, ce qui les affaiblirait de fait.

 

« Une fois constitué entre les douze membres fondateurs, l'adhésion à d'autres personnes morales de droit public ou de droit privé de l'inter-région » pourra être envisagé, réduisant d'autant la part des membres fondateurs, incluant notre Institut.

 

Au-delà des objectifs affichés, nous avons relevé à la lecture de la convention des motifs d'inquiétude pour l'avenir de notre Institut, mais également pour celui des CHU eux-mêmes, dont voici une liste non exhaustive :

 

 

- Le personnel : « Les membres du groupement peuvent mettre à la disposition de celui-ci les personnels nécessaires à la réalisation de l'objet du groupement » : sur un secteur géographique aussi vaste, qu'est-ce que cela signifie pour les personnels des établissements membres ? Ils pourront être amenés à se déplacer au sein de l'entité « groupement », au gré des besoins. Mobilité forcée ou, en cas de refus, licenciement ?

 

La nouveauté de cette convention, c'est qu'elle relève du droit public pour sa gestion financière mais que concernant le recrutement de personnel, le recours aux contractuels de droit public (CDD) sera la norme. Un moyen de faire disparaître le fonctionnariat dans les hôpitaux  mais également les postes budgétisés dans les CLCC?

 

 

- Les ressources du groupement : elles pourront provenir de fonds publics ou d'autres organismes privés. Cette ouverture à des fonds privés pourrait, en cas de défaillance, mettre le groupement en péril avec le risque qu'il devienne la proie de groupes plus puissants financièrement.

 

 

- La gestion financière : le groupement est soit-disant à but non lucratif, mais il est prévu qu'il puisse faire des excédents, qu'il peut consacrer à des réserves  

ou reporter à l'exercice suivant. Mais en cas de résultat déficitaire sur plusieurs années, ne sera-t-il pas tentant, dans une pure logique de secteur marchand, de procéder à des plans sociaux et/ou de réduire drastiquement les investissements et les soins prodigués à la population afin d'apurer les comptes?

 

 

- La question de la représentation syndicale est totalement absente de la convention. Le personnel recruté par le GCS ne pourra être défendu par les syndicats. Ces derniers n'auront en outre aucun droit de regard sur la gestion du GCC : c'est l'opacité la plus complète !

Les salariés seraient livrés en pâture au bon vouloir des administrateurs du GCS, une « entreprise » sans CE, ni DP, ni CHSCT, ni DS ! Le rêve du Medef !

 

 

- Côté patients, leur admission à un établissement ne serait plus géographique mais en fonction de l'existence ou non des spécialités relevant de leur pathologie dans tel ou tel établissement. Cela multiplierait des déplacements fort coûteux et créerait un isolement familial et amical néfaste à leur rétablissement. Un établissement qui connaîtrait des difficultés financières alors même qu'il s'est vu dédier une ou plusieurs spécialités pourra-t-il continuer à soigner ? De plus, le suivi serait rendu problématique du fait de la mobilité des praticiens et les autres catégories de personnel.

 

La présence des CHU dans le groupement, alors même qu'un secteur privé permet des dépassements d'honoraires dans ces établissements, ne permettra-t-elle pas d'élargir la brêche, compromettant la gratuité des soins telle qu'elle existe aujourd'hui dans les CLCC , et aggravant encore davantage la situation des patients à faibles revenus?

 

 

Nous interpellons Monsieur Mahon, directeur de l'Institut Bergonié, le directeur de l'ARS et le Ministère de la Santé,  mais aussi les membres du Conseil  d'Administration afin qu'ils défendent un service public de qualité et se prononcent contre ce projet qui porte en lui une orientation délétère.

                                                                                   14 mars 2017

 

 

 

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29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 22:34

Un véritable bras de fer est engagé avec la nouvelle Direction qui s'est lancée dans une entreprise de démantèlement en règle de notre Institut, avec fermeture de services et externalisation d''activités, ayant pour corollaire une diminution du nombre de salariés. Dores et déjà, des dizaines de contrats CDD n'ont pas été renouvelés, la restructuration de l'hospitalisation a entraîné la suppression de 34 postes (IDE, Aide-soignant(e), ASH et plombier, électricien) et celle des accueils, admissions et standards, actuellement en cours, va avoir pour conséquence la disparition d'un certain nombre de postes. Quant aux assistantes médicales, la Direction souhaite supprimer une trentaine d'entre elles.

Or, comme la CGT s'oppose fermement à toute idée de plan social, la Direction use d'une stratégie perverse pour se débarrasser des personnels en CDI qui ne sont plus affectés du fait de la suppression de leur poste : charge de travail accrue, pressions de la hiérarchie, instauration d'un climat délétère créé à dessein pour dresser les salariés les uns contre les autres... afin qu'ils s'éliminent entre eux, et pour finir, qu'ils s'éliminent d'eux-mêmes !

La Direction met en avant un déficit structurel pour justifier ce plan social qui ne veut pas dire son nom. Nous savons qu'il ne s'agit là que d'une énorme manipulation afin de réduire le nombre de salariés, comme cela s'est fait dans d'autres CLCC pour certaines catégories et de nombreux établissements sanitaires en France ces dernières années.

 

Moins de salariés dans les Centres → Des salaires mirobolants pour leurs Directeurs ?

 

Un récent article paru dans le Canard Enchaîné fait état des salaires indécents dont bénéficient certains Directeurs de Centres comme celui de Strasbourg, qui perçoit plus de 300 000€ par an, (avec une garantie de 26 000 € net par mois, « à laquelle s'ajoute une confortable indemnité logement, car il a une famille et Strasbourg est une ville très chère ». Quant au patron de l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif), « son salaire est inférieur à la somme évoquée (26 000€), mais il préfère ne pas en donner le montant, par rapport à l'interne, aux gens qui l'entourent », affirme la Direction au Canard Enchaîné. Une pudeur qui l'honore... Déjà, en 2015, la Cour des comptes avait divulgué le salaire record -545 000€ brut annuels- d'un ancien directeur de Curie. Le nouveau directeur émarge tout de même à 136 000€ brut annuel auxquels s'ajoute un logement de fonction pour un loyer maximal de 2 600€ !

Rappelons que depuis 2001 les médecins et les Directeurs des Centres ont été intégrés dans la convention collective avec une grille de salaire connue de tous, avec une échelle maximale de salaires bruts de 1 à 6,34. Soit pour un salarié nouvellement embauché de niveau B : 17 982€ et pour un directeur médecin spécialiste : 114 005€..

Des salaires tels que ceux dénoncés par le Canard Enchaîné, hors de tout contexte conventionnel, constituent un véritable scandale, alors que de leur côté, les salariés des Centres sont appelés à se serrer la ceinture depuis des années, et à travailler toujours plus en étant moins nombreux.

Nous ne pouvons accepter de tels détournements de la convention collective alors qu'on diminue petit à petit le nombre de salariés et que depuis des années les rémunérations de ceux qui restent sont gelés.

Un esprit malveillant ferait le lien entre la réduction des effectifs dans les centres et les cadeaux que l'ARS attribue à ses bons petits soldats.

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 23:49

Si l’hospitalisation à domicile, largement évoquée dans le 3ème plan cancer, a fait l’objet d’un débat en haut lieu, il n’est pas dit que ce genre d’évolution ne donne des idées à nos décideurs dans d’autres secteurs…

Devant des journalistes (interview BFM TV début 2014), Monsieur Josy Reiffers avait  largement évoqué cette évolution prenant en compte les nouvelles modalités de prise en charge du traitement à domicile du fait de l’émergence de médicaments mieux adaptés, pouvant être pris à la maison. A cette occasion, notre Directeur avait plaidé pour que des moyens financiers soient alloués pour développer les activités ambulatoires, liées à l'hospitalisation à domicile, selon lui insuffisamment financées.

L’idée d’une hospitalisation à domicile peut paraître séduisante à un certain nombre de personnes, aussi longtemps qu'elles n'auront pas été confrontées à une maladie grave.  L'âge et l'absence d'entourage sont souvent synonymes de véritable angoisse pour ceux qui se retrouvent seuls, loin d'un personnel soignant qualifié à  leur écoute.

L’hospitalisation à domicile ne peut en aucun cas concerner tous les patients, en particulier les plus vulnérables socialement et financièrement, et son développement à outrance tel qu'il est aujourd'hui envisagé aurait des conséquences doublement néfastes.

Car nous devons aborder cet aspect essentiel et local qu’est la préservation de l’effectif à l’Institut. L’introduction pamphlétaire de cet article se veut ludique mais elle ne doit pas nous détourner de ce vrai problème. Comment la Direction va-t-elle redistribuer les cartes ? Que vont devenir certains personnels de nuit et même de jour, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, si le processus d'hospitalisation à domicile  s'accélère ?  

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

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