Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:08

EN DIRECT DU PALAIS DU LUXEMBOURG

 

Le 14 mai 2 009, les sénateurs ont voté le changement de statut des centres anticancéreux qui deviennent des Etablissements de Santé Privés d'Intérêt Collectif (ESPIC). Cependant, ces centres se voient appliquer les mêmes dispositions que les établissements publics.

Ainsi, le 18 mai, les Sénateurs ont adopté dans le cadre du projet de loi Hôpital,  Patients, Santé et Territoires (HPST), la réforme de la procédure de redressement et de la mise sous administration provisoire des établissements publics de santé. Cette procédure donnera désormais plus de latitude aux directeurs d'Agences Régionales de Santé et de l'Autonomie (ARSA), pour demander un plan de redressement en cas de « situation de déséquilibre financier » ou lorsque « la situation financière de l'établissement l'exigera ».

Le 20 mai 2 009, les mêmes sénateurs ont voté un article qui donne aux directeurs des ARSA la possibilité de « conclure une convention de coopération ou une convention de communauté hospitalière de territoire, de créer un groupement de coopération sanitaire ou un groupement d'intérêt public, de prendre une délibération tendant à la création d'un nouvel établissement public de santé par fusion des établissements concernés ».

La Direction de l'Institut venant de présenter un budget prévisionnel affichant un déficit de 2,4 Millions d'euros pour 2 009 (alors que pour l'année 2 008 les comptes montraient une progression de 10 % par rapport à 2 007), la CGT ne peut que s'interroger sur les véritables raisons de ces alarmantes prévisions..

 

Avec la CGT, restons vigilants afin de préserver  l'avenir de notre établissement! 

 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:06

QUESTION DE LEGITIMITE

 

Nous vous avons tenus informés tout au long de ces derniers mois de la volonté affichée de la Direction d'imposer deux accords ô combien néfastes pour les salariés et l'image de notre établissement;

Pour ce faire, elle s'appuie sur la signature des syndicats CFE CGC et FO. Or, la CGT remet en question la légitimité de ce dernier dans cette procédure. Explication:

Lors des dernières élections professionnelles il y a deux ans, la CGT, SUD et la CFE CGC ont présenté une liste commune au comité d'entreprise, qui a fonctionné ainsi jusqu'à l'été 2 008. A cette époque, les représentants du syndicat SUD ont décidé de faire basculer la section chez FO. Il n'y a donc pas eu de nouvelles élections, ce qui nous amène à questionner la légitimité du syndicat FO en ce qui concerne la signature d'accords négociés au sein de l'Institut.

Nous avons déjà signalé à la Direction que si elle s'obstine à ne pas tenir compte de ce cas de figure assez particulier, elle se place elle-même dans l'illégalité, et que la CGT est en droit de contester la validité des accords signés par les représentants de FO. En effet, si leur signature s'avère illégitime, les accords sont de ce fait caducs.

Avec 50 % des voix, la CGT peut s'opposer légalement à ces accords qu'elle estime aller à l'encontre de l'intérêt des salariés.

Nous avons dores et déjà pris des contacts afin de porter cette affaire devant la justice. Nous vous tiendrons bien entendu informés de la suite donnée à cette démarche.

Partager cet article
Repost0
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:03


                                                                                                          

 

RETOUR SUR L'HOSPITALISATION A DOMICILE

 

Certains parmi vous se sont émus à la lecture de notre article sur l'hospitalisation à domicile. Il nous paraît important de revenir sur certains points afin de préciser notre position sur la question.

Tout d'abord, nous avons parlé d'une diminution du nombre de chimiothérapies administrées en  hospitalisation complète. Il ne s'agit pas du nombre global de chimiothérapies préparées par l'URC  (qui au contraire a progressé de 16 % au cours de l'année 2 008), et administrées par le personnel de l'Institut Bergonié. Nous avons tout simplement parlé du glissement du mode d'administration de ces chimiothérapies du cadre de l'hospitalisation à celui de l'hôpital de jour 2, et des conséquences que cela ne manquerait pas d'avoir sur l'emploi pour certaines catégories du personnel (cf l'introduction de notre article sur le sujet dans le journal précédent). Cela ne risque-t-il pas de porter tort à l'Institut lui-même et d'avantager d'autres structures, notamment privées?

Par ailleurs, si nous nous sommes montrés inquiets quant aux conditions dans lesquelles certains patients pouvaient vivre les effets souvent éprouvants d'un traitement par chimiothérapie, alors qu'ils sont repartis chez eux après deux heures de l'injection, il ne s'agissait nullement de remettre en cause le souhait des malades qui préfèrent leur environnement familial à l'environnement hospitalier. Notre questionnement est simple : est-il possible que le ministère  décrète que certains protocoles, connus pour leur moindre toxicité, relèvent du mode ambulatoire, alors que d'autres seraient réservés à l'hospitalisation, et cela sans tenir compte des conditions dans lesquelles le retour au domicile pourrait être vécu ?

Cela reviendrait à ne plus reconnaître aux médecins la possibilité de décider du bien-fondé et de la faisabilité d'un tel retour, dans l'intérêt du confort physique et psychique du patient.

Les malades qui peuvent et veulent bénéficier du réconfort d'une prise en charge globale dans le cadre spécialisé d'un centre anticancéreux doivent pouvoir le faire. Les médecins de l'Institut, qui ont toujours eu à coeur de défendre une médecine de qualité, qui a fait la réputation nationale et même internationale de nos centres, et qui a su rester jusque-là indépendante des questions budgétaires, rejoindront sans aucun doute les préoccupations de la CGT, en affirmant qu'ils sont seuls juges, en accord avec les patients, du mode de prise en charge qui leur convient le mieux, sans tenir compte des injonctions du ministère de la Santé et des recommandations de Bruxelles.

Nous ne sommes pas opposés au principe des soins en ambulatoire, sans lesquels il serait impossible d'absorber le nombre croissant de patients à traiter, mais nous craignons tout simplement qu'ils ne se développent au détriment du secteur de l'hospitalisation qui doit être maintenu (sans fermeture de certains services plusieurs semaines dans l’année), voire développé…

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:52

 

L'hospitalisation à Domicile (suite)

 

La lecture du rapport d''activité de l'institut pour l'année 2008 montre un net recul du nombre de chimiothérapies administrées en hospitalisation complète. Ce recul est de 50% par rapport à l'année précédente. Parallèlement, on observe une augmentation des soins de suite, c'est à dire des chimiothérapie administrée à l'institut sans hospitalisation. Deux heures après avoir reçu leur traitement, les patients repartent chez eux. La relation entre ces deux éléments est évidente, puisque ces patients « ambulatoires » sont autant de patients en moins dans les services d'hospitalisation, d'où les économies substantielles que l'on peut réaliser. Cette gestion purement comptable amène plusieurs réflexions

 

La première, concerne évidement la qualité des soins et le confort des malades. Nul n'ignore, qu'il en ait été le témoin chez un proche, ou qu'il le vive chaque jour dans le cadre de son travail, les effets secondaires d'une chimiothérapie. Qu'ils soient vécus dans le cadre d'une prise en charge par une personnel qualifié, disposant d'un matériel adéquat, contribue à en minimiser les conséquences tant physiques que psychologique. On imagine l'angoisse d'un patient livré à lui-même, même s'il bénéficie,de la meilleure volonté de son entourage, confronté aux suites de traitements le plus souvent éprouvants.

 

La deuxième a trait à la diminution des activités d'hospitalisation, qui découle du développement de soins de suite. On sait déjà que la tarification à l'acte ( T2A) favorise financièrement les séjours de courte durée, puisqu'elle permet aux établissements qui privilégient ce type de fonctionnement au détriment des séjours longs d'être mieux rémunérés. Ces derniers seront-ils bientôt réservés à de riches patients des pays du golfe ou d'ailleurs, capables de payer cash une hospitalisation qui sera refusée aux assurés de notre pays? Ne vous y trompez pas, cette pratique à priori incroyable serait déjà utilisée dans certains centres parisiens...

Cette logique purement financière privilégiant les séjours courts est censée permettre une rotation plus rapide des patients hospitalisés en encourageant par le biais d'un financement plus avantageux ce type de séjours. C'est la même logique qui prévaut pour ce qui est du développement des soins de suites.

Mais qui dit diminution du nombre d'hospitalisations dit aussi réduction du personnel en charge dans les différents services. Cette réduction va elle aussi dans le sens d'une diminution des coûts au détriment de l'emploi. (Le projet de la centralisation de la plonge on est la parfaite preuve).

 

50% de chimio en hospitalisation en moins c'est beaucoup! Cette baisse d'activité aura forcément des conséquences sur le nombre de postes.

 

Qualité des soins et défense d'emplois sont des principes que nous devons défendre à tout prix, malades et soignants, pour le maintien d'un service de santé de qualité à l'Institut et par extension en France.

 

 

Dernière semaine pour nous faire parvenir vos chèques syndicaux : ils nous aideront à faire face aux frais juridiques engagés pour vous défendre et vous aider !

Ils sont à nous remettre en main propre ou à glisser dans la boîte aux lettres CGT dans le couloir menant au parking Marly.

 

Partager cet article
Repost0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:46

 

La Direction
Vous êtes invités à négocier la sauce à laquelle vous allez être mangés.


Les salariés de l'Institut
Mais, nous ne voulons pas être mangés du tout !

La Direction
Vous ne répondez pas à la question...

 

Depuis plus de deux mois, le syndicat CGT vous tient informés du déroulement des négociations en cours à l'Institut, l'une concernant le groupement d'employeurs et l'autre la réorganisation du temps de travail dans certains services, avec pour conséquence la perte de 9 jours de RTT (voir journaux précédents et blog de la CGT)

Les deux accords étaient à la signature jusqu'au 30 avril dernier. Le 4 mai, nous avons reçu la notification précisant que le syndicat CFE-CGC les avait signés.

Depuis le début, nous avons dénoncé ces projets au nom de la défense des salariés. Nous avons donc fait valoir notre droit d'opposition en envoyant deux lettres avec accusé de réception à la Direction, ainsi qu'aux autres syndicats de l'Institut.

Or, coup de théâtre, nous apprenons le 12 mai que la Direction, remettant l'ouvrage sur le métier, propose de nouveau les deux accords à la signature. Lorsque la notification nous est remise, le vendredi 15 mai, nous constatons que le syndicat FO a signé l'accord concernant le groupement d'employeurs...

Nous sommes donc contraints, devant l'obstination de la Direction, de formuler à nouveau notre droit d'opposition par lettre recommandée en date du 15 mai.

Jamais dans l'histoire de l'Institut nous n'avons assisté à une telle mascarade, à une telle tentative de passage en force, et cela contre la volonté d'une majorité de salariés que nous représentons dans ces négociations !

Aussi longtemps que nous serons leur porte-parole, nous refuserons de signer des accords qui vont à l'encontre de leurs intérêts. La Direction a apparemment bien intégré la notion d' « hôpital-entreprise » chère à notre ministre de la santé. Elle semble en tout cas avoir oublié la mission première de Bergonié, les soins aux patients, qui ne pourront que pâtir d'une absence de cohésion de ceux qui, de près ou de loin, sont avant tout à leur service.

 

Une Direction qui, tout en annonçant son probable départ de l'Institut dans quelques mois, s'applique à détruire systématiquement les droits sociaux dont bénéficiaient jusque-là ses salariés.

Partager cet article
Repost0
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 15:57

L'arrivée de Mr Sarkozy aux affaires a permis une augmentation du contingent d'heures supplémentaires ainsi qu'un « toiletttage » fiscal de leur utilisation.

 

Or, si le recours aux heures supplémentaires peut être justifié dans certains secteurs de production pour répondre aux fluctuations de la demande, il ne l'est absolument pas dans le secteur tertiaire. Il est même contreproductif lorsqu'il se substitue à la création d'emplois, dans une période où explose le nombre de chômeurs.

Prenons l'exemple de Bergonié. Ces derniers mois, le nombre d'heures supplémentaires y a progressé très fortement. Pour les salariés, le système a apparemment des avantages, puisqu'il répond à un désir d'augmenter leurs revenus. C'est le fameux « travailler plus pour gagner plus », cher au président de la République.

Mais si elles répondent à des besoins immédiats et bien réels, les heures supplémentaires sont bel et bien pour les salariés et en particulier pour ceux d'une structure comme Bergonié, un cadeau empoisonné.

Il faut savoir qu'elles échappent aux cotisations sociales. Effectuer des heures supplémentaires, c'est donc contribuer à affaiblir encore davantage les caisses de Sécurité Sociale -allocations familiales, retraites, maladie, assurance chômage.

Or, comment continuer à assurer un système de santé digne d'un pays comme la France si l'on ampute ainsi son financement?

Le fonctionnement de l'Institut repose sur l'attribution de fonds publics. Ceux-ci ne pourront être que réduits si les contributions sociales auxquelles tous -y compris les employeurs- doivent être soumis selon leurs moyens diminuent constamment.

Quel sera alors l'avenir des centres, notre avenir à tous et celui de nos enfants, si nous ne comprenons pas les conséquences de certaines mesures à priori séduisantes?

Nous devons en prendre conscience et refuser ce système pernicieux : recourir aux heures supplémentaires, c'est effectivement gagner un peu plus dans l'immédiat, mais au détriment des systèmes de protection collectifs dont nous avons tous besoin aujourd'hui et demain.

 

POUR DEFENDRE NOS DROITS, NOUS AVONS BESOIN D'UN SYNDICAT FORT. VOUS AVEZ DEJA ETE NOMBREUX A TEMOIGNER VOTRE CONFIANCE A LA CGT. CONTINUEZ A NOUS SOUTENIR EN NOUS REJOIGNANT ET EN NOUS FAISANT PARVENIR LES CHEQUES SYNDICAUX QUI VOUS ONT ETE REMIS.

 

NOUS COMPTONS SUR VOUS POUR LA MANIFESTION DU 1ER MAI : RENDEZ-VOUS SOUS LA BANIERE CGT SANTE POUR UN DEPART A 10H 30 PLACE DE LA REPUBLIQUE

Partager cet article
Repost0
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 15:56

 

(29 avril 2009)

 

A partir du 1er avril tout le personnel de l'Institut Bergonié est concerné par la hausse générale des salaires de 0,5 %. Cette mini hausse n'est évidemment pas à la hauteur des attentes des salariés qui, malgré une inflation soit-disant ramenée à sa plus simple expression, doivent faire face à diverses augmentations. Ainsi, ceux qui bénéficient des « services » de Gaz de Bordeaux, pour ne prendre que cet exemple, ont-ils vu en janvier dernier, leur abonnement grimper de 80 à 180 % selon les tarifs.

 

Les impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation) subissent, du fait du désengagement de l'Etat, de fortes hausses.

5 € supplémentaires par mois, pour ceux qui en touchent 1000, ne compenseront certes pas ces hausses du coût de la vie!

Par ailleurs, l'accroissement de l'activité au sein de l'Institut au cours de ces derniers mois a permis de dégager un excédent confortable dont la CGT avait demandé que les salariés puissent bénéficier au titre des efforts consentis par tous.

Notre demande a été partiellement entendue, puisque la Direction a annoncé qu'une enveloppe de 200 000 € allait être distribuée sous forme de primes. Ce montant est insuffisant aux yeux de la CGT, qui réclame qu'il soit porté au minimum à 450 000€ , (ce que l'excédent dégagé à l'issue de l'exercice 2008 permet largement), afin que cette prime ne soit pas inférieure à celle versée à chaque salarié en juillet 2 006.

Il faut savoir que l'attribution de primes n'entre ni dans le calcul des cotisations sociales ni dans celui des retraites et n'a qu'un effet ponctuel sur le pouvoir d'achat de ceux qui les reçoivent.

Mais puisqu'il faut se contenter par ailleurs d'augmentations de salaire à minima (les 0,5 % cités plus haut), les salariés ne peuvent refuser une prime exceptionnelle...

Reste à savoir à présent comment la Direction entend répartir la somme entre les membres de l'Institut. Plutôt que le même montant soit attribué à tous quelle que soit sa catégorie socioprofessionnelle, la CGT propose que la prime soit inversement proportionnelle au salaire, les catégories aux rémunérations les plus faibles étant alors « avantagées » par rapport aux plus hauts revenus.

C'est à un véritable principe de solidarité que nous appelons, qui veut que celui qui ait le moins soit aidé davantage. Cela implique évidemment que les plus favorisés consentent, par la compréhension qu'ils ont des difficultés financières que rencontrent nombre de ceux qu'ils cotoient chaque jour sur leur lieu de travail, à percevoir un peu moins. Nous ne doutons pas que cela leur sera d'autant plus facile qu'ils auront compris qu'une revalorisation de 0,5% ne se traduit pas par la même chose pour ceux qui touchent le SMIC que pour ceux qui touchent de hauts salaires.

C'est pourquoi nous défendrons le principe de solidarité lors des discussions qui auront lieu prochainement conernant l'attribution de cette prime

Partager cet article
Repost0
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 23:37

Durant la même séance, nous avons questionné la Direction sur une loi votée le 12 mars dernier autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances en vue de réformer les centres anticancéreux.

 

Ces ordonnances porteront sur les missions de service public de notre centre, sur les simplifications de son organisation, son fonctionnement, sa gestion et la modalité de son contrôle budgétaire et comptable. Cette loi ne peut qu'éveiller les craintes de la CGT quant à l'avenir de l'Institut et de ses salariés.

 

La CGT a voulu savoir jusqu'à quel degré notre centre garderait son indépendance vis à vis du CHU et d'autres établissements.

 

Elle a également demandé dans quelle mesure ces ordonnances protégeraient tous les salariés de l'Institut car la refonte de l'hôpital inscrite dans la loi Bachelot (prévoyant la suppression de 20 000 emplois dans le secteur de la santé) est certainement en corrélation avec ce que nous vivons actuellement. La réponse de la Direction « les sénateurs nous protégeront » nous a laissés dubitatifs.

 

La tempête qui s'en suivra n'épargnera personne, qu'elle soit technicien, ASH, manipulateur, infirmier, brancardier, médecin, cadre ou autre, et notre mobilisation doit être à la hauteur du défi. C'est pour cette raison que la CGT Bergonié lance un appel à tous ceux qui ont pris conscience de l'importance des enjeux sociaux à venir, afin qu'ils nous apportent leur soutien et leurs compétences dans ce combat.

 

Le 14 avril 2009

 

 

Partager cet article
Repost0
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 22:54
Le 7 avril avait lieu un dernier tour de table avant la mise à la signature des deux accords dont nous vous avons largement parlé au cours de ces dernières semaines.

Le premier portait sur la réorganisation du temps de travail, avec en particulier la fameuse fiche n° 5 qui remet en cause l'accord RTT de 1999. Précisons que dans la dernière mouture soumise à signature, l'horaire de 7h30 journalières concernerait les ASHQ, mais aussi toutes les catégories socioprofessionnelles, puisque l'intitulé « ASHQ » figurant sur le projet initial a été supprimé. La CGT a réitéré son opposition concernant l'organisation horaire proposée par la Direction.

Le deuxième accord « pierre angulaire de notre action », concernait le Groupement d'Employeurs. A l'occasion de la discussion portant sur ce sujet, la Direction a démontré son grand talent dans l'art de la négociation. Dans une introduction surprenante, elle laissait entendre que les vives inquiétudes que la CGT avait formulées dans ses précédents journaux n'étaient pas infondées. La Direction elle-même s'interrogeait à présent sur la capacité du Groupement à satisfaire les besoins de l'Institut en moyens humains, émettait la crainte que ce groupement finirait par employer des CDD, et s'inquiétait surtout de sa viabilité financière puisqu'il ne survit actuellement qu'avec des fonds européens. (Nous vous signalons au passage que tous les fonds européens ayant trait au social et à l'emploi qui sont distribués aux pays de l'Union Européenne servent à libéraliser encore davantage le monde du travail).

Etonnante remise en question de la Direction, qui aurait pu laisser présager un revirement complet! Mais c'est à un petit jeu du chat et de la souris qu'elle s'est livrée, introduisant un amendement par-ci, cédant à une ancienne revendication par-là (la subrogation) ...., tout cela pour nous annoncer, au bout de deux heures de réunion, que les deux accords seront déposés à la signature jusqu'à fin avril.

Nous avons exhorté les autres organisations syndicales à nous joindre dans notre opposition à ces deux accords, mais nous avons essuyé un refus!

Nous informons les salariés de l'Institut que si la CGT n'exprime pas son droit d'opposition dans un délai de 8 jours, après leur notification, ils deviennent immédiatement applicables.
Par conséquent, notre devoir et notre engagement envers vous, largement opposés à ces projets, nous a poussés à agir rapidement. Pour cela nous avons adressé un courrier avec accusé de réception à la Direction et aux autres organisations syndicales afin de leur signifier par écrit notre opposition.

 

Le 14 avril 2009

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:46

 

La Direction de l'Institut soumet à la signature des syndicats un accord portant sur l'organisation et la gestion du temps de travail.

 

 

Ce dossier se décline sous forme de fiches. Chacune d'elles récapitule les modalités arrêtées lors de l'élaboration du premier accord à l'Institut en 1999. Ces fiches précisent la durée annuelle de travail, l'aménagement de ce temps, sa gestion et la valorisation des congés et absences.

La fiche n° 1 concerne le personnel ASHQ en 10h30. La fiche n° 2 les IDE et AS en 11h30, la fiche n° 3 le personnel et services en 7h 48, la fiche n° 4 les manipulateurs en 10h, la fiche n° 6 les ASHQ en 8h 30 et la fiche n° 7 les IDE d'hospitalisation et de chirurgie en 8h.

Si toutes ces fiches reprennent sans les modifier les modalités de l'accord sur la RTT signé en 1999, la fiche n°5 suscite l'inquiétude de la CGT. Cette fiche concerne les ASHQ qui doivent travailler en 7h 30 journalières.

Les horaires arrêtés sont : 7h30 à 15h45 / 8h00 à 16h15 / 9h 00 à 17h 15 / 10h 30 à 18h 45.

 

Après l'analyse de cette fiche, nous constatons qu'elle remet en partie en cause l'accord de RTT de 1999 puisque tout le personnel soumis à ces horaires ne bénéficieraient plus que de 14 jours de RTT au lieu de 23 jours actuellement.

La CGT dénonce ce projet de modification qui pénalise sans contrepartie cette catégorie. En effet, à l'époque tous les salariés avaient subi un blocage de salaire pendant deux ans et s'étaient vus soumis à une convention collective au rabais qui avait rétrogradé beaucoup de catégories de telle sorte que leur salaire n'atteindra jamais celui qu'ils auraient pu atteindre sous l'ancienne convention.

C'est ainsi que l'on a fait payer à ces salariés - par le blocage de leur salaire - les 23 jours de RTT qu'on leur a octroyés. La mise en application de la fiche n° 5 leur ferait perdre 9 jours de RTT.

 

Nous signalons également un fait plus grave encore : sous couvert d'une réorganisation de service, on vient de s'apercevoir que des salariés ont été spoliés, certains d'une semaine, d'autres de la totalité, de leurs jours de RTT, c'est-à-dire 23 jours, en ne leur faisant plus effectuer que 35 heures par semaine! Comment peut-on à ce point faire fi des accords signés?

La loi portant sur la réduction du temps de travail est encore en vigueur et nous ne comprenons pas pourquoi notre Direction cherche à la remettre en cause.

Aujourd'hui ce sont les ASHQ qui sont concernés, demain ce seront d'autres catégories!

 

Nous avons consenti des sacrifices – notamment financiers - en échange de nouveaux droits que nous n'entendons pas perdre sans réagir.

 

Partager cet article
Repost0