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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 16:03

 

 

Lors de la Réunion Paritaire du 17 avril dernier, les négociations salariales

portant notamment sur les augmentations de salaire ont tourné court.

En effet, la Fédération des Centres de Lutte Contre le Cancer a campé sur sa position antérieure en proposant une augmentation  de 0,5% pour l'année 2018 avec effet à compter du premier mai, en cas de signature ou de décision unilatérale, soit en réalité une royale augmentation de 0,33% pour 2018. 

 

Dans les faits, cela représenterait mensuellement 4,94€ bruts pour une ASH, 5,74€ pour une aide-soignante, 6,39€ pour une assistante médicale, 7,52€ pour une IDE et 9,41€ pour un cadre de soins. INDECENT !!

 

Prétextant la fragilité budgétaire de certains Centres comme Bergonié par exemple, UNICANCER prétend ne pas vouloir accentuer cette fragilité.

C'est maintenant un rituel : la Fédération tente, comme tous les ans, de mettre la pression sur les délégations syndicales négociatrices en leur opposant toujours le même mensonge du déficit pour justifier son refus d'augmenter correctement les salaires.

 

Mais de quoi parle-t-on au juste ? Les CLCC sont des ESPIC (Etablissements de Santé Privés d'Intérêt Collectif), financés par des fonds publics, ce qui exclut de fait toute possibilité de déficit ni d'ailleurs de profit. L'argument de la Fédération est donc irrecevable.

 

On ne peut que regretter une telle position alors même que les rémunérations de certains directeurs de Centres tels ceux de Strasbourg, de Gustave Roussy ou de Curie, dénoncés dans le Canard Enchaîné du 7 février dernier, atteignent des sommets, ainsi que nous l'avons rapporté dans la précédente publication de la CGT  (en date du 28 mars).

 

D'un côté, on refuse les augmentations auxquelles les salariés peuvent justement prétendre au vu des efforts qui leur sont demandés, de l'autre on fait des ponts d'or que rien ne justifie à quelques dirigeants sans scrupules. Cherchez l'erreur !

 

Le rapport d'activité publié en 2016 insiste sur les atouts en matière d'innovation que portent les CLCC, leur conférant un rôle à la pointe de la cancérologie en France combinant, selon leur statut soins, enseignement et recherche.

 

Mais on ne peut indéfiniment conduire cette démarche dynamique de développement des CLCC, assurer une activité en hausse constante (+ 5% en 2016, +3,1% en 2017,  sans que les salarié.e.s, premiers artisans de ces résultats, voient leurs efforts reconnus.

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 21:44
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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 21:33

Le 10 janvier 2018

Depuis son arrivée à l‘Institut Bergonié, la nouvelle Direction n‘a pas ménagé ses efforts pour communiquer sur les orientations qu‘elle entend donner à notre établissement : un premier article sur deux pages dans Sud Ouest, suivi d‘un deuxième trois jours plus tard, plusieurs assemblées générales, ces dernières semaines ont été l‘occasion de marteler la nécessité d‘une restructuration selon elle indispensble pour assurer l‘avenir de notre Centre.
Nos dirigeants mettent en avant, comme par le passé, l‘habituel scénario du déficit, qui -Ô surprise!- s‘avère plus important que prévu!
Le coût de la construction du nouveau bâtiment, qui s‘élève à 32 millions d‘euros, et dont le financement doit être avancé par l‘Institut, n‘y est certes pas étranger. Rappelons tout de même que le statut des Centres de Lutte Contre le Cancer prévoit que tout investissement entrepris dans ce type d‘établissement est à la charge de la Sécurité Sociale. Or, la Direction cherche à en faire payer le prix aux salariés, grâce à une réduction de la masse salariale,  -mais ne parlons surtout pas de plan social!- jamais vue jusque-là!
On nage vraiment en pleine contradiction : d‘un côté, on veut „accueillir davantage de patients, car beaucoup trop piétinent encore à l‘entrée“, et de l‘autre on veut nous faire croire que cela sera possible avec toujours moins de personnel, et par conséquent, des salariés d‘autant plus sous pression qu‘ils seront moins nombreux! Autre contradiction : le développement des thérapies ambulatoires entraîne la réduction du nombre d‘hospitalisations, mais cette réduction constitue pour l‘Institut un manque à gagner, puisque ces journées d‘hospitalisation ne sont pas payées par la Sécurité Sociale ! La Direction ne peut pas d‘un côté déplorer cette baisse de financements et de l‘autre tout faire pour réduire les services d‘hospitalisation! Et ce n‘est certainement pas en développant des pratiques telles que le partenariat qui vient d‘être signé avec l‘espace Beaulieu (en toute opacité, et donc en complète contradiction avec les propos tenus par le Directeur Général sur la „stratégie de transparence interne“) que la tendance risque de s‘inverser : celui-ci prévoit que les patients traités en chirurgie ambulatoire puissent être accueillis (dans des „conditions plus agréables que dans une chambre d‘hôpital“) dans les chambres proposées par ce nouvel espace à but lucratif.
Outre les risque que pourrait faire courir aux patients concernés  le fait de ne pas bénéficier d‘un accompagnement médical, son coût sera à leur charge, et pour partie à celle de l‘Institut, mais sans que la Sécurité Sociale ne participe au financement de cet „hébergement temporaire non médicalisé, mais à l‘opposé d‘un service public de la santé au bénéfice de tous les malades. Rappelons que ce dispositif concerne pour le moment des établissements qui se sont portés volontaires pour l‘expériementer, et que notre Direction, non contente de faire partie des zélés cobayes, profite de ce transfert vers le privé pour diminuer le nombre de salariés de l‘Institut, comme le prévoit le plan de la réorganisation de l'hospitalisation.

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 18:18

 

 

Pourquoi la CGT refuse de jouer le jeu de l’intersyndicale

 

La CGT Bergonié s’est engagée devant les salariés :

 

- à refuser tout accord d’entreprise remettant en cause le roulement des salariés de l’Institut dans quelque service que ce soit.

- à garantir des horaires permettant le maintien des 23 jours de RTT.

- à défendre tous les emplois pérennes dans l’Institut.

- à ne pas accepter la fermeture les week-ends du 5e étage, ni celle des 2e et 5e étages la nuit, ni celle d’aucun service existant.

- à refuser l’externalisation des activités.

 

Or, les accords signés par les autres syndicats, notamment l’accord de 2009 portant sur la réorganisation du temps de travail et le groupement d’employeurs, ainsi que l’accord du 26 juin 2017 concernant la polyvalence et la mobilité rendent possible les orientations que nous combattons depuis 2009.

 

Il suffirait donc que les syndicats signataires dénoncent les accords qu’ils ont signés jusque-là pour que les mesures que la Direction veut mettre en place ne soient plus applicables : la balle est dans leur camp !!!

 

 

 

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 18:16

Non au plan social ! Lundi 6 novembre 2017

 

 

Nous dénonçons la politique de gestion menée actuellement par la Direction de l’Institut qui, tout en favorisant une réduction de l’activité par le transfert de spécialités vers d’autres établissements, met en avant un déficit découlant de cette baisse d’activité pour fermer certains services et restructurer l’ensemble des services hospitalisation, et par ricochet tous les services de l'établissement, au détriment des patients et du personnel.

 

Une restructuration qui va entraîner de fait des suppressions de postes et, pour ceux qui ne feront pas partie de la première charrette, une flexibilité et une charge de travail accrues et des conditions d'exercice de plus en plus dégradées.

 

Nous dénonçons un démantèlement programmé de notre établissement et une menace sur l’offre de soins.

 

Nous rappelons à la Direction que l’Institut Bergonié assure une mission de service public.

Par conséquent nous refusons toute logique marchande comme tout chantage à un soi-disant déficit !

 

Nous demandons à la Direction de s’engager à maintenir l’activité de notre établissement, sa pérennité dans le schéma sanitaire régional et tous les emplois de l’Institut.

 

La Direction s'appuie non seulement sur l'accord d'entreprise d'avril 2009 combattu par la CGT devant la justice, mais aussi sur un accord récent, datant du 27 juin 2017, que seule la CGT n'a pas signé, pour tenter d'imposer au personnel de chirurgie et de médecine des nouveaux roulements. Ceux-ci permettront une très grande mobilité, une flexibilité accrue et généreront des pertes de salaire et une dégradation des conditions de travail.

Nous avons évoqué à plusieurs reprises les inconvénients de ces accords pour les salariés.

 

Parallèlement, la Direction a élaboré un schéma de « Réorganisation capacitaire » qui prévoit une réduction des effectifs : sur les 188 postes existant en oncologie médicale et en chirurgie, seuls 154 seront conservés. Les 34 salariés en surnombre seront affectés à un « pool de compensation et de suppléance ». Dores et déjà, les ASH, les aide-soigant(e)s, les infirmier(ère)s affectés dans les services de soins et d'accueil ont reçu un formulaire leur demandant de candidater à un des postes qui seront conservés.

 

Les 34 salariés qui ne seront pas retenus basculeront donc dans le pool aux conditions prévues par les accords que la CGT conteste. Nul doute que ces conditions de travail détériorées pousseront nombre de salariés à partir d'eux-mêmes, ce qui arrangera bien la Directon en lui permettant de réduire les effectifs sans frais.

 

Un projet à enterrer

 

La CGT a fait plusieurs propositions à la Direction pour éviter d'en arriver à ce plan social déguisé : quand va-t-elle y répondre ?

En attendant, nous demandons aux salariés concernés de refuser catégoriquement les nouveaux roulements proposés, qui sont illégaux et par conséquent attaquables devant la justice.

La CGT défendra tous les salariés dont les droits sont bafoués, comme elle l'a fait par le passé .

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 10:19

PROJET SOCIAL, OU COMMENT FAIRE AVALER AUX SALARIES DE BERGONIE LA DEGRADATION DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL

 

La Direction a lancé depuis septembre l'élaboration du projet social 2016-2020, en mettant l'accent sur l'aspect participatif de la démarche. Pour ce faire, elle a constitué un « groupe projet » incluant les les syndicats, des cadres et des salariés non cadres.

Bref, nous voilà conviés à cuisiner ensemble la sauce à laquelle nous allons être mangés !

 

Il n'a échappé à personne que le climat général qui prévaut depuis quelques années dans notre Institut est loin d'être serein. Tous les salariés se plaignent des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, avec toujours plus de flexibilité et une charge de travail toujours plus lourde. A tel point que jamais les demandes de ruptures conventionnelles, les démissions, sans parler des arrêts de travail ou les mises en invalidité n'ont été si nombreux.

 

Salariés, pour qui la souffrance au travail est désormais une réalité quotidienne, la Direction (qui en est la première responsable!) a des solutions pour vous : elles se trouvent dans le nouveau projet social qui, entre autres choses, insiste sur la « qualité de vie au travail ». Quelques exemples :

  • Vous êtes surmené, stressé : pourquoi pas un peu de yoga dans l'espace de détente ?

  • Vos problèmes professionnels empoisonnent votre vie ? : pas de panique ! Un psychologue du travail saura vous prêter une oreille attentive.

  • Vous n'avez plus le temps de pratiquer un sport ? Amenez vos baskets et votre survêtement pour le « sport maison ».

  • Vous en avez assez de vos trajets domicile/travail, et vous préféreriez rester chez vous devant votre ordinateur, plutôt que de côtoyer et d'échanger avec de vraies personnes, celles que l'on appelle des « collègues de travail » ? La version moderne de ces pratiques dépassées vous est proposée par la Direction : le télé-travail.

 

Ce projet social est un catalogue de mesurettes pour amuser la galerie, calquées sur ce qui se pratique aux Etats-Unis et autres pays adeptes de l'ultra-libéralisme, qui ne reculent devant rien pour mieux faire passer l'essentiel : l'exploitation éhontée des salariés, afin de dégager des économies sur leur dos, ce qui permet à certains de se partager de substantielles primes de « performance » !

 

Une seule réunion de travail du groupe projet a suffi pour que la CGT comprenne ce qui se tramait contre l'Institut et les salariés. Refusant de cautionner le volet social proposé par la Direction, nous avons décidé de ne plus participer à cette mascarade à laquelle nous ne voulons pas nous associer. A l'avenir, si notre voix n'est pas entendue, nous continuerons de combattre les aspects pervers du projet.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 20:42

L’idée d’implanter un service de stomatologie au sein de l’Institut, afin de prendre en charge les soins associés aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, remonte à plusieurs décennie

En effet, certains gestes préventifs s’avèrent indispensables avant d’entamer ces traitements, dont les effets nécessitent également, bien souvent, des soins particuliers. Cette prise en charge spécifique contribue à augmenter les chances de guérison de très nombreux patients, mais aussi leur confort et leur équilibre psychique.

 

L’existence du service de stomatologie au sein-même de notre Centre permet aux praticiens d’accélérer la prise en charge et de résoudre rapidement, au cas par cas, les problèmes liés aux traitements mis en place.

C’est en cela que ce service, fonctionnant en étroite complémentarité avec les médecins oncologues, les radiothérapeutes et les chirurgiens, constitue un maillon indispensable de l’offre de soins proposée à l’Institut.

 

Depuis près de vingt ans, nous avons la chance d’avoir à sa tête une praticienne, le docteur Robert, qui, assistée de Monsieur Lemerdy, n’a ménagé aucun effort pour offrir aux patients l’accueil,les soins et les conseils les plus adaptés à leurs besoins.

 

Grâce à ses compétences, entretenues et sans cesse mises à jour au cours de nombreuses formations (payées sur ses propres deniers…), le docteur Robert a fait bénéficier à des milliers de patients d’une expertise unique dans la région, et cela dans des délais très courts, alors que le facteur temps est, nous le savons, primordial dans la lutte contre le cancer.

 

Les actes pratiqués dans le service de stomatologie entrent dans le cadre de la T2A : il contribue donc, comme les autres, à faire progresser le budget lié à la tarification à l’acte (plus de 1 million d’euros pour l’exercice 2015).

 

 

La prise en charge du patient dans sa globalité exige le maintien de la stomatologie au sein de notre établissement car elle participe largement à une offre de soins de qualité qui a fait la réputation de l’Institut Bergonié.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 22:35

20 juin 2017

 

Depuis le printemps, la Fédération Patronale fait le forcing auprès des syndicats pour qu'ils acceptent la modification de certains articles de la Convention Collective de janvier 1999.

D'ores et déjà, après seulement deux réunions de la Commission Paritaire à Paris, elle a élaboré un projet sous la forme d'avenants qu'elle souhaite mettre rapidement à la signature . Une précipitation bien dans l'air du temps, qui permet d'éluder le débat, à la veille des vacances !

La CGT soumet à l'ensemble des salariés des Centres un rapide tour d'horizon de quelques « perles » figurant dans ce projet

1) Révision ou dénonciation d'articles de la Convention Collective

Aujourd'hui, lorsque la Fédération ou un syndicat adhérent ou signataire de la Convention souhaite réviser ou dénoncer un article de ladite convention, des réunions de concertation doivent être tenues jusqu'à la conclusion d'un accord. A défaut d'accord portant sur la révision d'un article, le texte existant continue à s'appliquer. Ainsi, le chapitre des classifications et des rémunérations en discussion de 2013 à fin 2016 n'ayant pas pu faire l'objet d'un accord, les règles précédentes restent en vigueur.

Dans le cadre de la dénonciation d'un ou plusieurs articles de la Convention, et à défaut d'accord, les règles précédentes restent en vigueur pendant 18 mois au maximum. Or, dans le projet de modification de la Convention Collective proposé par la Fédération, ce délai est réduit à un an. Passé ce temps, c'est le Code du Travail qui s'appliquerait, c'est-à-dire le minimum existant (ce minimum risquant d'être réduit à peau de chagrin si le gouvernement Macron parvient à ses fins).

On peut craindre que face à cette éventualité, certains syndicats ne se sentent obligés d'accepter un accord même défavorable.

2) Transformation ou suppression d'emploi pour motifs non inhérents à la personne du salarié

Aujourd'hui, un salarié dont l'emploi est soit transformé soit supprimé peut se voir proposer un poste de reclassement à titre définitif. Ce dispositif disparaît purement et simplement du projet actuel. Que deviendront par conséquent tous les salariés dont l'emploi, du fait de mutations technologiques, est supprimé ? La CGT ne peut admettre que le dispositif en vigueur aujourd'hui soit abandonné, à l'heure où des conventions de type GCS SOHO comme celle signée entre 9 CHU ET 3 CLCC de la région Aquitaine et des territoires d'outre mer se multiplient, impliquant la disparition d'activités pratiquées dans les établissements partenaires.

3) Contrat de Travail

Parmi les points qui seraient spécifiés dans le contrat de travail signé entre l'employeur et le salarié figure la « périodicité du versement de la rémunération » : est-ce à dire que la mensualisation de la rémunération pourrait être remise en question, et devenir, comme cela se pratique dans certains secteurs au Royaume Uni par exemple, hebdomadaire ?

Figure également « la durée des congés payés » , ce qui constitue une dérogation aux règles en vigueur aujourd'hui, à savoir celles figurant dans le code du Travail, la Convention Collective des Centres et les accords d'entreprise signés dans chaque Centre. Cela signifierait l'existence de contrats de travail à la tête du client, soumis au bon vouloir des Directions, la disparition des règles communes, bref une véritable jungle : le rêve de la Fédération deviendrait enfin réalité !

Rappelons que la CGT avait déjà dénoncé ce projet de contrat de travail « à la carte » mentionné dans le projet de classifications qui n'a finalement pas été ratifié par les syndicats fin 2016.

4) Indemnités de départ à la retraite

La Convention de 1999 prévoit le versement de l'équivalent de 6 mois de salaire brut au maximum pour tout salarié partant à la retraite en ayant atteint 25 ans d'ancienneté dans le même centre. Cette somme est calculée au pro rata du nombre d'années dans le Centre. La Fédération veut modifier cette règle en réduisant drastiquement ce montant.

Par exemple, un salarié touchant 3000 € brut par mois part avec 18 000 €. Cette somme serait réduite presque de moitié. Depuis 2009, elle est imposable, ce qui réduit encore davantage ce qui resterait pour le salarié.

5) Temps partiel

Jusqu'à présent, le temps partiel est dit « volontaire », c'est-à-dire que c'est le salarié qui en fait la demande, à sa convenance. Le projet que nous avons entre les mains fait disparaître cet aspect. Il est à craindre que les Directions des Centres aient ainsi la possibilité, en arguant du manque d'activité dans tel ou tel secteur, de contraindre n'importe quel salarié à ne plus travailler qu'à temps partiel. La suppression d'activités dans les Centres ou leur transfert dans des établissements signataires de Conventions type GCS Soho justifiera le passage à un temps partiel imposé prévu dans ce projet.

6) Indemnités de licenciement

L'article concernant les indemnités de licenciement est réduit à sa plus simple expression, sont abandonnées toutes les dispositions qui constituaient un plus par rapport au code du travail (c'est-à-dire tout ce qui avait été obtenu pour les salariés au fur et à mesure des années), pour revenir à l'application basique du code de travail.

Tous les salariés doivent se mobiliser contre ce projet scélérat et interpeller leurs organisations syndicales -tous syndicats confondus- afin qu'elles refusent de le signer !!

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 18:16

La loi de Financement de la Sécurité Sociale 2017 poursuit l’objectif de maitrise des dépenses de santé, et de mise à mal de notre système de santé. Cette Loi de financement est une provocation ! Les assuré-e-s, les patient-e-s et les usagers en sont les premières victimes.

 

Dans le même temps, les salaires des personnels des hôpitaux, des cliniques, des établissements de santé sont bloqués ; les restructurations, fusions et mutualisations d’établissements s’intensifient, dégradant toujours plus les conditions de travail des salarié-e-s.

 

Concernant la branche maladie, on peut s’attendre au pire, puisqu’elle doit économiser 4 milliards d’euros afin, d’une part, de ramener son déficit à 2,6 milliards d’euros contre 4,1 milliards l’an dernier et, d’autre part, de participer au financement du mal nommé « pacte de responsabilité », pour lequel l’assurance maladie a été mise à contribution à hauteur de 10 milliards d’euros – dont 3 milliards supportés par les seuls hôpitaux – pour la période 2015-2017.

 

L’objectif national des dépenses d’assurance maladie – ONDAM – est fixé à 2,1 % pour 2017, historiquement bas comme le dit Mme la Ministre. Ce dernier est « minoré plus qu’à l’accoutumée » pour financer, hors ONDAM, d’autres dépenses relevant pourtant de l’Assurance Maladie mais qui, de ce fait, ne lui seront pas imputées, participant ainsi fictivement à la réduction de son déficit.

 

La CGT dénonce ce budget 2017 qui :

  • ne permet pas de maintenir une offre de soins accessible à tous
  • va détériorer la qualité de prise en charge des patients
  • va entrainer des conditions de travail dégradées pour les personnels.

 

Le soi-disant « trou de la Sécu » sert de prétexte au gouvernement pour contraindre les budgets des hôpitaux et des établissements de santé.


En présentant le PLFSS 2017, Marisol Touraine annonçait fièrement :

« L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous avons sauvé la Sécu. Le désendettement de la Sécurité sociale est une très grande victoire pour toutes celles et tous ceux qui croient en l’action publique et en la réforme ».

 

Cette posture triomphaliste est indécente, alors que «le redressement des comptes» est payé au prix fort par les personnels. Faire croire à l’équilibre des comptes de la « Sécu » alors que le déficit est tout simplement reporté sur les établissements hospitaliers et les personnels relève du mensonge éhonté.

 

 

 

Dans les CLCC, UNICANCER utilise le contexte national. Les directions de centres sont devenues les championnes dans l’art de mettre la pression sur les salariés pour les faire bosser toujours plus. Ainsi, L’activité dans nos centres est en hausse constante depuis des années grâce à l’implication de toutes les catégories de salariés.

 

Mais dans le même temps et depuis trop d’années, les salaires sont bloqués et l’augmentation de 2016, extrêmement limitée, est passée inaperçue. Quant à l’inflation, elle s’établit, entre 2011 à 2017, à 5,16 % (chiffres INSEE). Le compte n’y est vraiment pas !

 

Les salaires sont utilisés comme une variable d’ajustement afin d’équilibrer les budgets, ce n’est plus acceptable !

 

Il n’est pas question pour la CGT d’accepter ce qui pourrait d’apparenter à un état de fait. Dans le cadre des négociations en cours, la CGT a présenté des propositions. Nous entendons continuer à les défendre jusqu’à être entendu.

 

Nous appellerons les salariés à se faire entendre dans les semaines à venir, sous différentes formes. D’ores et déjà, la CGT informe la fédération employeur qu’elle appelle l’ensemble des salariés des CLCC à se mobiliser le mardi 7 mars au côté de l’ensemble des salariés de la santé, du public comme du privé, à l’appel des fédération CGT, FO et SUD.

 

Pour les salariés, 2017 ne peut pas ressembler à 2016 ! Nous n'accepterons pas l'aumône octroyée en 2016 qui s’est traduite par une augmentation entre 10 et 12 € pour la majorité d’entre nous.

 

Nos revendications sont :

 

  • Augmentation générale des salaires de 5 %
  • Salaire minimum à 1800€ par mois
  • Augmentation de la PEP de 1% par an dès la 1ère année
  • Passage au niveau C de tous les salariés niveau B au bout d'un an
  • Prise en charge à 100 % par l'employeur de la mutuelle obligatoire

 

Les salariés attendent des réponses. Nous sommes présents pour discuter de ces revendications.

 

 

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:09

La Direction a acheté à grands frais un logiciel (700 000 €, et même plus d'un million d'euros si l'on compte la mise en place), présenté comme un des grands projets de l'année 2013. Depuis le 11 février, les programmes « Station de soins » et « Gestion des rendez-vous » ont été remplacés par le programme « Hôpital Manager ». Admirons au passage ce nom, qui est en lui-même tout un programme !

Si la CGT est résolument en faveur de tout moyen technologique permettant de faciliter le travail des salariés, elle est en droit de s'interroger sur les répercussions que l'introduction de ce nouveau logiciel aura sur l'emploi dans notre établissement. Consacrer des moyens aussi considérables alors que l'on clame vouloir faire des économies paraît quelque peu paradoxal, et n'augure rien de bon pour les assistantes médicales et tout le personnel utilisant aujourd'hui le support papier en général (ASH pour la transmission, le service des archives pour la gestion des dossiers etc).

La Direction sera-t-elle en mesure de redéployer dans l'Institut tous ceux qui verront le contenu de leur emploi détruit par ces nouveaux moyens technologiques dont elle se gargarise?

« Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent », certes, mais choisir de citer Machiavel est-il vraiment bienvenu ? Ou faudrait-il comprendre, plutôt, « Là où la volonté (de réduire le nombre d'emplois) est grande, les difficultés (pour les salariés) augmentent !

 

 

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