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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 00:48

Il y a un an, nous avions vivement critiqué le projet de GCS (Groupement de Coopération Sanitaire) Bergonié-CHU (GCS-PARC), en raison des conséquences désastreuses qu'aurait ce groupement sur la pérennité de notre Institut.

Nous avions en particulier dénoncé l'introduction du secteur privé dans les activités des CLCC prévu par ce GCS, alors que notre Convention l'interdit.

En effet, pour le personnel médical, le statut de médecin ou spécialiste salarié, non payé à l'acte, reste une originalité dans un secteur de la santé confronté aux dépassements d'honoraires, et cela même au sein de l'hôpital public, depuis qu'un secteur privé y a été autorisé.

Aujourd'hui, ce projet revient sur la table, en pire !, sous la forme d'une convention constitutive qui sera soumise à la signature le jeudi 6 avril 2017 à Paris. Les membres du Conseil d'Administration de l'Institut sont invités à exprimer leur avis sous la forme d'un vote électronique (alors que ce mode de scrutin, jugé peu fiable, vient d'être abandonné concernant le vote des Français de l'étranger lors des prochaines élections législatives de juin. Rappelons que lors des élections professionnelles de mai 2016 a Bergonié, 126 suffrages ont été déclarés nuls par le système informatique, sans que la moindre explication ne soit fournie sur le motif de ces annulations!).

Avant cela, le 14 février 2017, un avis favorable à cette convention a été émis par la Conférence Médicale de l'Institut par 9 voix pour et 1 abstention : nous nous interrogeons sur la valeur que peut avoir cet avis alors que le nombre des médecins de l'Institut s'élève à environ 136.

Quel est l'objectif du Groupement de Coopération Sanitaire Sud-Ouest – Outre Mer Hospitalier (SOHO)?

« Favoriser la coopération des membres autour de trois missions pivot d'établissement : la recherche dans un premier temps, le soin et l'enseignement dans un second temps ».

On peut déjà s'inquiéter de cette mutualisation de moyens (en matériel et en personnel), qui ne peut déboucher que sur une suppression de personnel et une offre de soins réduite.

Les membres du GCS SOHO seraient au nombre de 12 : 9 CHU et 3 CLCC :

- CHU : Bordeaux, Limoges, Nîmes, Toulouse, Poitiers, Montpellier, Martinique, Pointe à Pitre Abymes, la Réunion.

- CLCC : Bergonié, ICM ( Institut du Cancer de Montpellier), ICR (Institut Claudius Régaud). .

L'institut disposerait donc de 10 parts sur 120, chacun des contributeurs participant à la même hauteur. Les trois CLCC détiendraient 30 parts, contre 90 pour les CHU (sachant que Claudius Régaud a été phagocyté par le CHU de Toulouse) : les CLCC ne détiendraient qu'une part congrue dans ce groupement, ce qui les affaiblirait de fait.

« Une fois constitué entre les douze membres fondateurs, l'adhésion à d'autres personnes morales de droit public ou de droit privé de l'inter-région » pourra être envisagé, réduisant d'autant la part des membres fondateurs, incluant notre Institut.

Au-delà des objectifs affichés, nous avons relevé à la lecture de la convention des motifs d'inquiétude pour l'avenir de notre Institut, mais également pour celui des CHU eux-mêmes, dont voici une liste non exhaustive :

- Le personnel : « Les membres du groupement peuvent mettre à la disposition de celui-ci les personnels nécessaires à la réalisation de l'objet du groupement » : sur un secteur géographique aussi vaste, qu'est-ce que cela signifie pour les personnels des établissements membres ? Ils pourront être amenés à se déplacer au sein de l'entité « groupement », au gré des besoins. Mobilité forcée ou, en cas de refus, licenciement ?

La nouveauté de cette convention, c'est qu'elle relève du droit public pour sa gestion financière mais que concernant le recrutement de personnel, le recours aux contractuels de droit public (CDD) sera la norme. Un moyen de faire disparaître le fonctionnariat dans les hôpitaux mais également les postes budgétisés dans les CLCC?

- Les ressources du groupement : elles pourront provenir de fonds publics ou d'autres organismes privés. Cette ouverture à des fonds privés pourrait, en cas de défaillance, mettre le groupement en péril avec le risque qu'il devienne la proie de groupes plus puissants financièrement.

- La gestion financière : le groupement est soit-disant à but non lucratif, mais il est prévu qu'il puisse faire des excédents, qu'il peut consacrer à des réserves

ou reporter à l'exercice suivant. Mais en cas de résultat déficitaire sur plusieurs années, ne sera-t-il pas tentant, dans une pure logique de secteur marchand, de procéder à des plans sociaux et/ou de réduire drastiquement les investissements et les soins prodigués à la population afin d'apurer les comptes?

- La question de la représentation syndicale est totalement absente de la convention. Le personnel recruté par le GCS ne pourra être défendu par les syndicats. Ces derniers n'auront en outre aucun droit de regard sur la gestion du GCC : c'est l'opacité la plus complète !

Les salariés seraient livrés en pâture au bon vouloir des administrateurs du GCS, une « entreprise » sans CE, ni DP, ni CHSCT, ni DS ! Le rêve du Medef !

- Côté patients, leur admission à un établissement ne serait plus géographique mais en fonction de l'existence ou non des spécialités relevant de leur pathologie dans tel ou tel établissement. Cela multiplierait des déplacements fort coûteux et créerait un isolement familial et amical néfaste à leur rétablissement. Un établissement qui connaîtrait des difficultés financières alors même qu'il s'est vu dédier une ou plusieurs spécialités pourra-t-il continuer à soigner ? De plus, le suivi serait rendu problématique du fait de la mobilité des praticiens et les autres catégories de personnel.

La présence des CHU dans le groupement, alors même qu'un secteur privé permet des dépassements d'honoraires dans ces établissements, ne permettra-t-elle pas d'élargir la brêche, compromettant la gratuité des soins telle qu'elle existe aujourd'hui dans les CLCC , et aggravant encore davantage la situation des patients à faibles revenus?

Nous interpellons Monsieur Mahon, directeur de l'Institut Bergonié, le directeur de l'ARS et le Ministère de la Santé, mais aussi les membres du Conseil d'Administration afin qu'ils défendent un service public de qualité et se prononcent contre ce projet qui porte en lui une orientation délétère.

14 mars 2017

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 20:27

Suite aux éléctions professionnelles de mai 2016, la CGT a obtenu une représentativité de 42,25 %, FO de 28,22 %, SUD de 18,7 % et la CFE/CGC de 10,8 %.

Cette force que les salariés ont donnée à la CGT lui permet, au vu du nombre de titulaires délégués du personnel et au CE (qui votent aux élections du CHSCT), d'obtenir 3 sièges sur 6 : la CGT dispose de 7 voix, FO de 6 voix, SUD de 2 et la CFE/CGC d'une voix.

Pour pallier leur faiblesse respective, FO et SUD se sont alliés pour présenter une liste commune.

Les résultats des élections au CHSCT du mois de juillet dernier ont abouti très logiquement du fait du mode de scrutin adopté (proportionnelle à un seul tour, à la plus forte moyenne et sans panachage) à l'élection de 3 candidats pour la CGT et de 3 issus de la liste commune (2 pour FO et 1 pour SUD).

Le 4e candidat sur la liste FO/SUD, Monsieur Laurent Bernard, s'est trouvé par conséquent écarté, ce qu'il a contesté en attaquant la Direction pour s'être imiscé dans la proclamation de ces résultats. Laurent Bernard, n'a rien trouvé de mieux que de réclamer au juge du TGI l'élimination du 3e élu CGT, Marlène Scholtz, afin de pouvoir s'accaparer son siège, alors qu'il revenait de droit à la CGT ! A titre subsidiaire, il a demandé également l'annulation des élections au CHSCT, au prétexte que deux cadres devaient être désignés dans cette instance.

 

Extrait de la requête adressée au Tribunal d'Instance :

 

« Le 26 juillet 2016, Mr BERNARD, candidat cadre de la liste commune FO-SUD, non élu au CHSCT, saisissait le Tribunal afin :

A titre principal :

D’annuler la désignation de Mme SCHOLTZ ;

De désigner en ses lieu et place Mr BERNARD ;

A titre subsidiaire

De prononcer l’annulation de l’élection de l’ensemble des membres du CHSCT ;

De condamner l’Institut BERGONIE à lui verser ainsi qu’au syndicat FO de l’Institut BERGONIE une somme globale de 1 000 euros au titre de l’article 700 du CPC, outre les dépens et frais d’exécution. »

C'est ainsi que notre syndicat, directement attaqué, s'est trouvé contraint de se défendre, seul, et de prouver que les trois postes lui revenaient mathématiquement, ce qui a été enteriné par la justice. En suite de quoi, une deuxième requête a été adressée par Laurent Bernard, celle-ci portant uniquement sur la validité des élections au CHSCT, (obligation d'élire deux cadres) qui ont été finalement annulées par le tribunal.

De nouvelles élections ont donc eu lieu le 19 janvier 2017. Les résultats pour la CGT sont strictement identiques à ceux obtenus en juillet. Même nombre de sièges et mêmes candidats élus : Saïd Bahoum, Véronique Brouste (cadre), Marlène Scholtz.

Quant aux syndicats FO et SUD, voyant que leur stratégie avait échoué, ils ont présenté deux listes séparées. Au vu du nombre de votants, FO obtient 3 voix, Monsieur Laurent Bernard obtient un poste en tant que cadre aux dépens du syndicat SUD qui perd le sien et se retrouve ainsi le dindon de la farce !

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:55

Jeudi 2 février 2017

 

La CGT est depuis toujours en première ligne pour la défense de l'Institut et de ses salariés, sans jamais accepter de compromissions avec la Direction.

D'où les nombreuses attaques dont la CGT fait l'objet, en particulier depuis les dernières élections professionnelles qui ont renforcé sa position dans notre établissement. Vous avez également été nombreux à remarquer que les revendications de la CGT sont abondamment reprises dans les textes des deux syndicats FO et SUD, arguments compris !!

Bien qu'habituellement peu enclin à perdre un temps qu'elle estime mieux utilisé à la défense des droits des salariés, notre syndicat ne peut se laisser continuellement agresser sans finir par réagir !

 

 

ACCORD SUR LE DON DE JOURS POUR LES SALARIES DESIRANT S'OCCUPER D'UN ENFANT GRAVEMENT MALADE : LE GROS MENSONGE DE FO

 

 

Dans sa « Newsletter » de janvier 2017, FO affirme que la CGT n'est pas signataire de cet accord qui permet aux personnels ayant un enfant gravement malade de bénéficier de jours offerts par les salariés de l'Institut qui le souhaitent. C'est un mensonge éhonté, car non seulement la CGT a signé cet accord, mais elle s'est battue pour en améliorer les conditions. C'est d'ailleurs à l'obtention de ces améliorations que la CGT avait conditionné sa signature. C'est ainsi que l'accord qui a été signé prévoit d'élargir le bénéfice des jours offerts aux conjoints et aux ascendants gravement malades et non plus seulement aux enfants. Il est possible à n'importe quel salarié de consulter Intranet (rubrique accords d'entreprise) pour s'assurer que la signature de la CGT figure bel et bien au bas de cet accord.

Un mensonge de plus à mettre au compte de nos détracteurs, et que la CGT se devait de dénoncer !

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:27

AUGMENTATION DU BUDGET DU C.E

 

 

Depuis la mise en place de la mutuelle obligatoire pour tous les salariés, la part que consacre le CE à son financement ne cesse d'augmenter. Les élus du CE ont demandé par conséquent depuis 2012 que la participation de l'Institut au budget du CE soit relevée afin de faire face à ces nouvelles dépenses. C'est enfin chose faite, puisque la Direction s'est engagée lors de la réunion de négociations du 12 décembre à faire passer le pourcentage consacré aux œuvres sociales de 1,15 à 1,25 de la masse salariale totale à partir du 1er janvier 2017.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:25

La CGT demande à la Direction de prendre en charge les frais occasionnés par le passage au stationnement payant dans notre quartier jusqu'à ce que la mairie accepte de délivrer les macarons aux salariés concernés.

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:05

 

 

 

Une pétition a été lancée à l'Institut demandant la prise en compte de la situation des salariés contraints de venir sur leur lieu de travail en voiture en raison de l'absence de transports en commun accessibles depuis leur domicile.

 

Un collectif de salariés s'est constitué pour porter cette pétition à la Mairie. Un des responsables a obtenu un rendez-vous au mois de janvier afin de porter les doléances des salariés.

Nous vous demandons de continuer à signer massivement cette pétition.

 

Localement, la question a été portée au niveau des différentes instances – CE, DP et CHSCT devant la Direction pour appuyer la demande d'aménagement formulée par les salariés concernés.

Dores et déjà, quelques avancées, certes insuffisantes, ont été faites :

 

- Monsieur Mahon a semble-t-il, obtenu la possibilité de stationner sur le parking du lycée Saint Genès pendant les vacances scolaires. Cette mesure ne serait applicable que quatre mois dans l'année et ne concernerait que quelques véhicules, ce qui est bien entendu insuffisant.

 

- Une autre idée est à l'étude : celle de mettre en place des « cars roses » sur le modèle de « Blablacar » organisant des points de rencontre dans différents lieux autour de la Métropole afin de proposer des transports collectifs gratuits pour les salariés mais également pour les patients de l'Institut.

 

Cette initiative nous a été confirmée samedi 10 décembre par un membre de la Mairie de Bordeaux.

En attendant, nous vous demandons de continuer à signer la pétition qui circule dans les services jusqu'au rendez-vous prévu au mois de janvier avec la Mairie, au cours duquel le collectif réclamera

l'obtention de macarons pour les salariés concernés.

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 20:49

A l'instar d'un gouvernement qui trouve normal d'interdire le droit de manifester pour le retrait du texte de loi travail, la Direction a récemment proposé de modifier les conditions du service minimum en cas de grève.

En quoi consisteraient ces modifications ?

Pour le premier jour de grève, rien ne changerait : le service minimum est jusqu'à aujourd'hui calqué sur le modèle de travail d'un dimanche ou d'un jour férié. Les services ne fonctionnant pas ces jours-là ne sont pas concernés par les assignations.

MAIS

Les jours suivants, en cas de reconduction de la grève, la Direction souhaite étendre les assignations à tous les services de l'Institut, avec pour conséquence la présence obligatoire de nombreux salariés, voire la quasi-totalité des salariés d'un service. En d'autres termes, le droit de grève à Bergonié est sérieusement menacé. Car une grève indolore perdrait en effet toute efficacité, puisqu'elle n'impacterait pas le fonctionnement de l'établissement, et n'aurait par conséquent aucun effet en termes de revendications.

Pour faire passer ces mesures liberticides, la Direction n'hésite pas à mettre en avant la continuité minimum du service public (notion de traitement ou d'acte ne pouvant être différé sans perte de chance pour le patient). Or, la défense d'un service public offrant les mêmes chances à tous a toujours été le cheval de bataille de notre syndicat ... mais pas au détriment d'un droit fondamental acquis au sortir des plus sinistres heures de notre histoire et consacré par le préambule de la constitution de 1946, toujours en vigueur aujourd'hui !

Tous les salariés de notre Institut, mobilisés dans un même combat contre la maladie, doivent pouvoir lutter avec les moyens dont ils disposent (y compris la grève) contre les menaces qui pèsent sur notre établissement (ainsi que sur tous les centres de Lutte Contre le Cancer), au nom justement de la défense d'un service public de qualité.

NB : la Direction devrait réfléchir avant de songer à pratiquer des réquisitions abusives. Le groupe Bordeaux-Nord vient d'en faire les frais, qui a perdu en référé pour y avoir recouru.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 17:23

De plus en plus de salariés s'adressent à la CGT Bergonié pour les aider à résoudre les problèmes – et ils sont hélas nombreux ! -- qu'ils rencontrent dans leur travail, mais aussi pour répondre aux questions qu'ils peuvent se poser concernant le logement, la formation, la retraite et bien d'autres sujets.

C'est ainsi qu'ayant été saisie par un groupe de salariés lésés dans leurs droits, la CGT a dû, face au refus de la Direction de leur restituer ces droits, porter leur cas devant la justice.

Un travail considérable et de longue haleine a été nécessaire afin de constituer des dossiers pour chacun d'entre eux, et, avec l'aide d'une avocate, défendre leur cause devant les prud'hommes.

Malgré des pressions diverses exercées par la Direction, la CGT a persisté dans sa démarche et obtenu finalement gain de cause. Cela s'est traduit par une somme de près de 340 000€ (cotisations comprises) que la Direction a dû verser en faveur des plaignants . De plus, celle-ci a été contrainte de les restaurer dans leurs droits en augmentant leur salaire de 400€ par mois en moyenne. Une somme considérable, mais qui correspond en réalité à ce que nos gestionnaires à courte vue avaient mis en réserve à leurs dépens !

Une autre affaire, concernant cette fois les roulements de certains salariés, a été également portée par la CGT devant la justice, qui a finalement statué en leur faveur avec des indemnités importantes.

C'est évidemment grâce au soutien de ses adhérents et de tous ceux qui lui remettent leurs chèques syndicaux que la CGT Bergonié a pu résoudre ces dossiers.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 18:39

Témoins du forcing de la Direction pour imposer le vote électronique, auquel la CGT s'est fermement opposée, nous avions soulevé le problème de l'opacité qui entoure ce système de vote et par conséquent de la question de confiance que soulève son utilisation.

Malgré notre opposition, soutenue par plusieurs centaines de salariés, et malgré la promesse de Monsieur MAHON d'écarter ce dispositif, celui-ci a été adopté grâce à la signature de notre nouveau Directeur Général et des autres syndicats présents à l'Institut.

Il semble bien que nos inquiétudes aient été fondées puisqu'une première anomalie est apparue dès vendredi, jour de dépôt des listes et des professions de foi. En effet, les listes des candidats présentés par chaque syndicat, ainsi que la profession de foi qu'ils peuvent y joindre, devaient être déposées au bureau des Ressources Humaines vendredi 29 avril à midi dernier délai, soit en version papier, soit en version électronique.

Or, si cela a bien été fait en temps et heure par la CGT, aucune autre liste (version papier ou version numérique) n'était disponible aux Ressources Humaines à compter de midi.

De plus, malgré nos demandes réitérées pendant tout l'après-midi de vendredi, impossible d'en prendre connaissance, comme il est d'usage de pouvoir le faire, l'auto proclammé gestionnaire de vote, Monsieur SADRAN, étant injoignable, (le DGA également, par un curieux hasard..). Ce n'est qu'en toute fin d'après-midi que Monsieur Sadran a répondu par téléphone que les listes seraient affichées lundi 2 mai.

Questions :

1) Pourquoi toutes les listes n'étaient-elles pas déposées au bureau des Ressources Humaines invendredi 29 avril à midi et donc consultables par toutes les parties concernées à partir de ce moment, soit en version papier, soit en version numérique (ce qui peut être fait de manière instantanée) ?

2) Pourquoi, Monsieur Sadran a-t-il attendu la fin de l'après-midi pour nous répondre, en nous disant d'attendre lundi ? (un surprenant délai de plus de 48 heures...)

D'entrée de jeu, les règles ne sont pas respectées par tout le monde et cela ne peut qu'éveiller les soupçons quant au déroulement ultérieur des opérations !

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:23

La Direction de l'institut Bergonié veut imposer le vote électronique pour les élections professionnelles de mai 2016 qui permettront de désigner vos

représentants au Comité d'Entreprise et vos délégués du personnel.

Il y a urgence à refuser ce procédé qui ouvre la voie à toutes les dérives.

Premièrement, on peut légitimement mettre en doute la fiabilité des résultats obtenus via le vote électronique. Celui-ci n'apporte pas les garanties que procure le vote papier traditionnel :

- anonymat : il est très facile d'enregistrer l'heure et le choix de chaque électeur. Le principe d'anonymat qui met l'électeur à l'abri de toute pression est ainsi abandonné.

- transparence et contrôle démocratique : tout électeur doit pouvoir observer le déroulement d'une élection, puis assister et/ou prendre part au dépouillement. Dans le cas du vote électronique, l'absence de bulletins interdit de contrôler la justesse des résultats énoncés, d'où une perte de confiance envers ceux qui ont été élus.

Pire, la facilité avec laquelle n'importe quel individu disposant des connaissances nécessaires peut pénétrer un système informatique est la porte ouverte à tous les « tripatouillages ». Mais contrairement au vote par bulletins papier, la fraude est indécelable avec le vote électronique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est aujourd'hui anticonstitutionnel en Allemagne, et a été abandonné au Royaume Uni, en Irlande et aux Pays-Bas..

Traiter de « has been », comme le fait la Direction, ceux qui s'opposent à ce système, montre bien leur ignorance de cette évolution au niveau européen.

Deuxièmement, le vote électronique met à l'écart des électeurs qui voteraient dans le cas d'un vote papier : ceux qui ne disposent pas d'un ordinateur personnel, et en particulier ceux qui sont absents de l'Institut pour diverses raisons pendant la période de vote (salariés en congé maladie, maternité, invalidité...).

Il est à noter que la Direction refuse d'offrir aux salariés une formation afin de les familiariser avec le vote électronique : de quoi décourager encore quelques électeurs...

Troisièmement, le coût de l'opération : plusieurs milliers d'euros, qui seraient versés à un prestataire extérieur, alors que jusque-là le vote traditionnel était assuré en interne par le personnel de l'Institut pour un coût (bulletins, enveloppes, timbres...) ne dépassant pas 1 000€ !

A l'heure où il n'est question que d'économies, on s'interroge sur la légitimité de ce choix !

Ensemble, refusons ce coup porté à la défense des salariés !!! Refusons le vote électronique !

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