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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 19:18

 

Depuis plusieurs mois, les pressions sont telles sur les salariés que nombreux sont ceux qui « craquent ». Pressions de la hiérarchie, charge de travail accrue, détérioration des conditions de ce même travail, climat délétère créé à dessein afin de dresser les salariés les uns contre les autres... bref ! Quand le travail devient souffrance, le corps, ou l'esprit, voire les deux en pâtissent.

 

nivelle.pngDans le même temps, le nombre de salariés qui se voient placés en invalidité permanente ou temporaire explose : rien que pour l'année 2013, cela concerne 54 et 17 personnes, respectivement en invalidité temporaire et en invalidité permanente. Nous n'avons pas les chiffres pour 2014 mais rien ne permet de présumer « que la courbe s'infléchit ».

Une première constatation : ces mises en invalidité touchent des salariés de tous âges, et pas seulement ceux qu'une carrière déjà bien avancée aurait usés avant l'heure de la retraite.

Deuxième constat : ces chiffres atteignent un « record » jamais égalé jusque-là à l'Institut.

On ne peut y voir qu'un lien de cause à effet entre la détérioration des conditions de travail que nous avons déjà évoquée et le nombre très élevé de salariés déclarés inaptes - définitivement ou non - à exercer leur fonction.

Contrairement à ce qui se faisait jusque-là, les salariés en arrêt sont fortement « incités » par la Direction, via leur hiérarchie, à demander une mise en invalidité qui les éloignera temporairement ou définitivement de l'Institut. Les conséquences d'un placement en invalidité ne sont pas anodines pour ceux qui en font l'expérience, puisque, s'ils continuent à être payés en touchant des indemnités, ils verront le montant de leur retraite amputé du fait d'un système de cotisations différent. Plus le temps d'invalidité est long (et à fortiori s'il est permanent), moins le montant de sa retraite sera élevé : double peine !

Par ailleurs, le nombre élevé d'invalidités provisoires par rapport aux invalidités permanentes, ne doit pas occulter une réalité dont les salariés ne sont pas toujours conscients : une personne placée en invalidité provisoire peut se voir à tout moment retirer ce statut. Si entre-temps, elle a par méconnaissance cédé aux « amicales » sollicitations de son employeur, et rompu son contrat de travail, il ne lui restera plus que les yeux pour pleurer lorsqu'elle sera forcée de reprendre le travail ; elle devra, en tout état de cause, aller en chercher ailleurs.

 

L'institut expérimente ainsi un moyen innovant et discret de réduire les effectifs !

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:11

 

Dans le convention collective des centres de 1999, figure le maintien du régime de prévoyance garantissant des prestations journalières pour les salariés placés en longue maladie ou en invalidité. Chaque centre recourt à ce régime de prévoyance avec des nuances déclinées localement. Pour sa part, l'Institut Bergonié est affilié à un organisme appelé AG2R la Mondiale.

 

  • Que garantit le régime de prévoyance contracté auprès de cet organisme ?

Sans entrer dans tous les détails, trois points essentiels :

  • Dans le cas d'une longue maladie, au-delà de 61 jours d'arrêt, le maintien de la rémunération grâce au versement d'indemnités équivalant à environ la moitié du salaire, l'autre moitié étant prise en charge par la Sécurité Sociale, et ce jusqu'à la reprise du travail.

  • Dans le cas d'une invalidité partielle ou totale, le versement d'indemnités pour compléter celles versées par la Sécurité Sociale, selon un pourcentage dépendant du taux d'invalidité accordé.

  • Dans le cas d'un décès, le versement d'un capital aux ayant-droits.

Il s'agit d'un système d'assurance mutualisé où cotisent tous les salariés de l'Institut au pro-rata de leur salaire, ainsi que l'Institut lui-même, à hauteur de 50/50.

Depuis des années, ce régime a satisfait aux besoins des salariés sans montrer de défaillance ni de signe de mauvaise santé financière.

Or, la Direction souhaite modifier unilatéralement le contrat qui nous lie tous à l'organisme AG2R.

 

  • Que prévoit cette modification ?

Principalement de sortir du contrat unique existant pour instaurer deux contrats distincts, l'un appliqué aux cadres et médecins, l'autre aux non-cadres (positions de B à H).

La Direction vient de nous transmettre un document de travail -sans informations chiffrées- portant sur le contrat de prévoyance auquel elle souhaite souscrire pour les cadres et médecins. Pour les catégories non-cadres, aucun document ne nous est pour le moment parvenu.

 

 

 

L'instauration de deux systèmes de prévoyance distincts en lieu et place d'un système unique basé sur la solidarité, ayant fait la preuve de son efficacité et de sa viabilité, pose déjà problème. Mais l'empressement de la Direction à vouloir mettre en place deux contrats séparés en est un autre. En effet, elle souhaite qu'ils soient effectifs dès janvier 2015, sans négociation préalable avec les délégués syndicaux. Ce passage en force illustre bien la façon dont le triumvirat à la tête de notre établissement entend confisquer le dialogue social et la démocratie.

Mais au-delà de cette question, nous relevons dans le projet de la Direction des éléments que nous considérons comme particulièrement inquiétants :

 

  • boule-demolition.pngMême si l'Institut en tant qu'employeur continuait à cotiser à hauteur de 50% comme auparavant, il cesserait d'être un interlocuteur entre l'organisme assureur et les salariés, qui se retrouveraient seuls face à d'éventuels problèmes. [« Les prestations relèvent de la seule responsabilité de l'organisme assureur ». « Les garanties applicables ne constituent en aucun cas un engagement pour l'Institut ». « Aucun recours ne saurait être dirigé contre l'Institut ». (article 5)]

    Jusque-là, en cas de litige, l'employeur servait d'intermédiaire entre le salarié et l'assureur.

     

  • Un système mutualisé regroupant plusieurs centaines de personnes et un système mutualisé regroupant d'un côté environ 190 personnes (le nombre de cadres et de médecins) et de l'autre le reste des salariés, ce n'est pas la même chose !

    La constitution de deux caisses distinctes aboutirait automatiquement soit à augmenter considérablement les cotisations soit à réduire les prestations offertes.

     

    [La tarification étant susceptible de subir des évolutions, notamment en cas de déficit technique, toute évolution ultérieure de la cotisation, dans une limite égale à 15%, sera automatiquement répercutée dans les mêmes proportions que les cotisations initiales entre l'employeur et les salariés sans nécessiter la modification de présente Décision Unilatérale de l'Employeur. Au-delà de cette limite, l'augmentation de cotisations, si elle est envisagée, fera l'objet d'une modification de la présente décision. A défaut, il pourra être demandé à l'organisme assureur que les garanties soient réduites proportionnellement*, de telle sorte que le budget de cotisations défini suffise au financement du système. (article 4), *Nous soulignons].

 

Cette politique de partition n'est pas viable, tous les salariés seront largement perdants si elle est adoptée. Car elle impactera aussi, fatalement, la catégorie non-cadres (position B à H) dont la caisse se trouvera amputée de l'autre partie des cotisations. S'ensuivra un déséquilibre dont l'assureur prendra prétexte pour là aussi augmenter les cotisations ou réduire les prestations.

Si l'adhésion au contrat de prévoyance se fait de manière collective, les salariés doivent y adhérer de manière individuelle. Refuser le choix de la Direction est entre les mains de chacun. Comme pour le forfait jour, il est possible de faire battre retraite à une mesure qui ne serait favorable qu'aux assureurs 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:24

 

 

Chapitre 1: les coursiers

 

La Direction avait décidé de revoir l'organisation des coursiers – alors qu'une première restructuration a eu lieu il y a à peine deux ans ;

La nouvelle réorganisation reposait sur un chiffrage journalier tout à fait arbitraire effectué par l'encadrement, souvent en période creuse. L'activité des coursiers ayant été chronométrée, La Direction avait jugé bon de ne conserver que cinq postes sur les 11 et demi existants.

Suite à la première restructuration de ces salariés, leur nombre avait déjà été réduit. Comment la Direction pouvait-elle envisager de le réduire davantage, alors que l'activité de notre établissement a progressé de plus de 12% en deux ans ?

Lors de la réunion des délégués du personnel du 17 dernier, les élus CGT sont intervenus, arguant qu'une nouvelle réduction des effectifs aurait pour conséquence une accélération du rythme de travail, qui est déjà difficilement supportable. Considérant le véritable marathon auquel l'équipe actuelle est soumise, ils ont jugé impensable que le travail à effectuer le soit par un nombre réduit et fait de l'angoisse, voire de la détresse des salariés concernés.

La Direction a infléchi sa position en ramenant le nombre de coursiers en interne à six, plus deux en externe (vaguemestres), plus une personne à l'accueil en radiothérapie et une autre en consultations.

La CGT prend acte de ces avancées, tout en déplorant que le compte n'y soit toujours pas.

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:17

 

En 2009, la CGT avait proposé comme alternative au groupement d'employeurs la création de pools de remplaçants dans tous les secteurs où des besoins avaient été identifiés, comme ceux des ASH hospitalisation et bloc, cuisine, Aide-soignants, infirmiers …

La CGT avait accompagné cette proposition de la demande de compensations financières ou autres pour ce personnel en récompense de l'effort et des sacrifices qui lui seraient demandés et afin de rendre ces postes attractifs.

Malheureusement, si notre proposition a bien été retenue et a permis la titularisation de plusieurs dizaines de salariés, l'instauration d'équipes de remplaçants n'a pas été généralisée à toutes les catégories socioprofessionnelles, et aucun avantage particulier ne leur a été accordé, bien au contraire : en effet, ils ne disposent d'aucun avantage ni d'aucune visibilité quant à l'organisation de leur temps de travail à moyen ou long terme.

Or, la Direction souhaite aujourd'hui instaurer des nouveaux roulements pour les aide-soignant(e)s et infirmier(ère)s , ce qui permettra d'intégrer les CDI pool dans un roulement unique pour chacune des catégories.

Pour cela, elle a lancé des groupes de travail dont sont exclus les délégués syndicaux qui ont pourtant toute légitimité à discuter de ces questions. Les propositions qui ont été faites au sein de ces groupes de travail font apparaître un nivellement par le bas pour l'ensemble des AS et infirmier(ère)s. Néfaste financièrement, puisque le nombre de dimanches et de jours fériés travaillés serait réduit, le projet présenté par la Direction augmenterait la flexibilité et nuirait par conséquent à leur vie sociale et familiale et dégraderait leurs conditions de travail, à l'instar de ce qui s'est passé pour les ASH hospitalisation,ASH bloc, plongeurs,ASH imagerie.

La CGT conteste vigoureusement ce projet et, à la demande des intéressés, a porté la question lors de la dernière réunion des délégués du personnel le 17 avril, faisant état des inquiétudes des salariés. La Direction a répondu que le projet était toujours en discussion au sein des groupes de travail.

Sachant par expérience que ce genre de « discussion », au prétexte d'améliorer les droits de quelques-uns, n'aboutit qu'à faire reculer ceux de tous, la CGT demande que le sujet, touchant aux accords d'entreprise, soit discuté en négociation avec les délégués syndicaux.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:14

 

Il est stipulé dans l'accord d'entreprise relatif à la réduction et à l'aménagement du temps de travail du 26 novembre 1999 que les heures supplémentaires « devront continuer à avoir un caractère exceptionnel. »

Or, nous constatons que la Direction réduit les jours de RTT pour certaines catégories ou fait travailler davantage d'autres catégories, afin d'absorber l'augmentation de l'activité.

Cela génère bien évidemment des heures supplémentaires qui ne sont pas reconnues pour tous les salariés en tant que telles.

Depuis 2008, cette question est revenue sur le tapis à de nombreuses reprises, que ce soit en CE ou en DP, sans trouver à ce jour de réponse, alors que les heures supplémentaires continuent de s'accumuler pour certains ou passent à la trappe pour d'autres.

La Direction avait proposé il y a quelques mois l'instauration d'un forfait jour afin de mettre un terme aux heures supplémentaires des cadres, projet qui n'a pas abouti en l'état.

Or, ce projet ne concernait que les cadres, alors que le problème des heures supplémentaires concerne également les salariés non cadres.

C'est pourquoi la CGT demande aujourd'hui à la Direction d'envisager un plan global de résorption des heures supplémentaires, et ce toutes catégories professionnelles confondues.

 

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:37

 

La commission paritaire exceptionnelle portant exclusivement sur la revalorisation salariale dans les Centres a donc eu lieu le 19 mars dernier.

 

Forts d'une mobilisation très importante avec de nombreux débrayages la veille et d'une pétition nationale ayant recueilli plus de 6 400 signatures, les syndicats réunis en intersyndicale étaient présents pour témoigner du mécontentement et du sentiment d'injustice ressentis par l'ensemble des salariés des Centres et réclamer une revalorisation salariale à la hauteur de leurs attentes.

 

Depuis plusieurs années, les choix budgétaires sont essentiellement axés sur les investissements et les travaux : 300 millions d'euros à Toulouse, 100 millions à Strasbourg, un projet de 35 millions à Bordeaux , alors que les salariés sans qui pourtant aucun Centre ne pourrait fonctionner sont les grands oubliés de la Fédération UNICANCER.

 

Depuis plusieurs années, la stagnation en matière de salaires, alors que les cotisations vieillesse, la TVA, les impôts sur le revenu et les impôts locaux, les mutuelles... augmentent, entraîne la détérioration du pouvoir d'achat, voire la précarité pour beaucoup !

 

Parallèlement, l'activité des Centres ne cesse d'augmenter (+ 5,2% en 2012, + 3,7% en 2013 en moyenne) avec des effectifs constants, voire en baisse pour certaines catégories socioprofessionnelles, rendant de plus en plus difficiles les conditions de travail et détériorant la qualité des soins. La souffrance au travail est désormais le quotidien de nombreux salariés.

 

Pourtant, la Fédération UNICANCER, arguant de budgets étriqués, est restée sourde aux revendications légitimes des salariés, à qui elle a tendu un os à ronger : une prime de 120€ pour les catégories B et C ! Outre qu'il ne s'agit pas d'une augmentation de salaire, cette mesure servirait à opposer les catégories socioprofessionnelles entre elles.

 

Cette offre est inacceptable !

 

Aussi tous les syndicats représentatifs ont décidé de boycotter les groupes de travail sur les classifications prévus dans les semaines à venir et viennent de suspendre toute réunion paritaire tant qu'une revalorisation de salaire digne de ce nom n'est pas proposée par la Fédération.

 

VENEZ NOMBREUX : DES INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES TRES IMPORTANTES VOUS SERONT COMMUNIQUEES LORS DE CETTE ASSEMBLEE GENERALE !!!

 

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 10:12

 

Ceux qui conserveraient encore quelques illusions sur l'avenir des Centres pourraient bel et bien les perdre en visionnant l'interview donnée par Monsieur Reiffers, Directeur de notre établissement (et accessoirement président des Centres Anticancéreux) sur BFM TV à l'occasion du lancement du troisième Plan Cancer. (http//www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/sante-minteresse/grands-defis-troisième-plan-cancer)

 

Interrogé sur le contenu de ce plan, il évoque avec insistance la « révolution des modalités de prise en charge » de la maladie grâce à la mise au point de traitements « de mieux en mieux tolérés, pris de plus en plus à la maison », et qui permettent de vivre plus longtemps avec son cancer, en poursuivant même une activité professionnelle. Bref, presque une partie de plaisir !

Selon lui, la transition vers ces modalités de prise en charge ne nécessite pas vraiment une augmentation des moyens existants, mais leur « adaptation ».

Or, le financement actuel « privilégie la notion de séjour », alors que les activités ambulatoires sont « très mal financées ».

 

C'est donc dans un plaidoyer pour un financement qui « suive l'innovation », c'est-à-dire celui de l'Hospitalisation à domicile, que se lance celui qui est censé valoriser l'activité des Centres de Lutte contre le Cancer et les défendre : un comble !

Cela ne peut manquer d'interpeller tous les salariés qui, au sein de nos établissements, oeuvrent jour après jour afin d'offrir les meilleurs soins et assistent depuis des mois aux « tentatives de détricotage » du secteur hospitalisation.

 

Il est indéniable que des traitements moins invasifs, moins lourds, plus personnalisés, ont été mis au point ces dernières années, pour un plus grand confort des malades.

Mais il n'en reste pas moins vrai que très souvent encore, une hospitalisation est nécessaire pour que ces traitements soient administrés de façon correcte. Le maintien d'une structure hospitalière est indispensable pour faire face à l'accroissement du nombre de cas de cancers touchant une population vieillissante et/ou souffrant du développement des inégalités sociales dans notre pays.

De plus, nous ne sommes pas égaux devant la maladie ni devant les traitements, et tel patient pourra supporter sans trop de difficulté les effets secondaires d'une chimiothérapie ou d'une intervention médicale ou chirurgicale qui seront beaucoup moins bien tolérées par un autre.

 

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises les risques d'un développement d'une Hospitalisation à Domicile à outrance, tant sur le plan médical que psychologique, voire environnemental (un élément curieusement jamais évoqué, sur lequel nous reviendrons). Nous avons dénoncé le glissement d'une activité relevant intégralement du service public (les centres sont les seuls établissements où n'existe aucun secteur privé) vers le secteur privé.

 

Quel est l'objectif de Monsieur Reiffers ? « l'adaptation » des établissements qui deviendront des lieux « où on ne va plus séjourner, mais ne faire que passer ». Cela nécessitera bien entendu une réorganisation complète en interne : on connaît la chanson : réorganisation = restructuration = réduction des effectifs .

Salariés de Bergonié, salariés des Centres, vous pouvez commencer à vous demander quelle sera votre place dans des « établissements où les malades ne seront plus là » (sic!)

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:50

 

Lors de la réunion du CE du 21 novembre 2013, la Direction a annoncé son intention de restructurer les services des courses (bureau de courrier, vaguemestre, pharmacie et personnel chargé des dossiers médicaux) et de créer un « pool » pour « rationaliser » le travail et « dégager des moyens ».

Traduction : réduire les effectifs, bouleverser la vie du personnel épargné afin de réaliser des économies sur leur dos, bref, encore une fois, prendre les salariés comme variable d'ajustement.

 

L'important est de bien respirer entre deux plans de rationalisation.

La CGT s'oppose fermement à cette politique de restructuration continue (ce personnel sortant d'une réorganisation pour tomber dans une autre) et tire la sonnette d'alarme : les souffrances de ces salariés ont atteint des niveaux qui peuvent conduire certains à des gestes irréparables. Un certain nombre d'entre eux, poussés à bout par une politique de management inhumaine, ont quitté l'établissement, alors que le contexte économique très défavorable limite fortement leur chance de retrouver un emploi.

Une exclusion sociale qui risque fort de précipiter davantage encore toute une population dans la radicalisation...

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 19:27

 

 

Nous avions en son temps évoqué le dispositif de « forfait jour » que la Direction souhaite mettre en place pour les cadres. La CGT avait souligné les dangers de ce dispositif pour les intéressés eux-mêmes dans son journal du 27 février dernier (article à retrouver sur Internet).

Aujourd'hui la Direction, favorisant une politique de petits pas, le propose aux cadres 3 et aux cadres supérieurs (25 personnes). En contre-partie, elle sort de son chapeau une enveloppe de 50 000€, une « aide à la décision » en quelque sorte.

Certains cadres seront peut-être tentés d'accepter cette proposition accompagnée d'avantages sonnants et trébuchants.

Mais ces mêmes cadres se sont-ils posé la question de savoir d'où la Direction tirait cette manne financière, elle qui depuis des années pleure le déficit et les problèmes de financement de la masse salariale ?

 

Les personnes concernées se doutent-elles que c'est au prix de restructurations et de suppressions de RTT grâce au passage forcé en 7 h 30, que des économies substantielles faites sur le dos de personnel moins qualifié peuvent être réalisées ? Ainsi, les ASH bloc et hospitalisation, les salariés de la plonge, du magasin les brancardiers et le personnel d'entretien Imagerie ont subi des pressions les incitant à accepter des nouveaux horaires de travail, leur faisant perdre des jours de RTT sans pour autant gagner davantage, et même pour un certain nombre d'entre eux, perdre jusqu'à 2000€ par an. Lorsque les salaires « s'élèvent »(!) à environ 1100€ mensuels, cette perte n'est pas anodine, et en met plus d'un dans une situation financière périlleuse.

La Dernière Tentation des Cadres

Sachant cela, les cadres seront-ils nombreux à répondre favorablement aux incitations de la Direction et à adopter le forfait jour ? Les avantages des uns seront-ils la contrepartie des sacrifices subis par d'autres ? Gageons que le personnel encadrant, loin de fuir ses responsabilités sociales, et constatant jour après jour le mal-être et le désarroi de nombre de salariés sous leurs ordres, ne tombera pas dans ce piège.

 

 

 

Non, le « chacun pour soi » n'est pas une fatalité, et nous pensons à la CGT que bien des « encadrants » ne resteront pas insensibles à l'aggravation des injustices sociales et ne souhaiteront pas y contribuer.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 19:17

 

 

 En octobre 2012 fut signé par toutes les organisations syndicales et patronales un accord national appelé « Contrat de Génération ».

 

Qu'est-ce que le Contrat de Génération ?

C'est un dispositif visant à donner leur place à tous les âges dans l'entreprise, axé sur 3 objectifs majeurs :

  • l'emploi des jeunes en CDI

  • le maintien dans l'emploi ou le recrutement des seniors

  • la transmission des compétences et des savoir-faire.

     

Ce dispositif a été rendu obligatoire par la loi du 1er mars 2013 : tout employeur est tenu d' élaborer un Contrat de Génération sous forme d'accord d'entreprise qui doit être validé par les syndicats.

A défaut d'accord, un « Plan d'action » est mis en place unilatéralement par l'employeur.

 

Dans notre établissement, des discussions ont été entamées dès mars 2013 afin de mettre sur pied un accord satisfaisant, l'idée générale étant de proposer aux salariés seniors la possibilité de travailler à temps partiel tout en recrutant des jeunes en CDI. Pour les seniors âgés de 57 ans révolus souhaitant intégrer le dispositif, ont été identifiés deux taux d'activité réduite bonifiée :

  •  

    La sauce "direction" piquerait un peu trop, selon les séniors.

    50% payé 55%

     

  • 80% payé 85 %

Des propositions ont été faites par la CGT afin d'améliorer les modalités de l'accord, dont seulement deux ont été retenues :

- La demande de prise en charge des cotisations retraite du Régime Général, AGIRC et ARCO par l'employeur pour les seniors souhaitant réduire leur temps de travail.

-La demande du maintien du taux de l'indemnité de départ à la retraite sur la base de la quotité de temps de travail du salarié avant son adhésion au dispositif de temps partiel bonifié.

Pour le reste, de nombreuses pierres d'achoppement sont apparues : ainsi, la CGT a également dénoncé dans l'accord proposé une clause relative au caractère irrévocable du dispositif concernant le temps partiel des seniors, car même si elle est assortie d'une exception en cas de force majeure, n'offre pas de garantie suffisante puisqu'elle s'accompagne de la mention « sous réserve de postes disponibles ».

 

De plus, alors que la CGT, consciente des difficultés que rencontrent les salariés par manque d'effectifs, avait demandé que des jeunes soient recrutés dans tous les secteurs, la Direction n'en a retenu que certains comme les services techniques, les métiers de l'informatique, la comptabilité et les services financiers et les ressources humaines. Or il ne s'agit là même pas d'embauches en CDI, mais seulement de contrats d'apprentissage ou de contrats d'alternance, et encore !

 

Le recours à ces contrats est conditionné par un financement adéquat, donc soumis au bon vouloir de la Direction. Rien de concret en ce qui concerne les jeunes !

 

La CGT a également réagi à la mention que le tutorat s'intégrerait « dans la mise en œuvre de la réforme LMD » pour les catégories manipulateurs et infirmiers. Or, la réforme LMD n'ayant pas été finalisée au niveau de la fédération des centres, ne peut

être mise en application dans notre centre ni dans aucun autre, alors que la Direction avance le chiffre de 22 personnes (lesquelles?) concernées.

 

Autre sujet de désaccord, le projet prévoit « une réflexion plus particulière pour la préservation de l'emploi des salariés de plus de 55 ans dans le personnel soignant », préservation que la CGT souhaiterait voir étendue à toutes les catégories socio-professionnelles de l'Institut !

 

Enfin, la Direction a trahi l'esprit d'une loi censée créer de l'emploi en élaborant un accord fourre-tout dans lequel elle introduit le fameux accord GPEC qui fait tellement de dégâts à l'Institut, et en particulier parmi les catégories les moins qualifiées.

 

C'est pourquoi, face à des clauses qu'elle considère comme inacceptables, la CGT Bergonié a refusé de signer cet accord. Elle dénonce dores et déjà le Plan d'action que la Direction lui a substitué et qu'elle a présenté le 21 novembre au Comité d'entreprise. Devant la ferme opposition de la CGT à accepter ce plan d'action en l'état, la Direction coupé court à toute discussion.

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