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Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:54

 

Dans un contexte de redéfinition du schéma sanitaire global inspiré par la loi HPST, dite loi « Bachelot », les Centres de Lutte Contre le Cancer sont particulièrement menacés. Les dix-huit centres qui subsistent aujourd'hui (sur les vingt existants jusqu'en 2010) sont appelés à être fusionnés ou absorbés par d'autres structures publiques ou privées, avec pour conséquences la réduction des effectifs et de l'offre de soins.

Anticipant ces restructurations programmées, la CGT Bergonié, par l'intermédiaire des représentants que vous avez élus en 2010, n'a eu de cesse de lutter contre les mesures prises par notre Direction pour se conformer à cette orientation.

DÉFENSE DES SERVICES MENACÉS

Par ses interventions dans les différences instances où elle est présente (Délégués du personnel et Comité d'Entreprise), y compris nationale (Paritaire), la CGT Bergonié a défendu :

  • L'ouverture du 5e le week-end contre la volonté de la Direction de transformer cet étage en service de semaine avec ouverture uniquement du lundi au vendredi.

  • Par voie de conséquence, l'activité de chirurgie.

  • Le service de l'URC et le maintien des salariés de ce service en CDI.

  • Les consultations (plusieurs dizaines de salariés), en s'opposant à la volonté de la Direction de réduire l'activité d'un service « peu rémunérateur » selon la Direction. (pour rappel : les consultations de dermatologie ont été transférées à Saint-André).

  • Le service des archives (6 salariés) menacé par l'extension du système PACS +DMP (numérisation des supports).

  • Le standard (6 salariés) en s'opposant à son automatisation, prélude à une externalisation.

  • Les laboratoires, ce qui a contribué à la création du département de bio-pathologie au sein de l'Institut avec centralisation des prélèvements.

  • Le service des traitements, malgré l'instauration du logiciel SIRH, qui a déjà permis l'externalisation de la paie. La CGT a défendu la présence de ce personnel indispensable à la gestion des contrats de travail, des absences maladie, des congés maternité, et aux relations avec les organismes extérieurs (Sécurité Sociale, Prévoyance ...).

  • Le personnel des ressources humaines, jugé par certains comme pléthorique, alors que la présence de cette équipe est essentielle à la gestion administrative des salariés(formation,VAP,  recrutement ...)

  • Le service du courrier, dont l'existence est, encore aujourd'hui, menacée.

  • L'activité IRM, tomothérapie et TEP dédiée à l'Institut.

  • L'effectif des brancardiers, des cuisiniers et plongeurs, des infirmiers(ères) et AS de nuit...

  • Les services logistiques (entretien, maintenance) menacés par l'externalisation ...

 

 

ACCORDS D'ENTREPRISE

La CGT a signé des accords représentant des avancées significatives pour les salariés, cependant elle a su s'opposer quand il le fallait à tous ceux comportant des dangers pour leur avenir :

  • Signature de l'accord sur l'aménagement des fins de carrière.

  • Signature des accords relatifs à la mise en place d'un intéressement collectif et à la distribution des primes.

    Mais

  • Opposition à l'accord portant sur la création d'un groupement d'employeurs, permettant que des postes existants au sein de l'institut soient progressivement transférés dans une structure extérieure fournissant en personnel plusieurs établissements.

  • Opposition à l'accord concernant la réorganisation du temps de travail qui ferait perdre aux salariés des jours de RTT.

  • Opposition à l'accord portant sur la GPEC, qui permettrait des suppressions d'emplois.

 

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      Depuis 2004, la loi prévoit que tout salarié peut prétendre à une formation, mais cette disposition n'était appliquée que très partiellement, raison pour laquelle la CGT a œuvré pour débloquer la situation existante :

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    FORMATION

 

  • La formation professionnelle concerne aujourd'hui, grâce à notre action, plus de 150 salariés par an (accès à des formations diplômantes, qualifiantes, ou à des remises à niveau).

 

 

SALAIRES & PRIMES

 

En dépit du chantage au déficit, utilisé de façon récurrente par la Direction, la CGT a obtenu :

  • Le changement de niveau pour plus d'une centaine de salariés de l'Institut, soit par métiers, soit à titre individuel.

  • Une augmentation générale des salaires au niveau national.

  • L'obtention de primes annuelles sur le plan local.

  • La tenue de discussions paritaires concernant la mise en place de nouvelles classifications par transposition de la loi LMD dans les Centres.

     

 

LUTTE CONTRE LE TRAVAIL PRECAIRE

 

La CGT s'oppose au recours abusif des contrats précaires, types CDD, CAE, et utilise tous les moyens à sa disposition, y compris juridiques, pour leur substituer des contrats à durée indéterminée :

  • Titularisation de nombreux salariés dans des secteurs très divers, avec par exemple, celle d' ASH jusqu'alors sous contrat CDD ou CAE au bloc opératoire.

  • Titularisation d'infirmiers et d'aide-soignants dans les différents services d'hospitalisation.

  • Création d'un pool d'assistantes médicales en CDI.

 

 

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      DÉFENSE DES DROITS DES SALARIES

A l'écoute de tous les salariés, nous avons eu à cœur de défendre leurs conditions de travail, leur statut et de les rétablir dans leurs droits lorsque ceux-ci n'étaient pas respectés :

  • Grâce à votre mobilisation en faveur de notre pétition, nous avons obtenu le maintien du roulement du personnel de nuit (Aide-soignants et infirmiers), dont le changement voulu par la Direction aurait également impacté les horaires du personnel de jour.

  • Vos représentants délégués du personnel ont adressé à la Direction plus de 120 questions écrites et une cinquantaine de questions diverses concernant les problèmes et les droits des salariés, avec pour la plupart d'entre elles, une issue positive.

  • Pour ceux d'entre eux qui n'ont pas obtenu de réponse favorable de la part de la Direction, les élus CGT ont constitué des dossiers aux prud'hommes dont certains ont été résolus à l'amiable et d'autres sont en cours de jugement.

  • Vos représentants au Comité d'entreprise ont effectué de très nombreuses interventions auprès de la Direction pour défendre les intérêts collectifs des salariés dans les diverses commissions, comme celle du logement et de la formation dans le souci permanent de défendre et d'améliorer l'existant. Ils ont sollicité plusieurs expertises comptables afin d'avoir une vision d'ensemble réelle de l'état financier de l'Institut.

  • Vos représentants ont oeuvré pour le maintien des conditions d'octroi des jours de RTT tels que défini dans l'accord de 1999 pour les cadres et les non cadres.

 

 

 

 

 

 

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      INFORMATION

 

La CGT vous informe régulièrement sur les orientations voulues par la Direction, sur ses actions et revendications pour la défense de vos droits. Depuis février 2009 :

  • 56 numéros de notre journal ont été publiés et distribués (par tous les temps !)

  • Notre site internet http://cgtbergonie.over-blog.fr a été créé et régulièrement alimenté.

  • Plusieurs dizaines de tracts d'information ont été rédigés.

  • Plusieurs pétitions ont été proposées à vos signatures, comme celle contre l'Ordre infirmier, contre l'auto-remplacement et le maintien du roulement des ASH ou contre l'externalisation...

  • L'information régulière sur la question de l'Ordre infirmier a débouché sur le soutien de la quasi-totalité des infirmier(e)s de l'institut Bergonié au mouvement victorieux de boycott de l'Ordre (refus de l'adhésion et du paiement de la cotisation qui étaient demandés).

  • De nombreuses Assemblées Générales ont été organisées afin d'informer et de débattre avec les salariés.

     

Afin de nous permettre de continuer à vous défendre

 

A PARTIR DU 30 AVRIL par correspondance

 

LE 16 MAI 2013 en salle de conférence

 

POUR ELIRE VOS REPRESENTANTS AU COMITE D'ENTREPRISE ET VOS DELEGUES DU PERSONNEL,

 

VOTEZ, FAITES VOTER POUR LA CGT !!!

 

CANDIDATS PRESENTES PAR LA CGT DANS LES DEUX INSTANCES :

Reynald ADEM, Saïd BAHOUM, Véronique BROUSTE, Jean-François DERIDET, Catherine DESPRAT-DUROU, Bruno GAUNET, Corine HERRET, Hussein JOHER, Jennifer LABAT, Cédric LENFANT, Pierre LEMERDY, Bernadette LESTAGE, Myriam NAKOU-LELO, Marie-Claude PETERSEN, Michel PEYRAN, Marlène SHOLTZ, Cédric TOUY, Manuel VIDAL

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:36

 

La CGT a consacré en son temps de nombreux articles et une pétition dénonçant l'obligation faite aux infirmiers(ères) d'adhérer à l'ordre infirmier créé il y a quelques années, et incitant les intéressés à refuser cette adhésion obligatoire.

La Ministre de la Santé Marisol Touraine a récemment mis en place une groupe de parlementaires chargé d'élaborer un texte rendant facultative l'adhésion à l'Ordre, texte qui devrait être présenté avant l'été.

L'intersyndicale qui s'était constituée pour réclamer l'abrogation de l'Ordre infirmier va être reçue prochainement par le groupe de travail parlementaire. Elle demande que soient étudiés le transfert des missions de l'Ordre infirmier et la possibilité de résilier l'adhésion, ce qui va de pair avec son caractère facultatif.

Dans l'immédiat, une instruction en direction de tous les établissements employant des infirmiers(ères) du public et du privé a été réactivée. Cette instruction précise que la non adhésion à l'Ordre ne doit pas mettre en difficulté les personnels infirmiers dans leur carrière, leur recrutement et l'exercice de leur profession.

Satisfaite de cette première étape mais vigilante quant au contenu et au résultat du groupe de travail parlementaire, l'intersyndicale continue de réaffirmer sa demande d'abrogation de l'ensemble des lois portant création des ordres professionnels paramédicaux.

On s'achemine selon toute vraisemblance vers un dénouement en faveur des opposants à l'Ordre, ce dont la CGT Bergonié, qui y est opposée depuis la première heure, se réjouit.

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:34

 

La Direction a acheté à grands frais un logiciel (700 000 €, et même plus d'un million d'euros si l'on compte la mise en place), présenté dans « Les échos de Bergo » du mois de janvier comme un des grands projets de l'année 2013. Depuis le 11 février, les programmes « Station de soins » et « Gestion des rendez-vous » ont été remplacés par le programme « Hôpital Manager ». Admirons au passage ce nom, qui est en lui-même tout un programme !

Si la CGT est résolument en faveur de tout moyen technologique permettant de faciliter le travail des salariés, elle est en droit de s'interroger sur les répercussions que l'introduction de ce nouveau logiciel aura sur l'emploi dans notre établissement. Consacrer des moyens aussi considérables alors que l'on clame vouloir faire des économies paraît quelque peu paradoxal, et n'augure rien de bon pour les assistantes médicales et tout le personnel utilisant aujourd'hui le support papier en général (ASH pour la transmission, le service des archives pour la gestion des dossiers etc).

La Direction sera-t-elle en mesure de redéployer dans l'Institut tous ceux qui verront le contenu de leur emploi détruit par ces nouveaux moyens technologiques dont elle se gargarise?

« Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent »,certes, mais choisir de citer Machiavel est-il vraiment bienvenu ? Ou faudrait-il comprendre, plutôt, « Là où la volonté (de réduire le nombre d'emplois) est grande, les difficultés (pour les salariés) augmentent !

 

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:32

 

Depuis quelques mois, certains élus au Comité d'entreprise vous adressent par le canal de l'intranet une « Newsletter » dans laquelle figurent entre autres choses, des « morceaux choisis » des compte-rendus des réunions CE/Direction. Il s'agit en réalité d'extraits des compte-rendus « reformulés » afin d'offrir la meilleure publicité aux élus FO/CFE-CGC.

Il est à noter que toute réunion CE/Direction est enregistrée sur disquette puis envoyée à une sténotypiste à l'extérieur (ce qui coûte la bagatelle de près de 5000€ par an au CE(budget fonctionnement), alors que cette transcription pourrait être effectuée en interne : cela n'empêche pas le secrétaire du CE de signer chacun des compte-rendus comme s'il les avait rédigés).

Prochainement sur vos écrans

Une fois de retour à l'Institut, chaque compte-rendu reçoit un « coup de rabot » puisqu'il est fréquent que des passages soient modifiés voire carrément supprimés, selon le bon vouloir de la Direction ou de certains élus, ne reflétant parfois plus que de loin la réalité des échanges qui ont eu lieu.

Toujours est-il que depuis trois ans, les compte-rendus sont opportunément « retoqués », montrant ainsi la collusion qui existe entre certains élus et la Direction, raison pour laquelle les élus de la CGT refusent de les approuver.

En cette période précédant les élections professionnelles, qui auront lieu normalement en mai prochain, les élus FO et CFE-CGC ont trouvé, par le biais de cette « Newsletter », une vitrine pour montrer qu'ils ont à cœur l'intérêt des salariés, alors que dans le même temps nous ne pouvons que constater leur attentisme, voire leur suivisme concernant des mesures qui leur sont défavorables .

Nous dénonçons cette instrumentalisation du CE à des fins électorales, qui s'accompagne par ailleurs ces dernières semaines de nombreuses actions « culturelles » en direction des salariés (ateliers photo, cuisine, événements autour de la création d'un jardin) qui se multiplient à l'approche des élections professionnelles. Mettre les salariés dans les meilleures dispositions et faire diversion alors que la situation de notre établissement est préoccupante, une recette qui ne doit pas faire illusion lorsqu'il s'agira de choisir ceux qui vous représenteront pour les trois années à venir...

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:08

 

Alors que Notre Directeur interpelle l'État par voie de presse afin qu'il finance correctement les hôpitaux publics, (Sud Ouest du 28 janvier 2013), il fait dans le même temps appel au privé pour glaner quelques subsides.

L'année dernière Notre Cher Directeur a ainsi créé la « Fédération Entreprises Bergonié », dont les membres sont des entreprises privées, des châtelains, des sociétés d'automobiles, des organisateurs de voyages, des agences immobilières, etc.

Cette fondation donne selon son gré des subventions à l'Institut, par exemple pour acheter du matériel, améliorer le cadre de vie des patients, etc.

Écartons tout de suite l'idée selon laquelle les entreprises privées, les généreux donateurs...seraient uniquement motivés par les 60 à 66 % de déductions fiscales sur ce qu'ils versent à cette Fondation d'Entreprises Bergonié, ou intéressés par la possibilité de « valoriser » leur participation, que ce soit en termes d'image ou de capital-sympathie. Après tout, en dépit de l'actualité sociale réjouissante, et de l'aménité si particulière de la présidente de leur principal mouvement le MEDEF, rien n'interdit à une entreprise de nourrir des visées accessoirement philanthropiques. Or, en suppléant l'État qui jusqu'à présent, via les Agences Régionales de Santé, pourvoit à ces besoins d'équipement, cette Fondation ne pourrait-elle servir, bien malgré elle, de prétexte à ce que l'État continue de se désengager du financement de la Santé Publique, désengagement dont Notre Directeur se désole publiquement?

Compter sur la générosité d'entreprises privées, avec tous les aléas qu'implique la situation économique en temps de crise, n'est-ce pas s'exposer à ce qu'on nous réduise nos moyens au prétexte qu'on peut les trouver ailleurs ?

C'est en tout cas en complète contradiction avec la pose adoptée dans la presse par Notre Directeur, qui serait bien inspiré d'accorder ses paroles à ses actes.



...La CGT Bergonié est un syndicat généraliste. Toutes les catégories socioprofessionnelles peuvent y adhérer et la soutenir: non cadres, cadres ou médecins. Rejoignez massivement la CGT dans son combat contre le démantèlement de notre hôpital.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:05

 

Dans le plan d'amélioration de la performance 2012-2016 figure un projet d'évolution de l'organisation du Département de Chirurgie consistant à la création d'une unité d'hospitalisation de semaine par transformation d'une unité d'hospitalisation complète de 26 lits. L'activité chirurgie mammaire, gynécologique, digestive, sarcome et autres, endocrinienne notamment, s'organisera différemment pour permettre cette transformation, ce qui entraînera la fermeture de cette unité le week-end (du vendredi soir au lundi matin). Le problème du maintien de l'emploi se posera non seulement pour le personnel de jour dont le nombre sera forcément réduit, mais aussi pour le personnel travaillant de nuit, puisque l'étage sera fermé trois nuits sur sept.

La direction souhaitant atteindre cet objectif dès le mois de septembre 2013, elle a demandé aux responsables syndicaux de les associer à cette démarche. Si FO et la CFE-CGC ont répondu favorablement, la CGT est opposée à toute fermeture de service et réduction d'emplois qui en découlerait. La Direction a également convié le personnel de nuit à des « séminaires », pour échanger sous la forme de groupes de parole, mais en réalité pour préparer les esprits à cette restructuration dont les conséquences ne toucheraient d'ailleurs pas que ce personnel mais beaucoup de salariés de l'Institut, y compris les cadres et les médecins.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:04

 

Comme nous l'avions évoqué lors de notre dernière parution, le Comité d'Entreprise de l'Institut dispose d'une somme importante au titre des œuvres sociales non distribuée aux salariés en 2012. Les élus CGT au Comité d'Entreprise interpellent les autres élus du CE afin que cette somme soit rapidement affectée aux salariés sous la forme de chèques vacances, bons d'achats ou autres.

Inutile d' attendre davantage le vote d'une mesure exceptionnelle :

la distribution, c'est maintenant !

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:00

 

L'article 5 de l'accord d'entreprise du 26 novembre 1999 prévoit que les jours de RTT continuent à être attribués aux salariées placées en congé maternité. Or, la Direction ne respecte plus cet article, ainsi que nous l'ont fait remarquer plusieurs salariées. Cela la met en infraction vis à vis de la loi.

Nous l'avons interpellée à ce sujet dans le cadre de la réunion des délégués du personnel du 21 février (aucune réponse concrète pour le moment).

La CGT demande à toutes celles qui sont concernées par ce problème de la contacter.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:58

 

A l'ordre du jour de la réunion du CE du 12 février dernier, figurait la question du volume des heures supplémentaires générées dans l'Institut sur l'année 2012 et de leur compensation.

 

Selon les modes de calcul, on peut arriver à des résultats obscurs...

En ce qui concerne les cadres, il a été constaté que nombre d'entre eux dépassent largement les 1600 heures de travail annuelles qu'ils doivent effectuer, avec en moyenne 62 heures supplémentaires par an, allant pour certains jusqu'à 200 heures, voire jusqu'à un cumul historique de 700 heures !

L'accord GTI (Gestion du Travail Informatisée) entré en vigueur en 2001, avait instauré la récupération des heures supplémentaires cumulées sur trois mois et récupérées le quatrième mois. Or, la spécificité du travail d'encadrement, la charge de travail et l'amplitude horaire d'ouverture des services rendent tout simplement impossible la prise de ces récupérations pour beaucoup de cadres, d'où les importants cumuls constatés, bien au-delà des 35 heures supplémentaires prévues dans le « tunnel » que la Direction, approuvée par les autres syndicats, a mis en place pour résorber les heures supplémentaires sans majoration. Rappelons que la CGT est opposée à l'application de l'accord qui comporte cette mesure, accord dont la légalité est actuellement en attente de jugement, ainsi que nous l'expliquons plus bas.

Première piste évoquée le 12 février par la Direction pour répondre au casse-tête des heures supplémentaires : imposer dans le cadre des objectifs annuels leur résorption par la prise obligatoire de récupérations, afin de remettre les compteurs à zéro. Mission quasiment impossible pour beaucoup de cadres, a-t-il été objecté par les élus CGT, au vu de la surcharge de travail qui touche déjà ce personnel.

La Direction a donc sorti de son chapeau le fameux « forfait jour » qu'elle avait déjà essayé d'introduire il y a quelques années.

En quoi cela consiste-t-il ? Il s'agit d'octroyer pour tous les cadres un forfait de 210 jours de travail annuels, hors de tout décompte horaire. Cela permettrait aux cadres, selon la Direction, de travailler chacun à son rythme, laissant aux « rapides » le loisir de terminer rapidement, et aux « lents », celui de finir … plus tard.

Mais cette organisation ne tient pas compte de la charge de travail imposée aux uns et aux autres, à laquelle les cadres devront bien faire face d'une manière ou d'une autre, soit en rallongeant leur temps de présence sur leur lieu de travail et/ou en venant travailler lors de leurs jours de repos ou de congé. Forfait jour = Arnaque ! Si d'autres syndicats sont favorables à cette idée, la CGT n'y voit que des inconvénients, au premier desquels une flexibilité qui ne dit pas son nom, et le fait qu'elle détricote l'accord du 26/11/1999 sur les RTT et celui de 2001 concernant la GTI. Nous tenons au respect de ces accords par lesquels tous les salariés ont obtenu des compensations en temps en échange de beaucoup de sacrifice.

Nous ne nions pas les problèmes que rencontrent les cadres dans la prise de leurs récupérations. Mais la solution proposée, qui vise à régler la question des heures supplémentaires en les faisant tout bonnement disparaître puisqu'elles ne seront plus comptabilisées, est inacceptable. Ce n'est pas avec le forfait jour, qui pourra transformer les journées de travail des cadres en journées-marathon, que se réglera la question.

Nous rappelons que cette mesure ne peut leur être imposée, puisqu'elle ne figure pas dans leur contrat de travail qui est un contrat individuel, et que la CGT soutiendra ceux qui la refuseraient dans le cas où la Direction tenterait de passer en force.

En ce qui concerne les salariés non-cadres, il a également été constaté que de nombreuses heures supplémentaires étaient effectuées puisqu'après écrêtement (donc en réalité beaucoup plus que cela) on obtient une moyenne de 28 heures annuelles par salarié. Pour cette catégorie de personnel, ce n'est pas l'idée du forfait jour qui a été retenue, mais celle du fameux « tunnel » de plus ou moins 35 heures, que la Direction souhaite continuer à utiliser, malgré son côté illégal.

Rappelons que cette mesure figure dans l'accord d'avril 2009 que la CGT conteste au Tribunal (jugement prévu au printemps) : elle permet d'ajuster le temps de travail à l'activité, et dans le même temps de faire disparaître les heures supplémentaires. Nous avons déjà démontré que ce « tunnel de +ou – 35 heures » était illégal pour deux raisons : d'une part il permet de faire effectuer aux salariés des heures supplémentaires non majorées, et d'autre part, dans le cas d'une modulation négative (c'est-à-dire dans le cas où le salarié se trouve en dessous du nombre d'heures qu'il doit effectuer dans l'année, il permet de retenir les heures non effectuées sur d'autres droits, comme par exemple les congés annuels ou les RTT. La Direction, sans attendre l'issue du jugement, souhaite généraliser cette mesure.

La CGT soutiendra également ceux qui la refuseraient dans le cas où la Direction tenterait de l'appliquer.

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:13

 

Le Bureau confédéral de la CGT confirme l’avis négatif de la délégation CGT sur l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 qui modifierait profondément le Code du Travail. Ce texte marque une grave régression des droits sociaux des salariés et va a contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité. Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY. La thèse du MEDEF est le principal fil conducteur de cet accord : « les licenciements d’aujourd’hui feront les emplois de demain ».

Il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement, issus des élections de mai 2012, entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le MEDEF. Le Gouvernement, qui se dit attaché au Dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats potentiellement signataires.

La CGT attend du gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège les salariés contre les licenciements et la précarité.

 

Sur le plan local, les accords que nous contestons au Tribunal (et dont le jugement est prévu pour le printemps) contiennent les dispositions néfastes qui figurent dans l'accord national sur la « Sécurisation de l'emploi ». Un accord qui en réalité, contient peu de droits en matière de sécurisation de l'emploi et beaucoup de flexibilité, ainsi que certains salariés en font déjà l'expérience dans notre établissement, avec des baisses de salaire, des pertes de RTT, des modifications d'emploi du temps et des activités perturbant leur vie familiale et sociale..

 

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