Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:51

 

Le Marathon de Bordeaux, qui aura lieu en avril prochain, pourra sans doute compter dans ses rangs un certain nombre de salariés de l'institut. Grâce à un entraînement physique régulier prodigué par la Direction, les coursiers seront fin prêts pour cette manifestation sportive, à moins bien sûr que d'ici là, l'épuisement ne les ait mis sur la touche, certains ayant déjà perdu plusieurs kilos.

Le travail des coursiers, comme chacun le sait, consiste à effectuer des courses, c'est-à-dire à acheminer à l'intérieur de l'Institut les dossiers et les prélèvements des patients, selon les besoins des personnels soignants et administratifs. Depuis quelque temps, le terme de « coursier » a acquis une nouvelle dimension puisque c'est désormais la notion de « course » dans le sens de « courir » qui semble prévaloir en ce qui les concerne.

A quoi ressemble une journée dans la vie d'un coursier à Bergonié ? Tout simplement à une course sans fin d'un point A à un point B, puis d'un point B à un autre point, sans pause, et donc sans aucune possibilité de contact avec les autres salariés. L'épuisement, le découragement sont au rendez-vous.

Pourquoi les coursiers sont-ils ainsi dans le collimateur de la Direction ?

Il faut se rappeler qu'en 2009, celle-ci avait eu l'intention de faire disparaître les dossiers papier de l'Institut au prétexte que l'informatisation permettait de faire désormais sans eux,

la Direction incitant les médecins et tous les autres utilisateurs à utiliser exclusivement les dossiers numériques. La CGT avait alors fait valoir que la loi exigeait que les dossiers des patients existent obligatoirement sur support papier, maintenant de facto des archives et par extension celle des coursiers.

Or, depuis quelques mois, changement de tactique : pour écoeurer les coursiers dont la Direction pense qu'elle peut se passer, une nouvelle organisation de leur travail (air connu!) a été mise en place, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut. Il ne reste plus qu'à attendre qu'à force de courir dans tous les sens, les coursiers ne finissent par abandonner la partie, soit parce qu'ils seront tombés malades, soit parce qu'ils ne pourront plus assumer leur tâche.

Une technique déjà éprouvée dans plusieurs autres services, comme à la plonge, en hospitalisation et au bloc pour les ASH, où les pressions sont telles que les salariés ne voient plus d'autre issue que de demander leur démission. Une manière commode de réduire du personnel, puisqu'elle évite à l'employeur de recourir à de véritables licenciements...

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 20:19

 

La direction a acheté à grands frais un logiciel destiné à Gérer le Temps de travail et les Activités de l'ensemble des salariés soumis au badgeage. Cette nouvelle GTA fait actuellement l'objet d'une expérimentation aux 3e et 6e étages et ressources humaines, où elle est utilisée en doublon avec l'ancien système de badgeage.

 

L'étude approfondie du cahier des charges de ce « progiciel », effectuée par les responsables de la CGT, met en lumière une attaque en règle contre les droits aux congés, aux jours de RTT, au CET et contre les salaires.

Sa mise en place constituerait une véritable atteinte à la liberté et à la vie privée de l'ensemble des salariés, et pourrait amener à une mise en danger des patients eux-mêmes.

Nous nous contenterons ici d'attirer votre attention sur sept points qui rendent ce projet inacceptable

 

  • 1) Le cahier des charges prévoit que parmi les données intégrées dans le logicien de gestion, figurent les coordonnées téléphoniques du salarié (afin que son supérieur hiérarchique puisse le contacter )

    Remarque : ceci constitue une atteinte à la vie privée du salarié qui peut se voir appelé à tout moment afin de pallier une éventuelle défection d'un collègue dans son service ou dans un autre service. Cette pratique de gestion du personnel (qui devient alors corvéable à merci) que nous avons déjà à plusieurs reprises dénoncée dans certains secteurs, serait donc généralisée à l'ensemble des salariés.

  • 2) Cette GTA stipule que le temps d'habillage et de déshabillage, est considéré comme du temps de travail effectif « pour le personnel de soin ». Les autres catégories se voient donc exclues de cette disposition, alors que certains métiers comme les cuisiniers, les plongeurs, les ouvriers le personnel d'entretien pour ne citer qu'eux, amenés à effectuer des travaux pénibles,salissants, doivent se doucher et se changer avant de quitter l'établissement.

    Remarque : du temps de présence obligatoire n'est plus pris en compte pour certains salariés, alors qu'il le demeure pour d'autres : on appelle cela de la discrimination !

     

  • 3) Le logiciel prévoit qu'un salarié peut être amené à travailler jusqu'à 48 heures par semaine et jusqu'à 44 heures par semaine pendant 12 semaines consécutives,

    Remarque : ces disposions dérogent aux règles qui régissent notre établissement puisqu'elles prévoient qu'un salarié peut travailler bien au-delà du temps de travail hebdomadaire en vigueur actuellement.et pourrait être amené à travailler 108 heures supplémentaires par trimestre sans qu'elles soient considérées comme telle.

 

  • 4) Le logiciel prévoit également que tout salarié pourra être amené à travailler jusqu'à l'équivalent d'une semaine supplémentaire annuellement sans que cela soit considéré comme des heures supplémentaires. Inversement, il pourra travailler jusqu'à une semaine en moins sur le volume annuel d'heures qu'il doit effectuer, ce qui l'obligera à les « rendre » soit en jours de congés soit en jours de RTT.

    Remarque : jours de congés et de RTT rognés, flexibilité accrue (salariés contraints de s'adapter constamment à l'activité de l'établissement), heures supplémentaires non payées en tant que telles, bref, une dégradation considérable des conditions de travail et des rémunérations.

 

  • 5) Aucun relevé papier des heures effectuées ne sera délivré au salarié, contrairement à ce qui se fait aujourd'hui.

    Remarque : ainsi disparaît le seul moyen dont disposent les salariés pour contester d'éventuelles erreurs -volontaires ou non- de la Direction en sa défaveur, comme cela est souvent le cas. Seule la version papier mensuelle qui existe aujourd'hui peut servir de preuve devant les tribunaux en cas de contestation.

 

De temps en temps, il convient d'écouter les Cassandre.

 

  • 6) Concernant le congé principal, deux nouveaux reculs pour les salariés : la période de prise de ce congé, actuellement prévue entre le 1er mai et le 31 octobre, passe du 1er juin au 30 septembre. Alors que le congé pouvait aller jusqu'à trois semaines consécutives, il ne serait plus que de deux semaines !

    Remarque : une réduction de l'amplitude et de la durée du congé principal qui ne manquera pas de gêner considérablement tous ceux qui privilégient la période estivale pour prendre leur congé, une période qui correspond également aux congés scolaires. Ceux qui, au contraire, préfèrent partir hors période estivale se verraient également pénalisés puisque l'amplitude dont ils pourront disposer passera de 6 à 4 mois.

 

  • 7) Jusque-là, les congés maladie, maternité, formation, les mi-temps thérapeutiques, les absences pour événements familiaux,etc ... étaient considérés comme du travail effectif et donnaient en tant que tel droit aux jours RTT et aux congés légaux identiques à ceux des salariés en activité. Avec le logiciel GTA, ces droits seront réduits, puisque par exemple pour le cas d'un congé maternité, seuls deux mois seront pris en compte au lieu de 4 pour les deux premiers enfants et de 6 pour le troisième enfant.

 

Cette liste est loin d'être exhaustive. L'adoption de ce logiciel de GTA n'est ni plus ni moins qu'une offensive qui ne dit pas son nom contre l'accord sur les 35 heures, les droits aux congés légaux et les rémunérations, et par conséquent le calcul des retraites.

La CGT s'insurge contre la mise en place d'un tel logiciel. Elle a réclamé qu'il fasse l'objet d'un accord d'entreprise qui sera discuté avant toute mise en place, comme il est de règle dans tout établissement.

Mais la Direction préfère passer en force pour éviter les interventions des responsables CGT.

 

Ceux-ci demandent au personnel du 3e et du 6e étage de n'utiliser que l'ancienne badgeuse, aucun accord d'entreprise n'ayant été signé concernant la nouvelle GTA. Ce personnel ne court légalement aucun risque à refuser de pointer sur la nouvelle machine.

 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 19:18

 

Depuis plusieurs mois, les pressions sont telles sur les salariés que nombreux sont ceux qui « craquent ». Pressions de la hiérarchie, charge de travail accrue, détérioration des conditions de ce même travail, climat délétère créé à dessein afin de dresser les salariés les uns contre les autres... bref ! Quand le travail devient souffrance, le corps, ou l'esprit, voire les deux en pâtissent.

 

nivelle.pngDans le même temps, le nombre de salariés qui se voient placés en invalidité permanente ou temporaire explose : rien que pour l'année 2013, cela concerne 54 et 17 personnes, respectivement en invalidité temporaire et en invalidité permanente. Nous n'avons pas les chiffres pour 2014 mais rien ne permet de présumer « que la courbe s'infléchit ».

Une première constatation : ces mises en invalidité touchent des salariés de tous âges, et pas seulement ceux qu'une carrière déjà bien avancée aurait usés avant l'heure de la retraite.

Deuxième constat : ces chiffres atteignent un « record » jamais égalé jusque-là à l'Institut.

On ne peut y voir qu'un lien de cause à effet entre la détérioration des conditions de travail que nous avons déjà évoquée et le nombre très élevé de salariés déclarés inaptes - définitivement ou non - à exercer leur fonction.

Contrairement à ce qui se faisait jusque-là, les salariés en arrêt sont fortement « incités » par la Direction, via leur hiérarchie, à demander une mise en invalidité qui les éloignera temporairement ou définitivement de l'Institut. Les conséquences d'un placement en invalidité ne sont pas anodines pour ceux qui en font l'expérience, puisque, s'ils continuent à être payés en touchant des indemnités, ils verront le montant de leur retraite amputé du fait d'un système de cotisations différent. Plus le temps d'invalidité est long (et à fortiori s'il est permanent), moins le montant de sa retraite sera élevé : double peine !

Par ailleurs, le nombre élevé d'invalidités provisoires par rapport aux invalidités permanentes, ne doit pas occulter une réalité dont les salariés ne sont pas toujours conscients : une personne placée en invalidité provisoire peut se voir à tout moment retirer ce statut. Si entre-temps, elle a par méconnaissance cédé aux « amicales » sollicitations de son employeur, et rompu son contrat de travail, il ne lui restera plus que les yeux pour pleurer lorsqu'elle sera forcée de reprendre le travail ; elle devra, en tout état de cause, aller en chercher ailleurs.

 

L'institut expérimente ainsi un moyen innovant et discret de réduire les effectifs !

Partager cet article
Repost0
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:14

 

Il est stipulé dans l'accord d'entreprise relatif à la réduction et à l'aménagement du temps de travail du 26 novembre 1999 que les heures supplémentaires « devront continuer à avoir un caractère exceptionnel. »

Or, nous constatons que la Direction réduit les jours de RTT pour certaines catégories ou fait travailler davantage d'autres catégories, afin d'absorber l'augmentation de l'activité.

Cela génère bien évidemment des heures supplémentaires qui ne sont pas reconnues pour tous les salariés en tant que telles.

Depuis 2008, cette question est revenue sur le tapis à de nombreuses reprises, que ce soit en CE ou en DP, sans trouver à ce jour de réponse, alors que les heures supplémentaires continuent de s'accumuler pour certains ou passent à la trappe pour d'autres.

La Direction avait proposé il y a quelques mois l'instauration d'un forfait jour afin de mettre un terme aux heures supplémentaires des cadres, projet qui n'a pas abouti en l'état.

Or, ce projet ne concernait que les cadres, alors que le problème des heures supplémentaires concerne également les salariés non cadres.

C'est pourquoi la CGT demande aujourd'hui à la Direction d'envisager un plan global de résorption des heures supplémentaires, et ce toutes catégories professionnelles confondues.

 

 

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:21

 

Nous sommes en train de négocier un nouveau droit concernant le personnel envoyé en mission sans que l'intégralité des heures passées pour effectuer ces missions ne soit prise en compte. Nous avons demandé à la Direction de reconnaître ce temps comme du temps de travail effectif, et d'attribuer à ces salariés des heures de repos compensateur, avec majoration de 50% au-delà des heures prévues par leur contrat de travail.

Nous avons demandé de surcroît une indemnité pour les personnels obligés de passer une nuit ou plus sur leur lieu de mission. Un petit pas a été accompli par la Direction qui a accepté de compenser d' une heure à quatre heures (suivant la distance, qui reste à définir). Cependant, à ce jour, la question de l'indemnité reste entière. Nous ferons notre possible pour que cet accord qui concerne de nombreuses personnes à l'Institut (cadres, attachés de recherche clinique etc) aboutisse;

 

 

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 11:20

 

Nous sommes actuellement en discussions avec la Direction au sujet d'un certain nombre de salariés qui travaillaient autrefois à l'Institut en contrat CDD ou CES sur des postes pérennes sous la convention de 1971 et qui, du fait de la volonté de l'ancienne Direction, ont été lésés financièrement. En effet, celle-ci avait attendu le passage à la nouvelle convention, en 1999, pour les titulariser, sans leur appliquer les dispositions conventionnelles dont ont continué à bénéficier leurs collègues en CDI. Cela s'est traduit pour ces salariés par des pertes de salaire importantes, de l'ordre d'environ 156 000 € pour six personnes!) à l'origine de situations parfois très difficiles. Les démarches entreprises aujourd'hui ont pour objet de réclamer à la Direction actuelle les arriérés auxquels ces salariés ont droit.

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:19

 

Depuis plusieurs mois est posée la question du passage des personnels de service du bloc opératoire en CDI. Ce service qui comptait jusqu'à il y a peu plusieurs emplois d'agents de service en CDI n'en possède aujourd'hui ... plus qu'un!

Au mépris de toute législation, la Direction persiste à utiliser sur des postes pérennes et budgétisés, du personnel en CDD enchaînant des contrats à durée déterminée. Des salariés qu'il est facile de remplacer par d'autres à échéance de leur contrat.

 

Jusque-là, la Direction avait opposé à nos demandes de titularisation une fin de non recevoir, utilisant des prétextes aussi peu crédibles que la nécessité de réorganiser le service (réorganisation qui prend décidément un temps fou!) ou la volonté exprimée par les salariés en CDD de travailler sous ce type de contrat afin de bénéficier de la prime de précarité ou du dispositif CIF.

Bizarrement, le personnel que nous avons rencontré nous a fait part, au contraire, de son désir d'obtenir un contrat à durée indéterminée, ainsi que le prévoit la loi pour du travail pérenne.

 

Au cours d'une précédente réunion des Délégués du Personnel, la Direction s'était engagée à titulariser 4 agents de service d'ici au 31 décembre. Apparemment, cet engagement a pris du retard, mais au cours de la dernière réunion (le 18 novembre), la direction a réaffirmé que la demande de planning des ASH du bloc sera réitérée auprès de la directrice des soins. Et qu'elle n'a aucune opposition à la titularisation d'ASH sur ce secteur.

Nous resterons vigilants quant au respect de ces engagements, afin que cette situation illégale soit régularisée au plus vite.

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 21:37

 

Au mois de juin dernier, nous avons adressé à la Direction un certain nombre de dossiers concernant des salariés aujourd'hui titulaires après avoir travaillé en contrats SES, SAE ou CDD, afin de régulariser leur ancienneté qui n'avait pas été toujours prise en compte par l'employeur.

La Direction s'est engagée à régulariser leur situation d'ici fin octobre.

 

Mais nous avons constaté une deuxième irrégularité concernant ces salariés:

 

Certains d'entre eux étaient présents à l'Institut avant 1999 (donc sous la convention de 1971).

Or, après analyse, il apparaît que ceux-ci ne s'étaient pas vu attribuer de DIT (Différentiel d'Indemnité Transitoire) lors de leur titularisation sous la nouvelle convention de 1999 : ce DIT prend en compte la différence de salaire due au passage à la nouvelle convention , moins favorable en ce qui concerne les rémunérations (salaire de base minoré 13eme mois et prime de sujétion (8,21) supprimés,...).

Il est pourtant bien stipulé dans le titre 1 chapitre 4 titre 1-4-2 de ladite convention que :

 

« les dispositions conventionnelles s'appliquent immédiatement à compter de la date de la mise en oeuvre à tous les contrats individuels de travail en cours d'exécution ou à venir. Leurs mises en oeuvre ne peuvent en aucun cas être cause de réduction des avantages individuels acquis figurant au contrat de travail ou avantages collectifs dont bénéficient les salariés entrant dans leur champ d'application acquis antérieurement à leur date de signature au niveau des différents centres et résultant d'accords d'établissements. Toutefois il est précisé que :

Les conditions d'application et de durée de ces avantages au sein des établissements ne sont pas modifiés par la présente convention. [...] »

 

La CGT Bergonié a en sa possession plusieurs dossiers et appelle tous les salariés se trouvant dans ce cas de figure à se faire connaître afin d'étayer leur requête auprès de la Direction.

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 20:54

 

Malgré la multiplication et la complexification de leurs tâches et le rôle charnière qu'elles jouent entre les médecins, les patients et les divers services et organismes extérieurs, les secrétaires médico-administratives, les assistantes médicales et les assistantes administratives font partie des catégories qui n'ont été augmentées que de 0,5% en juillet 2010. Or, ces catégories n'ont pas été revalorisées depuis l'élaboration de la convention de 1999, entraînant pour elles une baisse de 12% de leur pouvoir d'achat en moyenne.

La CGT Bergonié, soutenant leur repositionnement en catégorie supérieure et ayant obtenu en cela le soutien de FO et CFE-CGC, avait demandé à la Direction de mettre cette question à l'ordre du jour de la réunion de négociations du 21 juin dernier. Or, cela n'a pas été fait malgré une réponse favorable de la DRH, qui apparemment souhaite faire traîner les choses. Nous allons donc réitérer notre demande afin d'ouvrir des négociations au cours des prochaines négociations du 20 septembre prochain.

Il n'est peut-être pas inutile de souligner que ces professions sont exclusivement occupées par des femmes. Est-ce à leur statut de femmes qu'elles doivent d'être toujours pénalisées et de rester les éternelles oubliées des revalorisations salariales, dans un monde du travail où elles peinent déjà à obtenir des droits égaux avec les hommes? Grandes perdantes dans la vie active, elles le sont aussi au moment de prendre leur retraite : double peine pour les femmes!

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 20:50

 

Quelle drôle façon de procéder que celle qui consiste à embaucher une personne et à l'utiliser jusqu'à la date limite de son contrat CDD, contrat au cours duquel elle effectue un travail devenu pérenne, puis à la « remercier » au terme de ce contrat afin de pouvoir embaucher une autre personne qui va être amenée à faire le même travail après un temps de formation!

Les temps sont peut-être durs, c'est un fait, mais est-il normal et surtout concevable moralement que, par le biais d'embauches sous contrat limité dans le temps, on puisse faire miroiter un avenir à des jeunes qui ne demandent qu'à travailler? La moindre des choses serait que la Direction affiche clairement ses intentions et que soit établi de façon précise que tel ou tel travail est sporadique ou routinier, d'autant plus que le « sporadique » a curieusement tendance à se transformer officieusement en « routinier » ! Il est inadmissible de laisser les gens dans le doute et l'incertitude du lendemain. Il semblerait que les décideurs, à n'importe quel niveau qu'ils soient, n'aient pas vraiment conscience du désarroi qu'ils créent en agissant de la sorte. Un peu d'empathie, que diable!, ne serait pas du luxe!

Mais la logique comptable reste implacable, et nous avons déjà entendu que nos dirigeants à l'Institut Bergonié « ne sont pas là  pour faire du social ».

Reste qu'au-delà d'un procédé moralement fort contestable, le recours aux « salariés-kleenex » n'est rien d'autre qu'un détournement de la loi, qui stipule qu'un contrat en CDD ne peut être conclu pour une durée déterminée que pour l'un des cas de recours limitativement énuméré par la loi (article L.122-1-1 du code de travail), à savoir le remplacement d'un salarié, l'accroissement temporaire d'activité, pour les emplois à caractère saisonnier ou pour lesquels, dans certain secteurs, il est d'usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature de l'activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois.

Dans tous les cas, les contrats ne peuvent avoir ni objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale de l'entreprise (article L.121-1 du code de travail).

Par conséquent, un CDI doit être alors proposé au salarié, la durée maximale pour un CDD étant généralement de 18 mois (9 mois lorsque c'est en attente d'une embauche définitive, l'exécution immédiate de travaux urgents). Pour contourner cette mesure, nombre de chefs d'établissement recourent à une valse des CDD que la perspective d'être titularisés galvanise et qui donnent par conséquent le meilleur d'eux-mêmes, aux moindres frais pour les entreprises. On a vu des techniques de « management » plus humaines, au sein des « ressources » du même nom ! Une technique malheureusement largement utilisée dans les entreprises qui ont pour but de faire du profit, et qui est totalement hors sujet dans un établissement comme le nôtre, qui est, nous le rappelons, « à but non lucratif »...

 

 

Partager cet article
Repost0