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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 13:36

Segur II pour tous 6 juillet 2021

 

Suite aux demandes des syndicats, la Fédération a proposé en début d'année une augmentation générale de tous les salariés des Centres, augmentation qui était à négocier pendant les réunions paritaires.

Pendant plusieurs mois, oubliant cette promesse, la Fédération a fait porter les négociations sur la revalorisation des seuls médecins. Cette revalorisation a finalement abouti au mois de juin.

Quand les syndicats ont rappelé l'engagement de la Fédération concernant les autres catégories de salariés, celle-ci a proposé de transposer le Ségur II -appliqué dans la fonction publique hospitalière- aux Centres. Or, le Ségur II ne concerne que certaines catégories de salariés. Ainsi, la Fédération propose de revaloriser :

- les aide-soignant(e)s

- les auxiliaires et infirmier(ère)s de puériculture

- les infirmier(ère)s (de Bloc Opératoire, anesthésistes, de Pratique avancée)

- les kinésithérapeutes

- les manipulateur(trice)s

- les préparateur(trice)s

- les technicien(ne)s de laboratoire

- les diététicien(ne)s

- les cadres de filière soins et médico-techniques

Ces catégories représentent environ 8200 salariés dans les Centres, pour une enveloppe globale à partager s'élevant à 8,3 Millions d'euros.

Quid des autres salariés, qui représentent près de 10 000 salariés ? La Fédération semble avoir une conception assez particulière du terme « augmentation générale ».

Elle justifie sa position en arguant que l'enveloppe dédiée aux Centres ne leur sera octroyée par l'Etat qu'à condition qu'elle ne soit attribuée qu'aux catégories précitées.

Elle souhaite que les syndicats valident cette politique en signant un accord, nécessaire pour sa mise en œuvre, d'ici le mois de novembre.

Pour cela, elle utilise des arguments tout droit tirés des entreprises cotées en Bourse, parlant d'attractivité et de concurrence, de certains métiers « en tension », de pénurie... en fin de compte, tout cela aboutit à créer un climat malsain entre les salariés, à les diviser, à les monter les uns contre les autres. Si les Centres sont « concurrencés » par d'autres structures, ne serait-il pas plus pertinent de chercher à souder les salariés entre eux, des ASH aux médecins, en les rémunérant à la hauteur des efforts fournis ?

L'augmentation du coût de la vie n'épargne personne, et il n'est pas compréhensible que des catégories comme les ASH, les brabcardiers, les Assistantes médicales, le personnel de la recherche, le personnel des accueils, de la sécurité, de la logistique, de l'administration ou des cuisines soient écartées de cette mesure de revalorisation.

De l'argent, on peut en trouver pour tous les salariés !

Ainsi, on voit de plus en plus se développer dans les Centres des actions relevant de « l'événementiel », à la fois coûteuses et chronophages, qui semblent bien loin des missions essentielles sur lesquelles ils devraient se concentrer. Quel est l'intérêt d'amener, au sein d'un hôpital qui plus est, quelques brebis égarées en demandant aux salariés de s'afficher à leur côté ? Sans parler des élucubrations d'un « artiste » dont nous ne résistons pas au plaisir de vous faire partager les « visions ». (texte ci-joint)

Le choix de plate-formes au coût exorbitant (SoonCare, Doctolib etc), de GIE ou de GCS signés avec des structures à but lucratif (alors que les Centres pourraient conserver et développer leurs propres activités de soins), autant d'exemples d'une gestion qui laisse beaucoup de salariés à l'écart de revalorisations nécessaires.

Aucun syndicat ne doit accepter que certaines catégories soient ainsi laissées de côté !!

De qui se moque-t-on ?

Arnaud Théval + Cancan Institut Bergonié, Bordeaux. PPP numéro 4 (un processus de création Poétique, Politique et Performantif) 23 juin 2021 Étage Sénologie / Titre : Le chemin de l'annonce (2021)

Impressions Notre enquête et nos échanges menés auprès des professionnelles opérant à cet étage nous font remarquer la dimension « boîte noire » de leurs situations de travail. Ils ont besoin de rester dans une pénombre pour mieux lire les radios qu'ils interprètent. D'un point de vue métaphorique nous sommes dans la caméra obscura (ou la caverne de Platon) permettant à des opérateurs de tirer au clair les problèmes cachés sous la peau des patientes. Les images qu'ils observent, nous évoquent des lagunes vues du ciel (une cartographie) dans sur lesquelles des objets en négatifs flottent. Cela évoque les rayogrammes de Man Ray1 avec les ombres en négatifs d'objets posés directement sur un papier photosensible.

Ces inversions positif/négatif ou ces passages dedans/dehors nous conduisent sur un cheminement poétique dans ces locaux labyrinthiques. Nous nous heurtons à des espaces minuscules qui contredisent la circulation très bien pensée pour les professionnels. Ce sont de minuscules sas dans lesquelles les patientes se déshabillent. Le m2 contient une assise murale, des patères, un miroir et des documents administratifs. Puis, une salle dite d'annonce combinant plusieurs fonctions semble en attente de décision : comment faire avec ce lieu symbolique et banal à la fois ? Avant de faire ce parcours du minuscule sas, aux diverses salles d'opérations jusqu'à la salle d'annonce (qui n'en est pas une), la patiente attend dans une immense salle.

Proposition À partir de cette série de mots clefs : plafond, placard, profondeur, perspective, papillon, poulpe, phasme, plante, nous initions notre processus (cette collection de P est à la fois un jeu et une contrainte). Nous envisageons de construire une cartographie imaginaire s'appuyant sur des images du vivant proposées par les patientes lors de leurs parcours. Cette production construit « le chemin de l'annonce » depuis la salle d'accueil, en passant par tous les espaces dans lesquels la patiente se retrouve seule avec son sujet/problème/peur ou ennui. L'imagerie noire et blanc peut être l'esthétique retenue pour évoquer les théâtres d'ombres ou les boîtes magiques. Nous sommes dans le registre de la citation (la reprise des éléments liés à la spécificité du service) et nous le déplaçons dans le registre du poétique pour en faire émerger des formes issues de nos imaginaires (en lien avec le vivant).

PPP 4 l'action de démarrage En septembre, nous construisons une boite à lumière géante dans la salle d'accueil de l'étage. Des plantes et des phasmes majestueux viendront projeter leurs contours sur les parois de la boîte. Ce théâtre d'ombres est une accroche pour proposer aux patientes de s'engager dans le parcours munies d'un dictaphone et d'un questionnaire (très simple). L'idée est qu'elles nous racontent ce qu'elles imaginent ou rêvent de voir comme plantes et animaux/insectes durant les phases où elles attendent. Nous démarrons le dispositif le lundi, puis toute la semaine il est activé (idéalement) par l'équipe de l'étage. Tout le monde s'approprie notre proposition. Récolte La matière sonore, les impressions et les images qui résultent de cette semaine viendront nourrir la réflexion engagée pour construire et adapter les espaces d'attentes (de la salle d'entrée, aux sas et la salle d'annonce). Ces matériaux nous permettent de proposer une œuvre qui modifie quelques points d'usages tout en travaillant la dimension esthétique (chiffrage et calendrier de production en suivant). 1 http://indexgrafik.fr/man-ray-rayogrammes/

 

 

 

 

 

 

 

 

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