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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 09:50
  • Un accord vient d'être proposé par la Direction concernant la mise en place du télétravail.

  • Y seraient éligibles les cadres et non cadres exerçant des missions qui ne nécessitent pas par nature une présence physique permanente ou quasi-permanente à l'Institut, comme par exemple le personnel administratif, recherche,cadres,labo, ou les assistantes médicales. Le nombre de jours maximum de télétravail par semaine serait fixé à deux.

  • En permettant l'assouplissement des contraintes liées à l'orgnisation du travail, le recours au télétravail est bien sûr présenté par la Direction comme une avancée en faveur des salariés. Moins de contraintes, mais pour qui ?

  • Car derrière des arguments qui peuvent paraître séduisants, au premier rang desquels figure la limitation des déplacements domicile/travail, il est important que les salariés soient bien conscients d'autres enjeux, que la Direction ne met évidemment pas en avant.

  • Tout d'abord, afin de déroger aux conditions de travail stipulées dans son contrat, le salarié devra signer un avenant qui modifiera de fait son contrat initial, sans garantie pour lui de retrouver son poste dans le cas où ce mode d'organisation ne lui conviendrait pas à l'usage.

     

  • En outre, le recours au télétravail implique pour le salarié qui le pratique qu'il dispose à son domicile d'un espace dédié à son activité afin de travailler dans de bonnes conditions. Il lui faudra donc prévoir d'aménager son lieu de vie afin d'y intégrer les outils numériques nécessaires à son activité et disposer d'une ligne internet à haut débit et d'un téléphone fixe ou mobile afin d'être joignable « à tout moment » par l'employeur. Une délocalisation qui lui demandera également de souscrire une assurance pour son matériel professionnel, ainsi qu'une attestation de conformité des installations électriques.

    Le salarié pratiquant le télétravail sera également tenu de donner accès à son domicile aux élus de l'Institut (C.S.E) pour vérification de ses conditions de travail.

  • Selon l'accord, le salarié concerné continuera à être présent dans les locaux de l'Institut à hauteur de 80% de son temps de travail total, ce qui ne correspond pas aux deux jours annoncés dans l'article V (« Modalités d'organisation du télétravail), mais en réalité à seulement 60%.

    Cette présence est censée éviter le risque de « distanciation » avec l'Institut et les autres salariés. Car c'est un des travers du télétravail que d'instaurer chez les salariés un sentiment d'isolement et de réduire les interactions avec leurs collègues, entraînant une perte de lien collectif. En outre, la frontière devenant plus fine entre vie professionnelle et vie privée, il s'avère plus difficile de séparer le temps de travail du temps libre.

  • Le problème de la confidentialité des données que le salarié aura à traiter se pose également. Alors que l'employeur est garant de la sécurité de ces données lorsqu'elles sont traitées dans ses murs, quelle sera la responsabilité des salariés en cas de problème, dès lors qu'il les aura traitées à son domicile ?

  • La Direction supervisant à distance l'activité du salarié (tout arrêt d'activité même très court devra faire l'objet d'une demande écrite et recevoir une réponse écrite de la hiérarchie), pourrait si nécessaire déconnecter le salarié si elle estime l'activité insuffisante, ou au contraire le contraindre à une surcharge de travail, comme il est prévu ans l'article VI.2 intitulé « Circonstances exceptionnelles ou cas de force majeure ». En effet, le salarié pourra être amené à travailler en plus de ses horaires habituels « en cas de situation particulière et exceptionnelle ou cas de force majeure ». Rappelons que plus de 8000 heures supplémentaires badgées ont été effectuées jusque la par les salariés de l'Institut. Le travail à domicile sera la porte ouverte à toute dérive, comme par exemple le cas où un collègue empêché demanderait à un autre d'effectuer son travail à sa place, ce qui est prévu dans l'accord !

  • Pour conclure cette liste non exhaustive, l'application de cet accord s'il est signé contribuera non seulement à réduire les effectifs présents physiquement à l'Institut, mais aussi ceux du service informatique ou logistique (encadrement, coursiers, cuisine, entretien....). Des chaînons manquants pourtant indispensables à la bonne marche de notre Centre.

     

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 22:10

Dernière trouvaille de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC) pour les cadres et praticiens : une « Académie du Management » rattachée à l'Ecole de Formation Européenne de Cancérologie (EFEC), qui pourrait être déclinée dans les différents centres et dont l'objectif est de « renforcer et développer la filière managériale des centres.

« L'Académie de Platon », mosaïque pompeïenne. Celle-ci, la CGT BERGONIE ne l'aurait pas reniée.

Le souci d'offrir une formation professionnelle continue pour tous est tout à fait légitime car elle permet aux salariés de l'Institut d'être au fait des dernières innovations techniques et donc de travailler mieux, plus efficacement, et, théoriquement, moins péniblement.

De plus, les bienfaits de la formation se retrouvent par la suite dans une meilleure prise en charge des patients par un personnel soignant de haute qualité, et, au plan logistique, par la réaffectation interne du surplus de travail obtenu par le surcroit de productivité ainsi généré.

Dans un document que nous nous sommes procuré2, présentant cette Académie du Management 3, outre quelques habituelles déclarations de principe toujours de bon aloi comme par exemple « sélectionner les cadres à hauts potentiels et préparer leur accès aux postes de direction », nous avons trouvé entre les lignes quelques éléments qui peuvent faire douter de la motivation de la Fédération de ne chercher qu'à uniquement former les hauts-cadres et praticiens à intégrer les innovations de procédés liées à de meilleures pratiques de gestion ou de management du personnel.

Ainsi, une « politique de rémunération », allant de pair avec un « management par objectif » peut laisser songeur. Car autant instaurer un salaire en fonction d'objectifs de production atteints peut, très éventuellement et dans une proportion raisonnable, s'avérer pertinent pour motiver les employés d'une entreprise privée, autant l'appliquer au sein d'un centre de soins contre le cancer nous laisse perplexe : qui définira ces « objectifs » à atteindre ? De quels facteurs dépendront-ils ?

Mais surtout, en quoi un Centre de Lutte Contre le Cancer comme Bergonié, dont la vocation initiale n'est que de soigner les malades, peut-il mettre en place des politiques de rémunération par objectifs ? Une telle vision est aussi pernicieuse, inepte et injuste que de demander à des policiers de remplir leurs quotas de verbalisations, aux préfets de chasser leur nombre annuel d'immigrés, etc.

La pseudo rémunération au mérite n'est pas pertinente, car il faut des critères chiffrés ou objectifs pour l'évaluer. Mais dans un centre de soins, notre travail se devant avant tout d'être qualitatif, une évaluation quantitative chiffrée n'est donc aucunement adaptée à un tel objectif et induirait inévitablement des iniquités entre les salariés.

Si l'on se réfère à la « Synthèse des parcours de formation au management »4, les principes présidant à l'élaboration de cette « académie » ne sont tout de même pas ce que l'on fait de mieux en matière de gestion humaine. On ne parle que d' « optimisation [de] la performance [des] équipes », d' « évaluation de ses collaborateurs », de « délégation [de tâches] », de « gestion des conflits », ou encore, dans une tournure précieuse qui serait humoristique si elle ne sous-entendait rien, de « conduite de changement ».

Un néo-taylorien n'aurait pas renié ces visées, qui, en dépit d'un vocabulaire plus feutré et discret n'ont tout de même pour toute philosophie que de retirer le maximum des salariés, dont le travail n'est considéré comme rien moins qu'un facteur de production parmi d'autres.

Cette soi-disant académie ne ferait rien moins que charger les hauts-cadres et praticiens d'une tâche supplémentaires de gestionnaires en ressources humaines. Quelle gaspillage que d'utiliser leur précieux temps de formation pour s'entendre dire pareilles billevesées !

« Hercule combattant l'Hydre de Lerne », vase grec du Vème siècle av. JC.
Si nous avions pu fonder la CGT un peu plus tôt, Héraklès y eût sans doute adhéré.

Soyons clairs : à la CGT BERGONIE, nous ne sommes pas pour le gaspillage de fonds in fine publics, ou en opposition sempiternelle et bornée à tout projet portant sur l'organisation du travail. Nous ne refuserons jamais par principe une proposition qui serait de nature à améliorer la qualité de soins des patients et la condition ou la rémunération de tous ceux qui, chaque jour, à tous les étages et à tous les postes de travail, œuvrent à faire de Bergonié un établissement efficace et réputé dans la Lutte contre le cancer.

Nous affirmons qu'un bon « management » passe par la reconnaissance du fait que ce qui améliore la productivité du travail est certes l'intégration des innovations5 de procédés par la formation technologique (exemple : apprendre à utiliser un nouveau logiciel informatique), mais, en matière d'organisation, ce sont avant toute autre chose la qualité des relations, l'ambiance conviviale régnant parmi le personnel, ou encore une certaine latitude donnée au salarié pour organiser son travail.

Tout cela a pourtant bien été mis en évidence par l'enseignement de l'école des relations humaines, notamment à la suite des célèbres expériences de Hawthorne6 . Mais il est vrai que lorsque l'on est aveuglé par le dogmatisme néo-libéral et ses mauvaises recettes quantitative, on en arrive à faire peu de cas de la qualité du travail fourni, et à perdre de vue la vocation première d'un centre de soins.

1[manaʒmɑ] : il faut prononcer « ma-naj-ment » et non pas « man-nadj-meunte », comme le recommande l'Académie...Française !

2« L'Académie du Management », Centre Nationale de la Formation professionnelle, 2 septembre 2010

3On remarquera que, sans doute tout empreints du prestige conféré par le terme d' « Académie », les auteurs n'ont pas versé dans l'outrance de l'anglicisme facile qu'on aurait pu craindre dans un dossier traitant du management. On ne trouvera donc, mis à part le titre à la phonétique disputée, que l'emploi, page 6, de « leadership » en lieu de « menée ».

4Toujours en page 6 du document cité.

5Rappelons que si, selon Schumpeter, il y a cinq types d'innovations : de produit (un bien ou service nouveau), de matières premières (un nouvel alliage métallique), de marché (écouler une production dans un secteur qui ne la consommait pas jusqu'alors), de procédés (utiliser de nouveaux outils et machines [capital technique], d'organisation (management, division du travail, etc.), ce sont les deux dernières d'entre elles qui peuvent faire au sein de Bergonié l'objet d'une formation.

6Dirigées par le professeur Mayo de Harvard, à la Hawthorne Works (prés de Chicago), entre 1927 et 1932.

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 20:37

BUDGET DU CSE : POUR LES SALARIEs, PAS POUR LES BANQUES !

30 janvier 2020

 

Jusqu'à aujourd'hui, tous les salariés de l'Institut peuvent bénéficier d'offres diverses (villégiature, tickets de cinéma, colonies de vacances, bons d'achats...) via le CSE (Comité Social et Economique, autrefois Comité d'Entreprise) géré par vos élus.

Cela fait partie des missions pour lesquelles ils ont été élus, missions dont ils se chargent grâce à un certain nombre d'heures de délégation. Ce volet « œuvres sociales » du CSE, dont le budget s'est élevé à près de 423 000 € pour l'année 2020, est géré et contrôlé par les élus qui veillent à établir l' équité entre les salariés. Les prestations qui leur sont offertes obéissent à un certain nombre de règles dans un cadre défini par les URSSAF.

Les membres du CSE sont soumis au respect de la confidentialité en ce qui concerne toutes les informations que les salariés peuvent être amenés à fournir pour obtenir certaines prestations (comme le quotient familial par exemple, établi à partir des déclarations d'impôts et de la situation familiale).

Les permanences d'accueil au CSE sont également l'occasion d'échanges et de rencontres entre élus et salariés mais aussi entre des salariés eux-mêmes.

Sous prétexte d'élargir les propositions faites aux salariés et de décharger les élus au CSE du gros de leurs missions, certains membres du CSE, à l'exception des élus CGT, viennent de proposer de recourir à une plate-forme via Internet par l'intermédiaire de laquelle les salariés effectueraient désormais toutes leurs démarches.

Cela ne va pas sans poser un certain nombre de problèmes :

 

  • Le coût des services de cette plate-forme, incluant l'achat du logiciel nécessaire, s'élèverait la première année à près de 50 000€, somme qui tomberait dans l'escarcelle de COMITEO, appartenant à la banque NATIXIS dont on rappelle les déboires dans le crash de 2008 (affaire des subprimes). 50 000€ qui seraient sans doute plus utiles pour aider les salariés !

 

  • La gestion des opérations deviendrait totalement opaque puisqu'elle ne serait plus accessible à certains élus qui pouvaient jusque-là les vérifier.

 

  • La confidentialité des données (fiscales, familiales, personnelles,...) ne serait plus assurée. Les salariés n'ont pas forcément envie que leurs informations personnelles soient stockées on ne sait où pour être utilisées à des fins mercantiles (ou autres!). On sait bien que divulguer des données d'ordre privé expose ceux qui s'y prêtent à toutes sortes de démarchages publicitaires ou à des escroqueries en tous genres. Le CSE ne peut légalement transmettre de tels éléments à une structure extérieure.

 

  • Les élus décidaient jusque-là de la participation du CSE aux prestations proposées, participation limitée par le budget voté par les membres du CSE. Ils délégueraient dorénavant le contrôle qu'ils exerçaient à la plate-forme. A quoi serviraient alors les élus du CSE ?

 

  • Les réelles difficultés financières rencontrées par certains salariés ont toujours eu tendance à les éloigner de certaines offres proposées par le CSE (colonies de vacances, locations).

    Les élus excerçaient alors un rôle d'arbitre entre les salariés dans la limite du budget voté pour les œuvres sociales afin de ne pas exclure certains salariés à faible quotient, quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle. Avec la plate-forme, il existerait un véritable risque de discrimination de ces salariés considérés comme peu intéressants en termes de consommation s'il bénéficient par exemple d'un accès à une location de vacances dans un site proposant diverses activités de loisirs payantes.

 

Pour toutes ces raisons, nous demandons à tous les salariés conscients de ces enjeux de soutenir les élus CGT qui souhaitent conserver un CSE à visage humain, lieu de rencontre, d'écoute et de partage, loin des vautours de la finance qui n'ont aucun intérêt au bien commun des salariés.

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 22:58

« On s’est battu pour les gagner, on se battra pour les garder »

 

 

Le gouvernement souhaite détruire le système de retraite par répartition. Au prétexte de le rendre universel et à points, le but réel est d’allonger le temps de travail autorisant à partir sans décote.

Dans un pays où l’âge moyen du premier emploi stable s’établit à 27 ans contre 20 en 19751, où l’espérance de vie en bonne santé stagne (64,1 ans pour les femmes ; 62,7 ans pour les hommes2… moins que la moyenne européenne) et ne permet pas de travailler toujours plus vieux, et où les employeurs embauchent difficilement au-delà de 50 ans3, nul ne pourrait prétendre à une retraite digne.

Ainsi, tout est fait pour nous pousser vers l’épargne individuelle, les assurances et fonds de pension privés, la spéculation et la rente mobilière (actions…) et immobilière. On sait les risques, les inégalités sociales, et les effets pervers que cela engendre :

- si demain la bourse s’effondre, que devient ce que j’ai mis dans un fond de pension ?

- si je dois « manger » mon capital accumulé toute ma vie pour ma retraite, mais que je vis plus de 85 ans, dans quelle précarité finirai-je ma vie ? Mes enfants pourront-ils seulement me prendre en charge ? Vaudrait-il mieux que je meure à 80 ans ?

- si l’inflation revient, que me restera-t-il ?

- ai-je les moyens d’acheter des biens immobiliers pour mes vieux jours ? Si beaucoup pensent comme moi, que se passera-t-il sur les prix et les loyers

N’importe quoi !

C’est dans un pays dévasté, avec

600 000 morts, la production coulée, le financement à sec et le rationnement quotidien qu’en 1945 les Français ont bâti la Sécurité Sociale. Rien n’est impossible quand le peuple s’en donne les moyens. Nous avons la capacité de consolider un système de retraites juste et solide pour tous.

Le gouvernement Macron-Philippe est cul et chemise avec les fonds de pensions4. Son haut-commissaire aux retraites Delevoye a partie liée avec le monde de l’assurance privée !5 . Comment croire une minute qu’il ne s’agit là d’une action concertée et cynique visant à privatiser pas à pas la branche vieillesse – le plus important pilier de la Sécurité Sociale ?

 

Que nous soyons salarié du privé, agent de la fonction publique, indépendant ou même actuellement sans emploi, nous serions tous durement touchés.

Ouvrier, employée proche du SMIC toute votre vie ? ~ 300 € en moins par mois par rapport à aujourd’hui !

Secrétaire catégorie B de la fonction publique ? ~320 € en moins par mois

Salarié du privé non cadre ? ~400 € en moins par mois.

Et encore, pour le cas d’une carrière complète débutée à 22 ans et sans interruption (périodes de chômage, temps partiel, longue maladie…). Pour ceux qui n’auront pas cette chance, les effets de la décote seront plus violents encore !

N’importe quoi !

Jamais la France n’a produit autant de richesses

(2 300 mds d’€ de PIB). Avec les 80 milliards de fraudes et évasions fiscales qu’ils pourraient enfin commencer à pourchasser, les pouvoirs publics ont largement les moyens d’abaisser l’âge de départ et d’augmenter les pensions. Question de volonté politique !

 

Il est indispensable que nous réagissions tous ensemble pour défendre nos droits. C’est possible : le gouvernement commence à céder et cherche à nous diviser en exonérant les générations nées avant 1975. Ne soyons pas dupes de ces manœuvres grossières visant à nous diviser.

Pour nos droits, notre avenir et celui de nos enfants, pour une Sécurité Sociale solidaire et une retraite à 60 ans pour tous à taux plein dès 37,5 ans.

1Conseil Économique, Social et Environnemental, « Les jeunes et l’avenir du travail », mars 2019

2Le Monde.fr, « La France mal classée pour l’espérance de vie en bonne santé », 19 février 2019

3Sénat – Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales sur l’emploi des seniors, septembre 2019

4Capital.fr, « Réforme des retraites : Macron fait-il un cadeau au fonds américain BlackRock ? », 11 décembre 2019

5Le Parisien.fr, « Retraites : Jean-Paul Delevoye a «oublié» de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance », 20 novembre 2019

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 23:02

Un accord vient d'être proposé par la Direction concernant la mise en place du télétravail.

Y seraient éligibles les cadres et non cadres exerçant des missions qui ne nécessitent pas par nature une présence physique permanente ou quasi-permanente à l'Institut, comme par exemple le personnel administratif, recherche,cadres,labo, ou les assistantes médicales. Le nombre de jours maximum de télétravail par semaine serait fixé à deux.

 

En permettant l'assouplissement des contraintes liées à l'orgnisation du travail, le recours au télétravail est bien sûr présenté par la Direction comme une avancée en faveur des salariés. Moins de contraintes, mais pour qui ?

Car derrière des arguments qui peuvent paraître séduisants, au premier rang desquels figure la limitation des déplacements domicile/travail, il est important que les salariés sient bien conscients d'autres enjeux, que la Direction ne met évidemment pas en avant.

 

  • Tout d'abord, afin de déroger aux conditions de travail stipulées dans son contrat, le salarié devra signer un avenant qui modifiera de fait son contrat initial, sans garantie pour lui de retrouver son poste dans le cas où ce mode d'organisation ne lui conviendrait pas à l'usage.

     

  • En outre, le recours au télétravail implique pour le salarié qui le pratique qu'il dispose à son domicile d'un espace dédié à son activité afin de travailler dans de bonnes conditions. Il lui faudra donc prévoir d'aménager son lieu de vie afin d'y intégrer les outils numériques nécessaires à son activité et disposer d'une ligne internet à haut débit et d'un téléphone fixe ou mobile afin d'être joignable « à tout moment » par l'employeur. Une délocalisation qui lui demandera également de souscrire une assurance pour son matériel professionnel, ainsi qu'une attestation de conformité des installations électriques.

    Le salarié pratiquant le télétravail sera également tenu de donner accès à son domicile aux élus de l'Institut (CSE) pour vérification de ses conditions de travail.

 

  • Selon l'accord, le salarié concerné continuera à être présent dans les locaux de l'Institut à hauteur de 80% de son temps de travail total, ce qui ne correspond pas aux deux jours annoncés dans l'article V (« Modalités d'organisation du télétravail), mais en réalité à seulement 60%.

    Cette présence est censée éviter le risque de « distanciation » avec l'Institut et les autres salariés. Car c'est un des travers du télétravail que d'instaurer chez les salariés un sentiment d'isolement et de réduire les interactions avec leurs collègues, entraînant une perte de lien collectif. En outre, la frontière devenant plus fine entre vie professionnelle et vie privée, il s'avère plus difficile de séparer le temps de tavail du temps libre.

 

  • Le problème de la confidentialité des données que le salarié aura à traiter se pose également. Alors que l'employeur est garant de la sécurité de ces données lorsqu'elles sont traitées dans ses murs, quelle sera la responsabilité des salariés en cas de problème, dès lors qu'il les aura traitées à son domicile ?

 

  • La Direction supervisant à distance l'activité du salarié (tout arrêt d'activité même très court devra faire l'objet d'une demande écrite et recevoir une réponse écrite de la hiérarchie), pourrait si nécessaire déconnecter le salarié si elle estime l'activité insuffisante, ou au contraire le contraindre à une surcharge de travail, comme il est prévu ans l'article VI.2 intitulé « Circonstances exceptionnelles ou cas de force majeure ». En effet, le salarié pourra être amené à travailler en plus de ses horaires habituels « en cas de situation particulière et exceptionnelle ou cas de force majeure ». Rappelons que plus de 8000 heures supplémentaires badgées ont été effectuées jusque la par les salariés de l'Institut. Le travail à domicile sera la porte ouvere à toute dérive, comme par exemple le cas où un collègue empêché demanderait à un autre d'effectuer son travail à sa place, ce qui est prévu dans l'accord !

 

  • Pour conclure cette liste non exhaustive, l'application de cet accord s'il est signé contribuera non seulement à réduire les effectifs présents physiquement à l'Institut, mais aussi ceux du service informatique ou logistique (encadrement, coursiers, cuisine, entretien....). Des chaînons manquants pourtant indispensables à la bonne marche de notre Centre.

     

 

 

 

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 20:33

 

27 octobre 2019

 

Le 23 octobre, comme nous vous en avions informés dans notre précédent article, la Direction a convié les élus du CSE à se prononcer sur le projet IRM 3T rive droite.

La Direction a bien entendu tout fait pour convaincre les membres du CSE d'avaler cette énorme couleuvre.

De son côté, la CGT a contesté la légitimité du projet en soulignant son absurdité et en mettant en avant de nombreux arguments, à la fois juridiques et statutaires, se référant pour cela à la Convention Collective des Centres de 1999 qui régit aujourd'hui encore les CLCC.

Ainsi, il est stipulé au titre I chapître I de cette Convention que les médecins « réservent l'exclusivité de leur activité au seul bénéfice du centre pendant l'exécution de leur contrat de travail. Ils s'interdisent par conséquent toute activité professionnelle extérieure au centre ».

De plus, ils « s'interdisent d'utiliser à des fins personnelles ou d'un tiers les biens matériels et immatériels et des personnels salariés propriétés du Centre, ainsi que les personnels salariés du Centre ».

De fait, en délocalisant l'activité des praticiens dans une structure privée à but lucratif, la Direction les mettrait dans l'illégalité et dérogerait non seulement aux principes d'exercice stipulés dans la Convention collective, mais aussi aux missions des Centres telles que définies dans le cadre général (titre I chapitre 2) : « Tous les praticiens exerçant dans un Centre de Lutte Contre le Cancer, quel que soit leur emploi et leur mode d'exercice, ont pour obligation de s'acquitter des missions de Service Public auxquelles les Centres participent de par leur statut. Sont en particulier visées dans ce cadre général : l'égalité des soins, l'accessibilité aux soins ... » , ces dernières ne figurant certainement pas dans les principaux objectifs d'une structure privée à but lucratif.

La CGT a également souligné le fait que modifier ainsi le fonctionnement des Centres et le statut de leurs praticiens ne pouvait relever que de la volonté des pouvoirs publics. Seule une loi, suivie d'un décret d'application, pourrait le permettre, et non l'avis des membres d'un quelconque CSE.

Malgré les arguments avancés, la Direction a souhaité procéder au vote avec pour résultat aucune voix en faveur du projet !!

Au vu de ces éléments, nous demandons avec la plus grande fermeté à la Direction de l'abandonner et de récupérer les 40 % de l'activité de notre IRM, actuellement aux mains de Tivoli, de Bordeaux-Nord et du Fonds régional pour la recherche, ce qui constituerait réellement un « plus » pour notre Centre.

 

 

 

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 18:34

Jeudi 17 octobre figurait au menu de la réunion plénière du CSE le vote de l'adhésion à un projet d'IRM sur la rive droite.

Il s'agirait pour l'Institut de praticiper à hauteur de 40% à un « GIE 3T » (Groupement d'Intérêt Economique) sur le site de la Polyclinique Bordeaux Rive Droite (PBRD), entité privée nouvellement construite à Lormont.

Notons que cette nouvelle structure, qui vient d'absorber la clinique du Tondu, appartient au groupe Tourangeau Saint Gatien, déjà propriétaire de nombreux établissements privés en France.

Concrètement, l'Institut enverrait une partie de ses patients effectuer les examens prescrits par ses praticiens à la PBRD, afin, selon la Direction, « d'améliorer l'accès à l'IRM Bergonié » et de « diminuer les délais de rendez-vous et le nombre de relectures ».

Passons sur la méthode contestable qui consiste à présenter aux élus du CSE un projet aussi important et à leur demander de le voter dans la foulée, sans leur laisser le temps d'en évaluer toute la portée et toutes les conséquences sur l'avenir de l'Institut et de ses salariés.

Au-delà des objectifs affichés, il est pourtant légitime de s'interroger sur le bien-fondé de ce projet qui permettrait le transfert d'activités de l'Institut vers une structure privée pratiquant les dépassements d'honoraires et obligerait à la fois les radiologues et les patients de Bergonié à se déplacer entre la PBRD et notre établissement.

La question du coût d'exploitation d'une deuxième IRM (plus d'un million et demi d'euros) est également soulevée, sans parler du sort des personnels de l'Institut travaillant dans le service d'imagerie (secrétaires, manipulateur(trice)s, technicien(ne)s de facturation).

Pourquoi l'Institut devrait-il s'inscrire dans ce GIE, alors qu'il n'utilise qu'à 60% l'IRM implantée dans ses locaux depuis 2006 ?

Ne serait-il pas plus logique que Bergonié récupère les 40% dévolus aujourd'hui à Bordeaux Nord, Tivoli et au Fonds régional pour la recherche ? Cela permettrait effectivement de réduire les délais d'attente et de réaliser un maximum d'examens au sein de notre établissement en optimisant le nombre de vacations des radiologues séniors, pour une meilleure prise en charge des patients à qui on éviterait des déplacements inutiles. Gain de temps, gestion des patients, des compte-rendus et de la facturation en interne, l'Institut a tout à y gagner, au lieu de jouer au jeu dangereux de la privatisation, interdit par les statuts des CCLC, en s'associant à un établissement à but largement lucratif.

Nous devons tout faire pour contrer cette politique menée par les dépeceurs du service public et faire prévaloir le bon sens en permettant aux équipes de l'Institut d'utiliser 100% de de notre IRM.

Conscients des dangers que constitue le projet présenté par la Direction, les élus au CSE ont refusé de voter en sa faveur jeudi dernier, et la Direction a repoussé la consultation au mercredi 23 octobre, espérant sans doute entre-temps infléchir la position de certains élus.

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 21:33

re

Dans un précédent article publié dans le journal de la CGT, nous avions alerté les salariés sur la mise en place d'un accord intitulé  « GPEC », article que nous

reproduisons ci-dessous :

 

 

GPEC : CA PROMET !

 

         La loi de programmation pour la cohésion sociale de janvier 2005 a instauré une obligation de négociation triennale sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) aux entreprises de plus de 300 salariés.

De quoi s'agit-il? La GPEC permet « la gestion anticipative et préventive des ressources humaines, fonction des contraintes de l'environnement et des choix stratégiques de l'entreprise ». Cet outil permet « d'identifier et d'évaluer les aptitudes et les compétences mais aussi de mettre en lumière les ressources inexploitées afin de mener des actions pro-actives en matière de ressources humaines ». C'est avant tout un outil d'anticipation définissant des règles et moyens facilitant l'ajustement entre besoins et ressources tant au plan qualitatif que quantitatif.

La liste des entreprises ayant signé un accord GPEC depuis janvier 2005 que nous avons pu consulter comprend Carrefour, Axa, Michelin, Alstom, Air France et bien d'autres. La Direction compte y ajouter prochainement l'Institut Bergonié  afin d'être en adéquation avec « ses choix stratégiques ». Une expression qui sonne étrangement et semble s'appliquer davantage à une entreprise du CAC 40 qu'à un établissement de service public de santé ne dépendant pas de l'appétit de ses actionnaires. Mais le vocabulaire de l'entreprise est entré désormais dans tous les domaines du travail...

L'orientation constatée ces derniers mois à l'Institut semble bien correspondre à l'esprit des accords GPEC : le dispositif du Groupement d'Employeurs auquel nous nous opposons ne permet-il pas d'ajuster au mieux besoins et ressources humaines? L'abandon de  certains secteurs « logistique » et leur transfert à des sociétés privées de sous-traitance ne facilitent-ils eux aussi cet ajustement?

La CGT restera vigilante et vous tiendra informés des prochains développements concernant l'application de la GPEC à l'Institut. 

 

 

 

Depuis lors, la CGT a réussi à bloquer l'application de l'accord GPEC que la Direction précédente a voulu imposer à l'Institut et qui aurait eu pour conséquence la réduction des effectifs de plusieurs catégories de salariés comme les assistantes médicales, les infirmier(ère)s, les coursiers, les brancardiers, les ASH, les Aide-soignant(e)s … mais aussi les cadres et les médecins.

C'est grâce à la représentativité qu'elle a obtenue à l'issue des dernières élections professionnelles de 2013 et 2016 que ce projet n'a pu être mis en oeuvre.

 

Depuis son arrivée, la nouvelle Direction souhaite passer en force : pour y parvenir, elle saisit l'opportunité que lui offre la Fédération des Centres d'introduire un avenant à la Convention Collective permettant l'application de la GPEC à tous les Centres.

Nous alertons les salariés sur cette nouvelle menace qui pèse sur eux et contre laquelle la CGT Bergonié s'est engagée à lutter.

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 22:06

La Direction a lancé un appel d'offre en direction des investiseurs privés en vue de déléguer la gestion du parking de surface Marly assurée jusque-là par l'Institut

Petit rappel des faits : les parkings Marly (en surface et souterrains) ont été construits sur fonds publics en 2000 pour partie par Bergonié et pour partie par la CUB (aujourd'hui Bordeaux Métropole).

Un grand nombre de salariés a aujourd'hui la possibilité d'occuper les places situées en sous-sol,

au tarif de 20€ par mois, tandis que les ambulances et les visiteurs utilisent grauitement les places situées en surface.

Trois salariés en contrat aidé assurent la bonne marche de ce parking, une organisation en place depuis 19 ans et qui a fait ses preuves.

A l'instar de ce qui s'est passé au CHU, où les visiteurs et les salariés sont aujourd'hui obligés de payer leur place de parking pour accompagner ou rendre visite à leurs proches ou se rendre à leur travail, la Direction veut privatiser le parking Marly, dans un premier temps dans sa partie en surface, en offrant sa gestion à des investisseurs privés dont l'objectif sera de réaliser le maximum de profit avec le minimum de coût.

Nous demandons aux salariés de soutenir la CGT qui a demandé à la Direction d'abandonner ce projet, car après le parking de surface, rien n'empêchera la privatisation des trois niveaux du parking souterrain, ce qui entraînera fatalement une augmentation des tarifs jusque-là en vigueur à hauteur des prix pratiqués dans le quartier (jusqu'à 80€).

Comme pour les autoroutes, on brade ainsi un équipement financé sur fonds publics, donc par nos impôts, pour l'offrir sur un plateau à une société privée soucieuse de dégager les meilleurs bénéfices pour ses actionnaires.

Quant aux emplois aidés qui permettent à trois personnes de vivre de leur travail et de nourrir leur famille, il est à craindre qu'ils ne seront pas renouvelés si les parkings tombent entre les mains d'un de ces prédateurs de bien public!

Après le rez-de-chaussée du bâtiment URF (ex hôpital de jour) et le parvis Argonne, que la Direction envisage de céder pour l'un à un laboratoire privé et pour l'autre à une unité de recherche privée également, les parkings sont donc les prochains sur la liste : à quels autres pans de notre établissement la Direction compte-t-elle ensuite s'attaquer ?

Avec la CGT Bergonié et tous les salariés, ne la laissons pas faire !!


 


 

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 21:51

Dans un précédent article publié dans le journal de la CGT, nous avions alerté les salariés sur la mise en place d'un accord intitulé  « GPEC », article que nous

reproduisons ci-dessous :

 

 

GPEC : CA PROMET !

 

         La loi de programmation pour la cohésion sociale de janvier 2005 a instauré une obligation de négociation triennale sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) aux entreprises de plus de 300 salariés.

De quoi s'agit-il? La GPEC permet « la gestion anticipative et préventive des ressources humaines, fonction des contraintes de l'environnement et des choix stratégiques de l'entreprise ». Cet outil permet « d'identifier et d'évaluer les aptitudes et les compétences mais aussi de mettre en lumière les ressources inexploitées afin de mener des actions pro-actives en matière de ressources humaines ». C'est avant tout un outil d'anticipation définissant des règles et moyens facilitant l'ajustement entre besoins et ressources tant au plan qualitatif que quantitatif.

La liste des entreprises ayant signé un accord GPEC depuis janvier 2005 que nous avons pu consulter comprend Carrefour, Axa, Michelin, Alstom, Air France et bien d'autres. La Direction compte y ajouter prochainement l'Institut Bergonié  afin d'être en adéquation avec « ses choix stratégiques ». Une expression qui sonne étrangement et semble s'appliquer davantage à une entreprise du CAC 40 qu'à un établissement de service public de santé ne dépendant pas de l'appétit de ses actionnaires. Mais le vocabulaire de l'entreprise est entré désormais dans tous les domaines du travail...

L'orientation constatée ces derniers mois à l'Institut semble bien correspondre à l'esprit des accords GPEC : le dispositif du Groupement d'Employeurs auquel nous nous opposons ne permet-il pas d'ajuster au mieux besoins et ressources humaines? L'abandon de  certains secteurs « logistique » et leur transfert à des sociétés privées de sous-traitance ne facilitent-ils eux aussi cet ajustement?

La CGT restera vigilante et vous tiendra informés des prochains développements concernant l'application de la GPEC à l'Institut. 

 

 

 

Depuis lors, la CGT a réussi à bloquer l'application de l'accord GPEC que la Direction précédente a voulu imposer à l'Institut et qui aurait eu pour conséquence la réduction des effectifs de plusieurs catégories de salariés comme les assistantes médicales, les infirmier(ère)s, les coursiers, les brancardiers, les ASH, les Aide-soignant(e)s … mais aussi les cadres et les médecins.

C'est grâce à la représentativité qu'elle a obtenue à l'issue des dernières élections professionnelles de 2013 et 2016 que ce projet n'a pu être mis en oeuvre.

 

Depuis son arrivée, la nouvelle Direction souhaite passer en force : pour y parvenir, elle saisit l'opportunité que lui offre la Fédération des Centres d'introduire un avenant à la Convention Collective permettant l'application de la GPEC à tous les Centres.

Nous alertons les salariés sur cette nouvelle menace qui pèse sur eux et contre laquelle la CGT Bergonié s'est engagée à lutter.

 

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