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Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:37
Nous informons les salariés de l'Institut positionnés dans les tranches B et C que leur SMAG est revalorisé de 5% à partir de mois de mars. Nous estimons que cette augmentation ne compense en rien la perte de pouvoir d'achat subie depuis plusieurs années et ne permet pas de faire face à l'envolée des prix de ces derniers mois. Que valent ces miettes qu'on jette au personnel des CLCC par rapport aux milliards attribués aux banques et aux financiers pourtant responsables de la crise?

 

La CGT Bergonié dénonce avec force la manière d'opérer de la Fédération des centres qui exclut certaines catégories de salariés de toute augmentation, créant ainsi un climat malsain entre les membres du personnel.

 

C'est la raison pour laquelle nous lui demandons ici de procéder rapidement à la revalorisation de leur salaire d'une manière substantielle.

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:35
La CGT Bergonié s'oppose franchement à l'instauration du Groupement d'Employeurs au sein de l'Institut pour toutes les raisons que nous avions eu l'occasion de développer dans nos précédents journaux.
Mais la CGT propose comme alternative à ce groupement d'étendre partout où c'est nécessaire le système de « pool » qui existe déjà dans l'Institut car nous savons qu'il a répondu aux besoins attendus et qu'il a donné satisfaction.
Nous sommes convaincus que non seulement on résoudra le problème des remplacements pour des périodes de moyenne à longue durée de type congé sabbatique, congé maternité, congé parental, congé formation, congé annuel, absence pour RTT ou autres, mais il résoudra également une grande partie de la précarité dans laquelle se trouvent tous les CDD et quelques CAE en fin de contrat à l'Institut.
Pour ce faire, il faudra cibler les secteurs et le personnel concernés, donner la formation nécessaire à ce personnel pour apprendre à effectuer différentes tâches et surtout motiver celui-ci en lui accordant un statut particulier en récompense de l'effort et des sacrifices qui lui seront demandés.
La titularisation de ces salariés dans le cadre de la convention des centres de lutte contre le cancer permet sur notre site d'avoir un personnel qui connaisse les règles, les lieux, bref qui soit en harmonie avec les équipes existantes, en somme, qui fasse partie de la « famille Bergonié ».
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 13:42

 

l'instauration de l'apartheid syndical au sein des CLCC

 

Avec l'agrément de la convention en 1999 était légalisée la ségrégation syndicale dans les CLCC. Cette ségrégation discrète et sournoise a pour but de favoriser certains syndicats au détriment des autres.

Comme on l'a vu au cours des longues années où a régné l'apartheid en Afrique du Sud, c'est en considérant une majorité comme de seconde zone qu'on l'exclut de toute décision importante.

Affaiblir les syndicats qui représentent certaines catégories socioprofessionnelles en leur accordant moins de moyens, c'est à cet objectif que répond l'instauration des chèques syndicaux.

Sa mise en place depuis cette date est un véritable camouflet infligé à certains syndicats. En effet, la valeur du chèque attribué à chaque salarié est fonction de sa position dans la grille de classification des emplois.

Ainsi les salariés figurant dans les positions 1 à 4 ne bénéficient que d'un chèque de 4 points MG

(1 point MG= 3,31 € ) alors que ceux occupant les positions 5 à 7 détiennent un chèque syndical d'une valeur de 6MG. C'est donc le personnel le moins qualifié qui par définition accorde sa confiance aux syndicats représentant et défendant ces catégories socioprofessionnelles qui est désavantagé par ce système et voit ses droits piétinés.

L'abandon progressif de certains secteurs au sein des CLCC tels la lingerie, l'entretien,la maintenance, les cuisines, la stérilisation,le secrétariat bref, tout ce qui est logistique, au profit de sociétés de sous-traitance ou de groupements d'employeurs que notre Direction souhaite voir installés à l'Institut, va déjà dans ce sens. Moins de salariés dans ces secteurs pour des syndicats moins représentés!

Le principe « un homme, une voix »! pour lequel tant de peuples se sont battus et se battent encore

est bafoué. C'est un recul inadmissible, un système inacceptable pour affaiblir le syndicalisme et museler les salariés

la transparence

Vous allez recevoir des chèques syndicaux avec votre bulletin de salaire de Mars; si vous le souhaitez vous pouvez les donner ou adresser à la section CGT de Bergonié.

Les chèques syndicaux que la CGT recevra de la part des salariés feront l'objet d'une comptabilité

rigoureuse.

Ils serviront à payer les honoraires d'avocats dans le cas où un salarié ferait appel à la CGT pour le

défendre .En effet avec la dérégulation du droit de travail, le non respect de la convention ou des accords signés , il y a et il y aura fatalement des situations qui ne pourront être résolues qu' auprès des tribunaux. Ces chèques serviront également à se procurer les documents nécessaires afin d'actualiser et d'approfondir les connaissances des membres du syndicat en matières de lois, de jurisprudence et de droit de travail.

 

ENFIN NOUS NE MANQUERONS PAS DE VOUS COMMUNIQUER DANS NOTRE JOURNAL LA DESTINATION DES SOMMES RECUES.

 

La permanence de la CGT se tiendra tous les mardis et jeudis de 13h à 14h au local syndical de cette section,à coté du CE . Un macaron CGT est apposé sur la porte. N° tel du bureau est 3233

 

les personnes que vous pouvez contacter pour n'importe q'elle information ou problème sont : N° TEL RICHARD MOLA 06 87 10 26 29 PATRICK RICO 06 66 28 07 75

FLORENCE LAGURGUE 06 86 96 41 80 CLAIRE GIBERT

SAID BAHOUM 05 56 92 74 65 BRUNO GAUNET

MICHEL PEYRAN

Adresse du blog CGT :cgtbergonie.over-blog.fr

 

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 13:34

 

 

MERCI A TOUS

 

 

Merci à tous ceux qui on répondu présent à notre appel à la grève du 19 mars.

Merci à tous ceux qui ont répondu présent et qui étaient astreints à rester sur leur poste de travail et enfin merci à ceux qui souhaitaient faire grève mais dont la situation financière ne leur permettait pas de venir grossir nos rangs.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nous avons défilé en nombre dans les rues de Bordeaux ce jour-là en portant haut et fort notre revendication pour une augmentation des salaires.

En effet, il est scandaleux d'entendre dans les médias et de lire dans les journaux que des vagues de licenciements se succèdent sur notre territoire, jetant toujours plus de gens dans la misère, alors que dans la haute sphère du patronat et de nos dirigeants, on s'octroie des millions d'euro sous forme de bonus, de dividendes, de stock-options et autres privilèges. Nous avons écrit et lu un texte devant les grévistes le 19 mars précisant que Monsieur Sarkozy interpellait Madame Parisot (patronne du MEDEF) pour moraliser ces pratiques, alors qu'il suffisait d'édicter un décret pour l'interdire. Il semblerait que notre demande partagée par d'autres a fait son chemin, puisqu'il y en a un en préparation.

 

 

GROUPEMENT D'EMPLOYEURS ET LOI BACHELOT : UNE FORME INEDITE DE LICENCIEMENT

 

On peut légitimement se poser la question de ce que sous-tend la volonté affichée de notre direction d'imposer-sous couvert de lutte contre la précarité- le groupement d'employeurs, et ce malgré la réticence du personnel et de la CGT.

Cette volonté répond avant tout aux directives du traité de LISBONNE qui recommande aux différents pays européens de transcrire dans leurs lois internes la privatisation des services publics dont l'hôpital fait partie intégrante.(d'où la loi Bachelot). Le recours au groupement d'employeurs s'inscrit bien dans cette logique libérale, puisque qu'elle revient à transférer des emplois relevant du secteur public vers des structures privées à but lucratif . On peut dans ce cas précis parler d'un plan social d'une forme inédite, avec suppression de postes budgétisés, qui du secteur de l'Etat basculent dans le privé d'une manière constante jusqu'à leur épuisement complet.

Tant que certaines activités demeurent à l'Institut, on utilise le personnel existant, mais celui-ci va en s'amenuisant. Leurs postes seront petit à petit supprimés et dans des rares cas remplacés par le biais du groupement d'employeurs, que l'on soit médecin, infirmier, laborantin, manipulateur ou ouvrier.

Recourir au groupement d'employeurs c'est se débarrasser d'un personnel qui a montré jusque- là son attachement à la qualité du service public de santé en répondant aux exigences de qualité qui ont permis à l'Institut d'obtenir les meilleures certifications. Comment croire que du personnel employé au gré des besoins dans des établissements divers pourra répondre à cette demande nécessaire d'exigence? Qu'en sera-t-il alors du sentiment d'appartenance à notre établissement, de cette fierté d'oeuvrer collectivement à la cause commune de la lutte contre le cancer? Transférer une partie du personnel dans le giron du groupement d'employeurs, c'est détruire la cohésion qui unit tous ceux qui, de l'ASH au chirurgien, du secrétaire au technicien, ont à coeur de répondre aux besoins des malades.

 

REJOIGNEZ ET SOUTENEZ LA CGT BERGONIE DANS SON REFUS DE SIGNER

CET ACCORD DONT ELLE A SU COMPRENDRE ET ANALYSER LA PORTEE

POLITIQUE NEFASTE POUR LES PATIENTS ET LES SALARIES DE L'INSTITUT.

Adresse blog CGT: cgtbergonie.over-blog.fr 30MARS 2009

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 09:04

 

APPEL DE LA CGT BERGONIE

POUR LA GREVE DU 19 MARS!

 

La CGT Bergonié appelle tous les salariés de l'Institut à se mobiliser le 19 mars pour défendre la mission de notre hôpital et nos emplois. En effet, la loi de Roselyne Bachelot, débattue actuellement à l'Assemblée Nationale, instaure de nouvelles règles pour achever de transférer l'activité de l'Institut et des hôpitaux publics vers le secteur privé lucratif.

 

La Direction a déjà devancé cette politique puisqu'elle a offert 40 % dans l'activité IRM et 40 % dans la TEP à des établissements privés. Nous avons déjà perdu la stérilisation, la chirurgie ORL, l'entretien de certains bâtiments, la maintenance de la stérilisation et du chauffage etc...

 

Demain, nous allons perdre des activités encore plus importantes!

Pour mener à bien cette politique sur le plan national, Roselyne Bachelot remplace l'Agence Régionale d'Hospitalisation par l'Agence Régionale de Santé. L'objectif de l'ARH sous couvert de restructurer le système de santé, était d' étrangler les hôpitaux en offrant davantage de moyens au secteur privé. C'est ainsi que nous constatons la prospérité toujours croissante dans notre département de cliniques privées comme Bordeaux Nord, St Martin, St Augustin, au détriment des hôpitaux publics comme Haut Lévèque, Pellegrin, St André, Robert Boulin (Libourne) ...

 

La nouvelle structure, l'ARS, accélèrera le démantèlement du service public de santé.

Bergonié se verra ainsi amputé d' une enveloppe de 1,2 million d'euros d'après les dires de la Direction.

Pour enfoncer le clou, Roselyne Bachelot a carrément positionné dans son projet la médecine libérale au centre du parcours du patient. Imaginez les conséquences matérielles que cela occasionnera pour les malades, entre les dépassements d'honoraires et les frais des mutuelles complémentaires! (les augmentations avoisineront 12 % l'année prochaine). Avec la T2A (tarification à l'acte), les caisses de la Sécurité Sociale seront encore plus sollicitées qu'auparavant.

 

Si cette politique aboutit, les conséquences de ces mesures seront très lourdes sur les salariés de l'Institut !

Pour cette raison, la CGT Bergonié lance un appel : venez grossir les rangs de tous ceux qui le 19 mars, iront défendre les services publics, mais aussi les emplois et les salaires .

Nous invitons ceux qui seront en repos ce jour-là à nous rejoindre pour témoigner de leur solidarité .

 

Il en va de l'avenir de tous !

 

Jeudi 19 mars 2009

Rassemblement à 13h00

Quai Louis XVIII

( Face place des Quinconces )

 

 

Rendez-vous sur le parking Marly devant le CE à 12h30

 

 

 

 

GROUPEMENT

D'EMPLOYEURS (suite)

 

La CGT Bergonié précise bien que la Direction propose pour 2009 la titularisation d'infirmiers et de manipulateurs à hauteur de 14,25 postes équivalents temps plein;

 

Le côté discriminatoire de cette proposition, c'est qu'il existe sur le site plus de 35 autres personnes en CDD qui travaillent de façon permanente et que la Direction refuse de titulariser parce qu'elles appartiennent au secteur logistique comme les archives, le magasin central, le service général etc...(cf le journal du 10/03/09)

 

Il n'est pas acceptable de sacrifier ces catégories socioprofessionnelles en les jetant dans le groupement d'employeurs. De plus, il est bien stipulé dans l'accord que d' autres qualifications rentreront progressivement dans ce même accord. Nous devons nous unir, toutes catégories socio-professionnelles confondues, pour combattre cette proposition car nous serons tous, à terme, concernés.

 

C'est pourquoi la CGT refuse en bloc le principe même du Groupement d'employeurs. Pour résorber la précarité, qui n'est pas une fatalité mais l'émanation d'une volonté politique de notre Direction, il faut titulariser tout le personnel actuellement en CDD à Bergonié et ce dans le cadre de la convention des Centres de Lutte Contre le Cancer de 1999.

 

 

 

 

 

REVALORISATIONS SALARIALES

 

 

 

Une partie des salariés de l'Institut a perdu plus de 12% de son pouvoir d'achat depuis huit ans.

 

Cette situation est tellement intenable que beaucoup de nos salariés pourtant titulaires se trouvent dans des difficultés financières insupportables. Cela est particulièrement vrai pour les bas salaires. Malgré les efforts consentis par l'ensemble du personnel pour atteindre l'objectif du plan efficience fixé par la Direction, aucune prime, ni à fortiori d'augmentation de salaire, ne leur a été accordée.

 

Nous demandons à la Direction, en sa qualité de membre de la Fédération des CLCC, de faire remonter les revendications du personnel de l'Institut Bergonié en matière de salaires.

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:14

Le gouvernement met tout en œuvre pour détruire plus de vingt mille postes à l'hôpital d'ici 2012. La Direction de Bergonié ne veut pas être en reste et redouble d'ingéniosité pour faire partie des « bons élèves » bien décidés à montrer l'exemple.

Quand elle ne nous fait pas l'éloge du désormais célèbre groupement d'employeurs, elle se lance dans des tirades sur les vertus de l'hospitalisation à domicile, auxquelles nous avons assisté lors des négociations du 17 février 2009.

 

Le nouveau credo de nos brillants technocrates de la Santé, c' est la rentabilité. Or, qui dit rentabilité dit faire le maximum d'économies.

L'hospitalisation à domicile, voilà un nouveau créneau, un créneau bien porteur en ces temps où la santé est devenue une valeur marchande au même titre que celles du CAC 40.

 

Nous ne nous y trompons pas : derrière une intention apparemment humaniste – que le patient puisse rester chez lui pour y être soigné, entouré des siens dans un environnement connu et rassurant, et y finir ses jours le moment venu – se cachent une logique purement comptable et un recul de la qualité des soins en France.

Favoriser l'hospitalisation à domicile signifie qu'un plus grand nombre de lits vont disparaître de l'hôpital (plusieurs dizaines de milliers sont déjà passés à la trappe en 15 ans). Derrière ces fermetures de services entiers ce sont évidemment les emplois de médecins, d'infirmiers et d'infirmières, d'aide-soignants et d'aide-soignantes, d'agents d'entretien, de manipulateurs, de laborantins, etc., qui seront supprimés à Bergonié comme ailleurs, si nous ne réagissons pas. C'est également un glissement des emplois publics vers le secteur privé qui s'accélère.

 

La CGT Bergonié exhorte non seulement les autres syndicats mais aussi tous les salariés à s'insurger contre cette politique qui à terme transformera l'Institut en une coquille vide où le secteur hospitalisation sera réduit à la portion congrue! Que deviendront alors ces plateaux techniques acquis à grand prix, ces machines sophistiquées dont peuvent bénéficier les patients hospitalisés sans avoir pour cela à faire de pénibles et coûteux aller-retours entre chez eux et l'hôpital?

Favoriser l'hospitalisation à domicile, c'est effectuer des économies sur le dos des malades : il est évident que le prix de journée d'un patient hospitalisé dans une structure à la pointe de la recherche, de la technique, des examens exploratoires et des traitements n'a pas de commune mesure avec ce que peut coûter son maintien à domicile, même en bénéficiant de soins effectués par du personnel « itinérant » (et relevant du secteur privé!).

 

Le gouvernement vient de voter un texte allouant 49 € à toute personne acceptant de prendre en charge un proche souffrant de maladie grave. Se rend-on bien compte de la charge physique et mentale qu'un tel accompagnement suppose?

Beaucoup de ceux qui ont vécu une telle expérience pourraient en témoigner : il est très difficile, même avec des aides extérieures, qui ne peuvent être que ponctuelles, de subvenir aux besoins physiques et psychologiques, au confort et au réconfort de ceux qui souffrent de manière permanente. Ce sera donc ceux qui ont les moyens de se faire eux-mêmes aider, remplacer de temps en temps, en somme, soulager dans leur tâche, qui pourront sans trop de dommage surmonter cette épreuve.

Mais pour la grande majorité, comment vivre une telle situation? Comment gérer au quotidien l'évolution d'une maladie, à qui adresser les questions qu'elle ne peut manquer de soulever, confier les inquiétudes qu'elle fait naître, en l'absence du personnel qualifié et à l'écoute d'un établissement hospitalier?

En défendant le secteur de l'hospitalisation, nous entendons défendre une idée humaniste de la médecine, nous voulons une société qui ne se débarrasse pas de ceux qu'elle juge non rentables -trop vieux pour être soignés, ou trop coûteux. Nous rejetons cette médecine à l'anglo-saxonne où tel traitement anticancéreux aux résultats jugés trop aléatoires est refusé à un malade pourtant jeune!

 

La vocation de l'Institut Bergonié est de défendre l'égalité de l'accès aux soins pour tous. Se battre pour le maintien des lits en hospitalisation c'est à la fois défendre l'emploi et garantir le droit à l'égalité des soins auquel tout malade, quelles que soient ses origines sociales, peut prétendre.

 

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 00:11
 

A l'image de ce qui se produit dans les différents ministères, celui de la Santé s'est engagé dans la voie de la réduction d'effectifs et de la privatisation d'un certain nombre de secteurs faisant jusque-là partie intégrante des établissements hospitaliers.

 

Se conformant à cette demande de dérégulation, la Direction de l'Institut Bergonié procède par petites touches en utilisant des méthodes qui ne soulèvent pas trop de vagues, espérant avoir l'aval des syndicats existant sur le site.

 

 

Comme dans une véritable jungle, ce sont les plus faibles qui sont éliminés les premiers.

 

Ainsi, dans beaucoup de secteurs comme les archives, le magasin, l'entretien, les cuisines, le service général, l'hospitalisation (brancardiers, agents de service) ou le secrétariat, chaque fois qu'un salarié donne sa démission ou part à la retraite, il est souvent remplacé – au mieux – par un CDD, et son poste budgétisé est transféré dans les secteurs que la Direction souhaite protéger « pour l'instant »!

 

La situation précaire de ces salariés jetables à tout moment en fait des proies faciles à manipuler, avec à la clef une hypothétique embauche dans le fameux groupement d'employeurs dont nous connaissons à présent les conséquences néfastes pour l'avenir de notre établissement (voir le blogue).

 

La Direction n'attend plus que le feu vert des syndicats de Bergonié.

 

Au niveau national, le plus puissant d'entre eux, la CGT-Santé, demande que soient maintenus les postes budgétisés dans tous les secteurs cités ci-dessus et la mise en place des moyens humains nécessaires afin de mener à bien les missions dont ils relèvent. Ces embauches doivent se faire dans le cadre de la convention des centres et non sous d'autres formes.

 

 

 

 

 

C'est une erreur de privatiser (car c'est bien insidieusement de cela qu'il s'agit) le domaine de la Santé comme de l'Education, la Justice, la Défense ou encore la fourniture d'Energie et de l'Eau : la faillite des banques et de tout le système privé de financement est l'illustration la plus criante des dangers qu'implique une privatisation à outrance.

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:07
 
 

Depuis plusieurs mois, la Direction cherche à adhérer à un groupement d'employeurs. De quoi s'agit-il?

 

 

Plusieurs employeurs peuvent se regrouper sous forme d'association afin de créer une entité ou structure chargée de recruter des salariés et de les mettre à la disposition de ses adhérents. Or, si cette forme d'organisation offre beaucoup d'avantages pour les employeurs, elle ne présente en revanche que des inconvénients pour les salariés.

 

 
 
 

A Bergonié, ce dispositif concernerait les salariés travaillant actuellement en CDD pour, selon la Direction, "stabiliser leur situation".Mais elle oublie de dire que ces salariés deviendront un instrument de travail qu'il faudra utiliser le plus intensément et le plus longtemps possible en recourant à la modulation, à la flexibilité et à la mobilité.

Ce personnel mis à la disposition de plusieurs employeurs sera soumis à une forte contrainte puisqu'il se trouvera inévitablement dépêché sur des postes à activité soutenue.

 

 

La Direction ne veut pas dire que les modalités de prise de congés de ces salariés seront organisées par le groupement après concertation entre tous les employeurs. Ainsi, les salariés se verront imposer des périodes de congés qu'ils n'auront pas forcément souhaitées.

 

La Direction se garde bien de dire qu'il s'agit là d'une forme de dérégulation qui portera progressivement atteinte à l'organisation actuelle de l'Institut.

 

Elle oublie de dire que toutes les catégories socioprofessionnelles seront à terme touchées par ce mode de fonctionnement.

 

 

Avec ce type d'organisation, les grands gagnants sont les employeurs, qui n'auront plus besoin d'avoir sur leurs sites du personnel s'occupant du recrutement, des formalités d'embauche, ils n'auront plus besoin du personnel administratif chargé de la paye et des relations avec les organismes sociaux, puisque ces tâches seront prises en charge par le groupement d'employeurs : que deviendront alors ces postes dans un proche avenir?

 

 

La Direction omet de dire que les employeurs adhérents à un tel groupement sont solidairement responsables, c'est-à-dire que si un des membres est défaillant financièrement, ce sont les autres qui

 

paient pour lui. En d'autres termes, l'Institut peut se trouver amené à payer des salariés employés par les autres adhérents, ce qui déséquilibrera inévitablement son budget, avec les conséquences que l'on sait sur les patients et les salariés de l'Institut.

 

 

A l'origine, le dispositif a été conçu pour répondre aux besoins saisonniers dans l'agriculture. Or, s'il peut convenir dans ce domaine - où l'employeur a besoin d'un certain nombre de personnes d'une manière ponctuelle -  il ne peut en aucun cas se concevoir dans le cas d'un établissement public tel que Bergonié, qui a besoin en permanence de centaines d'hommes et de femmes pour soigner les patients, entretenir les locaux, accueillir les familles, faire de la recherche, assurer la logistique etc...

 

 

Derrière les groupements d'employeurs apparaît en filigrane l'individualisation du travail, avec des "pools " d'employés utilisés dans différents établissements dont les membres ne se côtoient qu' épisodiquement, ne pouvant faire preuve d'un quelconque « esprit de corps » et n'étant plus à même de défendre leurs droits et ceux de leurs camarades;

 

Nous espérons donc que notre Direction enterrera une fois pour toutes ce projet ô combien destructeur pour la mission que l'Institut accomplit pour le bien de tous ceux qui souffrent.

 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:00

Sous l'impulsion de la Fédération des Centres de Lutte Contre le Cancer, notre Direction cherche à instaurer une prime d'intéressement. Il faut signaler à l'ensemble du personnel que ce mode de rémunération ne lui est en aucun cas profitable, et ce pour plusieurs raisons :


  • L'employeur ne verse aucune cotisation sociale sur les primes attribuées. Cela se traduit inévitablement par l'appauvrissement des différentes caisses de la Sécurité Sociale.
  • Cette masse échappe également aux prélèvements pour l'achat de points de retraite complémentaire (Arcco et Agirc), induisant par conséquent une diminution des pensions de retraite, déjà mises à mal depuis plusieurs années.


  • Le terme même d'"intéressement" utilisé dans un établissement tel que l'Institut Bergonié a de quoi faire grincer des dents : au nom de quoi un établissement de lutte contre le cancer à but non lucratif entrerait-il dans une logique de profit? Serions-nous dans une entreprise qui cherche à réaliser des bénéfices? Pouvons-nous accepter la marchandisation qui touche aujourd'hui tous les domaines, y compris la Santé?


  • De plus, le mode d'attribution de primes (de quel montant, à qui, sur quels critères?) créerait fatalement un climat délétère au sein de l'Institut.



Les salariés réclament une véritable revalorisation de leurs salaires et rejettent un système qui revient à appauvrir le plus grand nombre au profit de quelques-uns! Ils veulent pouvoir vivre et élever leurs enfants dignement et espérer une retraite qui leur permette de vivre décemment.

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