Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pour nous contacter

Saïd Bahoum - 05 56 92 74 65

Recherche

9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 09:37

 

La commission paritaire exceptionnelle portant exclusivement sur la revalorisation salariale dans les Centres a donc eu lieu le 19 mars dernier.

 

Forts d'une mobilisation très importante avec de nombreux débrayages la veille et d'une pétition nationale ayant recueilli plus de 6 400 signatures, les syndicats réunis en intersyndicale étaient présents pour témoigner du mécontentement et du sentiment d'injustice ressentis par l'ensemble des salariés des Centres et réclamer une revalorisation salariale à la hauteur de leurs attentes.

 

Depuis plusieurs années, les choix budgétaires sont essentiellement axés sur les investissements et les travaux : 300 millions d'euros à Toulouse, 100 millions à Strasbourg, un projet de 35 millions à Bordeaux , alors que les salariés sans qui pourtant aucun Centre ne pourrait fonctionner sont les grands oubliés de la Fédération UNICANCER.

 

Depuis plusieurs années, la stagnation en matière de salaires, alors que les cotisations vieillesse, la TVA, les impôts sur le revenu et les impôts locaux, les mutuelles... augmentent, entraîne la détérioration du pouvoir d'achat, voire la précarité pour beaucoup !

 

Parallèlement, l'activité des Centres ne cesse d'augmenter (+ 5,2% en 2012, + 3,7% en 2013 en moyenne) avec des effectifs constants, voire en baisse pour certaines catégories socioprofessionnelles, rendant de plus en plus difficiles les conditions de travail et détériorant la qualité des soins. La souffrance au travail est désormais le quotidien de nombreux salariés.

 

Pourtant, la Fédération UNICANCER, arguant de budgets étriqués, est restée sourde aux revendications légitimes des salariés, à qui elle a tendu un os à ronger : une prime de 120€ pour les catégories B et C ! Outre qu'il ne s'agit pas d'une augmentation de salaire, cette mesure servirait à opposer les catégories socioprofessionnelles entre elles.

 

Cette offre est inacceptable !

 

Aussi tous les syndicats représentatifs ont décidé de boycotter les groupes de travail sur les classifications prévus dans les semaines à venir et viennent de suspendre toute réunion paritaire tant qu'une revalorisation de salaire digne de ce nom n'est pas proposée par la Fédération.

 

VENEZ NOMBREUX : DES INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES TRES IMPORTANTES VOUS SERONT COMMUNIQUEES LORS DE CETTE ASSEMBLEE GENERALE !!!

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 21:03

 

Nous vous avions déjà fait part de la situation anormale en matière de salaires que connaissent ces salariés principalement féminins lors d'un précédent journal.1

 

A l'occasion des négociations du 20 septembre dernier avec la Direction, nous avons souligné pendant les échanges qu'en l'absence de vraie augmentation de salaire (0,5 % par an quand l'inflation était au minimum du triple) depuis plus de dix ans, ces personnes avaient perdu près de 12 % de leur pouvoir d'achat. De plus, elle constituent encore à ce jour (avec les cuisiniers, les agents de service hospitaliers [ASH], les brancardiers, les ouvriers qualifiés+OHQ) et cadres l'essentiel des catégories employées dans les Centres qui n'ont fait l'objet d'aucune revalorisation depuis la Nouvelle Convention Collective de 1999.

 

Confrontée à ce dernier point, la Direction a reconnu que leur statut n'est plus « en cohérence avec les autres catégories professionnelles ».Elle s'est donc engagée à faire le nécessaire auprès de la Fédération, afin que la question de leur situation soit mise à l'ordre du jour lors des prochaines négociations paritaires.

 

1Le Journal de la CGT Bergonié N°24, début septembre 2010.

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 21:02

 

La CGT-Bergonié demande que soient enfin ouvertes les négociations promises au printemps dernier.

 

Au cours de la commission paritaire du 18 mars dernier, la CGT Bergonié ainsi que celle des autres centres avaient déposé une pétition demandant le classement des Aide-soignants en catégorie E.

A l'issue des négociations qui ont suivi, il a été décidé qu' « une négociation spécifique sera ouverte sur le positionnement de l'emploi d'aide-soignant dès lors que l'impact de la mise en place du dispositif LMD1 des IDE2 sur leurs pratiques professionnelles et les coopérations avec les aide-soignants sera analysé dans le secteur public hospitalier. L'impact des conditions de travail et de la pénibilité de cet emploi seront également pris en compte dans la négociation ». (article 5 de l'avenant du 8 avril 2010 à la Convention Collective des CLCC).

 

A partir du moment où la Fédération s'est engagée sur une telle négociation, nous souhaiterions donc que celle-ci soit ouverte au plus tôt, d'autant que nous avons découvert qu'un arrêté ministériel a été pris le 22 juin 2010, allouant une prime spécifique de 90 € à la catégorie d'aides soignant(e)s exerçant en gérontologie dans l'Hôpital Public.

 

Un rehaussement de la catégorie D à la catégorie E de nos aides soignants permettrait d'intégrer dans les Centres de Lutte Contre le Cancerle double en salaire de cette prime. Cela ne serait que justice au regard de la pénibilité et du caractère éprouvant de leur non moins indispensable travail.

 

 

1LMD : Licence-Master-Doctorat

2IDE : Infirmiers Diplômés d'État.

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 20:58

 

 

La CGT Bergonié ayant dénoncé le retard d'attribution des VAP pour les salariés concernés, et cela depuis juillet 2009, la Direction a consenti après moultes tergiversations, à régulariser cette situation, ce qui sera fait vraisemblablement fin septembre pour environ 150 personnes.

Nous savons que beaucoup de dossiers comportent des erreurs concernant l'ancienneté des personnels, erreurs qui sont en cours de correction afin d'éviter des omissions dans l'attribution des VAP. Si vous êtes concernés par ces erreurs, n'hésitez pas à contacter les élus de la CGT Bergonié.

Quant aux primes, elles seront attribuées fin septembre pour tous, à hauteur des montants suivants :

60 € pour les niveaux K à N et les médecins, 110 € de E à J et 220€ de B à D.

Partager cet article
Repost0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 21:27

 

Au cours de la Commission paritaire du 18 mars dernier, la CGT Bergonié a déposé une pétition demandant le classement des Aide-soignants en E. A l'issue de des négociations qui ont suivi, il a été décidé qu'  « une négociation spécifique sera ouverte sur le positionnement de l'emploi d'aide-soignant dès lors que l'impact de la mise en place du dispositif LMD des IDE sur leurs pratiques professionnelles et les coopérations avec les aide-soignants sera analysé dans le secteur public hospitalier. L'impact des conditions de travail et de la pénibilité de cet emploi seront également pris en compte dans la négociation ». (article 5 de l'avenant du 8 avril 2010 à la Convention Collective des CLCC).

 

Nous avons également rejoint les autres centres, comme St-Cloud et l'IGR, afin d'appuyer le reclassement des secrétaires en F.

 

Tout au long de l'année, nous avons soutenu les infirmier(ère)s dans leur opposition à l'Ordre Infirmier et demandé la revalorisation de cette catégorie. Ces revendications ont fini par payer, puisque la Fédération a accepté de les faire passer de F en G. Cependant nous contestions l'introduction d'un statut d'IDE expert, qui ne pourra que diviser cette profession. En d'autres termes, nous demandons que tous les infirmier(ère)s soient positionnés en G.

 

Nous signalons également le changement de catégorie des IBODE et IADE, ainsi que celui des techniciens de laboratoire et des manipulateurs nous contestons également la notion d'expert que la fédération souhaite appliquer à quelques uns.

 

Les catégories B C D seront revalorisées à partir du 1er avril d'environ 25€ net mensuels (article 1 de l'avenant cité ci-dessus). L

 

Les autres catégories E, F, G, J, K, L, M et N ainsi que les médecins seront revalorisés de 0,5% de leur RMAG à partir du 1er juillet 2010. (Article 3).

 

Les groupes H et I seront revalorisés, à partir du 1er juillet également, comme suit :

Chef d'équipe et Principalat : RMAG d'entrée : 30 444 RMAG 1 : 31966 RMAG 2 : 32 925

Cadre 1 : RMAG d'entrée : 33 728 RMAG 1 : 334 740 RMAG 2 : 35 782 (Article 2)

 

La CGT Bergonié a demandé localement et simultanément sur le plan national la suppression de la catégorie B et le glissement des autres catégories d'un rang vers le haut.

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:28

Voici les points que nous adressons à la Direction en vue de négociations pour l'année 2010:

 

  1. Instauration d'une prime forfaitaire de 1400 € pour tout le personnel non cadre

     

    Commentaire : dans un souci d'équité, puisque les médecins et les cadres reçoivent pour leur part une telle prime, nous avons à deux reprises, courant 2009, demandé la mise en place d'une prime semblable pour ce personnel.

 

  1. Forfaitisation des primes de performance accordées aux cadres, ainsi que la prime variable additionnelle accordée aux médecins à taux plein.

 

Commentaire: nous demandons que toutes les primes, existantes ou à venir, soient attribuées à taux plein et non au pro rata d'atteinte d'objectifs, avec toute la part de subjectivité que cela comporte, ce qui introduit qui plus est une concurrence malsaine entre collègues.

 

  1. Révision du mode d'attribution des chèques syndicaux.

 

Commentaire : nous contestons le fait que la valeur des chèques attribués à chaque salarié est fonction de sa position dans la grille de classification des emplois, ce qui constitue à nos yeux une forme de discrimination.

 

  1. Augmentation de la part de l'employeur à hauteur de 60% pour la mutuelle complémentaire santé;

 

Commentaire: devant le désengagement progressif de la Sécurité Sociale concernant les remboursements des dépenses de santé, il serait normal, considérant les exonérations de cotisations sociales dont l'Institut bénéficie, qu'il compense le coût engendré pour les salariés

 

  1. Etablissement d'un planning de titularisation du personnel employé en CDD depuis plus de dix-huit mois dans la même fonction à l'Institut.

 

Commentaire : en dépit des lois existantes, nous constatons que de nombreux personnels en CDD travaillent à l'Institut pendant des années sans être titularisés.

 

6) Augmentation de la prime de transport pour les salariés utilisant leur véhicule personnel.

 

Commentaire : les personnels résidant dans des zones non desservies par des transports en commun sont défavorisées dans la mesure où ils ne reçoivent que 5 € par mois, ce qui ne compense nullement les frais occasionnés par l'utilisation de leur véhicule.

 

  1. Suppression du niveau B et glissement des autres catégories d'un rang vers le haut, afin de rattraper une partie de la perte du pouvoir d'achat subie depuis une dizaine d'années

 

  1. Réévaluation des modalités de prise en charge et de récupération pour le personnel envoyé en mission.

     

Commentaire: en effet, lorsque ce personnel est mandaté par l'Institut pour effectuer des missions à l'extérieur, les conditions matérielles de leur séjour sont parfois inadaptées et l'intégralité des heures ne leur est pas toujours décomptée.

 

  1. Retour en 7h 48 pour le personnel ayant un régime horaire de 7h 30 et 7h.

 

Commentaire : le personnel effectuant des horaires de 7h 30 a subi une perte de 8 jours de RTT, et celui effectuant des horaires de 7h, une perte de 23 jours pour cette année.

 

  1. Gratuité des repas pour tout le personnel travaillant le dimanche et les jours fériés.

 

  1. Respect de la vie privée du personnel en établissant des plannings qui permettraient d'éviter d'appeler les salariés pendant leur temps de repos.

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:16

La seconde commission paritaire des CLCC a eu lieu le 25 février 2010. Nous retranscrivons ci-dessous les dernières propositions de la Fédération Patronale :

 

1. AXE DE NEGOCIATION « POUVOIR D'ACHAT »

Revalorisation des groupes B, C et D :

  • Groupe B : + 400 €, soit RMAG d'embauche à 17.234 € (33 € brut par mois)

  • Groupe C : + 300 €, soit RMAG d'embauche à 18. 115 € (25 € brut par mois)

  • Groupe D : + 300 €, soit RMAG d'embauche à 20. 386 € (25 € brut par mois)

     

  1. AXE DE NEGOCIATION « EMPLOIS SENSIBLES »

Sur observation des facteurs ayant un impact sur les pratiques professionnelles et le contenu des emplois, à savoir : délégations de tâches et coopération entre professionnels ; technicité/expertise ; qualité ; responsabilité ; les emplois listés dans l'accord de méthode du 21/02/2008 évoluent dans la classification de la façon suivante :

  • Positionnement des Techniciens avancés en bio analyse dans un groiupe E1 (RMAG 0 à 24 300€)

  • Manipulateur groupe F

  • Manipulateur espert

  • IDE groupe F

  • Ide expert

  • IBODE groupe F

  • IBODE expert

  • IDE de puer. Groupe F

  • IDE de puer. Expert

  • Positionnement dans le groupe G (RMAG d'embauche à 28.168€)

  • Positionnement des IADE dans le groupe G1 (RMAG d'embauche à 29.453€)

Ces évolutions se feront après constatation effective de la mise en oeuvre de tout ou partie des facteurs cités ci-dessus.

Par ailleurs, les groupes H et I permettant l'ouverture vers des carrières managériales évoluent de la façon suivante :

  • Groupe H : + 5% (RMAG d'embauche à 30.444€)

  • Groupe I : + 5% (RMAG d'embauche à 33.728€)

    3. AUGMENTATIONS GENERALES

Revalorisation de 0,50 % des autres groupes de rémunération

 

Porteuse des revendications des salariés, qui ont massivement signé la pétition nationale que nous avons fait circuler dans l'Institut, la CGT

réaffirme sa demande de revalorisation d'augmentation générale de 300€ mensuel. Cette revendication correspond à peine au rattrapage de la perte du pouvoir d'achat depuis plus de 10 ans des salariés des centres.

En plus de ces augmentations générales pour tous les salariés, la CGT attend une réelle négociation sur la reconnaissance des métiers au travers de la grille de qualification.

Nous rejetons catégoriquement les nouvelles notions subjectives comme « avancé », « expert » etc...

En lien avec nos revendications, dès aujourd'hui nous appelons les 13 000 salariés des centres à participer à la journée intersyndicale et interprofessionnelle pour la défense des salaires, des retraites et les emplois, le mardi 23 mars.

 

Partager cet article
Repost0
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:12

Parmi les mesures censées « mieux maîtriser et réguler les dépenses de santé » (!), il est question d'étendre à l'ensemble des médecins du secteur public hospitalier des systèmes de rémunération de la performance qualifiés de « rémunération à la performance » (RAP).

De tels modes de rémunération consistent en des « augmentations de salaires individuelles basées sur la performance de l'employé, évaluée individuellement au cours d'une période de temps antérieure ».

Ce dispositif est conforme aux recommandations du rapport Larcher (2008) et est au centre d'un rapport sur la promotion et la modernisation des recrutements à l'hôpital public (rapport Aboud).

La première question qui vient à l'esprit est évidemment: « Que recouvre exactement la notion de performance publique, notamment en matière de santé », et sa corollaire :  « Comment évaluer objectivement les résultats des soignants qui contribuent à l'activité hospitalière? »

En effet, on comprend très vite que cette « stratégie managériale » peut aller jusqu'à l'absurde, comme dans cette clinique new-yorkaise où les médecins s'étaient vu fixer un quota de décès. Au lieu d'améliorer la qualité des opérations, ce dispositif a eu un effet que les fins stratèges gestionnaires n'avaient pas prévu: les médecins ont cessé d'opérer.

On imagine ce que l'application d'un tel critère de performance pourrait donner dans un centre anti-cancéreux tel que l'Institut Bergonié. A l'hôpital, la « performance » des personnels de santé dépend du patient qu'ils soignent. Inciter un médecin à être performant, c'est l'inciter à sélectionner les patients qui ont le plus de chance de guérir.

Dans un centre de lutte contre le cancer, ce critère de performance apparaît on ne peut plus aléatoire puisque malheureusement certaines pathologies ne répondent que partiellement aux traitements existants. Mesurer la performance d'un médecin de Bergonié à l'aune des guérisons qu'il obtiendrait semble donc particulièrement aberrant.

Mais au moins, ce critère, pour absurde qu'il soit, a le mérite d'être quantifiable, « objectif ». Dans notre établissement, où existe depuis 2005 un dispositif de rémunération à la performance sous la forme d'une prime variable additionnelle, règne l'opacité la plus complète : nombre de publications pour certains, nombre d'interventions pour d'autres, ou encore nombre de consultations, voilà quelques-uns des critères qui valent à nos soignants d'obtenir toute ou partie de cette prime... ou d'en être exclus.

Nous sommes dans le domaine de la subjectivité, de l'arbitraire et de la suspicion.

Mais il y a pire : l'introduction de critères de performance a un effet pervers car la rémunération à la performance a tendance à détruire la motivation intrinsèque (telle que celle d'oeuvrer au service du public et pour le « bien commun ») qui existe bel et bien, n'en déplaise aux défenseurs des théories libérales, chez la grande majorité des soignants qui ont choisi d'exercer dans des structures non lucratives.

Ainsi, en tant qu'outil de motivation externe, la rémunération à la performance pourrait avoir un effet contre-productif et diminuer à terme, le niveau total d'effort et de motivation au travail.

C'est en tout cas ce qui a été constaté dans plusieurs pays de l'OCDE (Organisationde coopération et de développement économiques ), pourtant pionniers en la matière, qui dans un rapport de janvier 2009, estiment être allés trop loin dans la mise en place d'indicateurs de performance dans les services publics, et concluent que cette forme de motivation ne fonctionne pas.

Alors que la France n'en est qu'au début du mouvement, on assiste à un début de retournement de tendance chez ses partenaires, qui ont compris que pour motiver les agents du service public, des avantages en terme d'évolution de carrière, la participation aux prises de décision ou encore la détermination d'objectifs clairs représentent autant d'éléments à même d'influencer positivement la performance hospitalière.

Si l'objectif est de soigner tous les malades sur un pied d'égalité, la rémunération à la performance est une aberration.

 

 

Partager cet article
Repost0
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:33

 

Lors de la dernière commission paritaire du 20 décembre 2010 des Centres de Lutte contre le Cancer entre les Syndicats et la Fédération Patronale, cette dernière a accepté, sous la pression d'une pétition de plus de 1800 signatures émanant de huit centres à travers la France, le principe d'une augmentation générale des salaires.

Elle a également proposé à cette commission une grille de revalorisation salariale dont nous reproduisons quelques extraits ci-dessous :

Niveau B : (+2,38 %) soit un RMAG à 17 234 €.

Niveau C : (+1,68 %) soit un RMAG à 18 115 €.

Niveau D: ( + 1,49 %) soit un RMAG à 20 386 €.

Niveau E : (+ 0,5 %) soit un RMAG à 22 895 €.

Niveau F : (+0,5 % ) soit un RMAG à 26935 €

Niveau G: (+5,1 % ) soit un RMAG à 29433 €

Niveau H: (+10,9 5%) soit un RMAG à 32170 €

Niveau I : (+10,13 %) soit un RMAG à 35376 €

Niveau J, K, L, M, N (+0,5 %)

Médecins ( 0,5 %)

Les augmentations s'appliqueraient également sur RMAG 1 et RMAG 2.

Création d'un nouveau groupe D1 qui serait proposé pour les aide-soignants.

Pour les niveaux de E à I révision des 13 critères classants de la CCN et de la prise en compte de l'évolution en particulier : la technicité, la responsabilité, la sécurité, la qualité. Cela concernerait: les IDE, lesMANIP, les IBODE, les IADE etc...

Création d'un niveau intermédiaire F1 pour les manips de radiothérapie et peut-être de médecine nucléaire, pour certaines IDE, IBODE, Puéricultrices qui auraient une technicité supérieure, une responsabilité supérieure... ce niveau se situerait à F + 3,88 %.

 

Commentaires de la CGT Bergonié

 

La CGT se félicite des augmentations de salaires de l'ordre de 5 à 10 % susceptibles d'être concédées aux niveaux G, H et I. Mais elle s'insurge de l'absence de véritable revalorisation pour l'ensemble des autres salariés, tant pour les salariés les moins rémunérés que pour les médecins et les cadres de J à N, qui sont eux aussi oubliés dans cette proposition.

En effet, ces dix dernières années, les bas taux d'inflation ont servi de prétexte au freinage des salaires. Les ressortissants des premiers niveaux éprouvent une grande détresse matérielle, sans cesse ils doivent compter à l'euro près, ne serait-ce qu'en fin de mois pour acheter leur nourriture, régler leur loyer et leurs factures, en continuelle augmentation et à un niveau bien supérieur à l'inflation moyenne.

Alors que la France n'a, dans toute son histoire, jamais autant produit de richesses avec un PIB de près de 1780 milliards d'euros, on ne daigne offrir que quelques miettes par mois de plus aux salariés des niveaux B C, D, E et F pour prix de leurs efforts .

Qu'est-ce que 25 € ou 33 € par mois quand votre loyer augmente de 20€en moyenne, votre facture de gaz ou d'électricité de 10 % , votre panier de courses, vos impôts locaux,vos frais mutuelle de 6% ou encore que vous avez dû remplacer votre réfrigérateur par un autre qui vous lâchera dans cinq ans.

Par ailleurs, si les propositions concernant les cadres I sont acceptables, celles touchant les médecins et les autres cadres de JàN de nos centres nous paraissent insuffisantes au vu des responsabilités et de la haute expertise qui sont les leurs dans le domaine de la recherche et du traitement du cancer.

A la CGT , nous réclamons plus de justice salariale ; l'inflation augmente plus vite que les salaires ? Exigeons une revalorisation qui défende réellement le mieux-être matériel de tous, et lutte efficacement contre la perte de pouvoir d'achat des salariés (12 % en 10 ans !).

La CGT Bergonié se battra pour un rattrapage de ce pouvoir d'achat, avec des hausses de salaire en

conséquence. 12 % d'augmentation, ce n'est pas de la démagogie, c'est, au vu de la situation économique, du

simple pragmatisme !

 

Adresse de notre blog cgtbergonie.over-blog.fr

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:42

 

Des primes plus justes

 

En juin 2009, la CGT Bergonié avait demandé à la Direction d'accorder une prime forfaitaire de 1400 € pour tout le personnel non cadre et non médecin. Nous réitérons cette demande, à laquelle la situation financière de l'Institut permettrait de répondre. Par ailleurs, nous demandons toujours que la prime des médecins et des cadres (respectivement de 2600€et de1500€) soit forfaitaire à taux plein. La manière dont elle est attribuée actuellement crée un climat malsain à l'Institut.

 

Partager cet article
Repost0