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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 20:19

La Direction de l'Institut Bergonié a présenté ce projet de fusion au cours du Comité d'Entreprise du 7 juillet dernier 2015.

Elle a mis en avant la nécessaire réorganisation des services afin de « rester dans la course », de « garder notre part de marché » au milieu des autres établissements qui nous entourent, et de continuer à attirer la « patientèle ». On notera au passage l'utilisation de ces termes directement issus du Marché et de sa logique de concurrence. Selon la Direction, l'époque de « l'invulnérabilité » des salariés, du sentiment que rien ne peut leur arriver, est bel et bien révolue. Afin de se préparer à la fusion annoncée, il faut optimiser le management et réaliser de substantielles économies. Voilà l'occasion rêvée pour la Direction de faire le forcing dans sa stratégie d'attaque en règle contre les droits des salariés, le blocage des salaires ne lui suffisant pas. Parmi les projets, la casse des roulements du département chirurgie, la remise en cause de l'organisation de l'hôpital de jour et ses conséquences sur de nombreux services, notamment la pharmacie et le service des courses...

Les élus CGT ont défendu notre établissement en arguant que l'organisation des services était optimale, que notre activité à personnel pratiquement constant n'a cessé d'augmenter depuis plusieurs années, permettant à notre budget de passer de 61 millions d'euros en 2007 à 103 millions d'euros en 2015, et que le travail de l'ensemble des salariés a été reconnu par les autorités sanitaires par le biais des accréditations et des labels qu'elles ont décernés à l'Institut et de l'efficience qu'elles lui reconnaissent.

Dans ces conditions, la CGT Bergonié s'insurge contre les orientations annoncées par la Direction et entend bien défendre leurs droits légitimes et bien mérités (RTT et autres).

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:10
L'externalisation du magasin général : une aberration !

La Direction, prétextant des difficultés de livraison pendant les travaux annoncés de construction du bâtiment chirurgical, a décidé dans les prochains mois d'externaliser le service du magasin général, qui rejoindra une plate-forme extérieure.

La CGT dénonce avec vigueur cette initiative qui ne peut qu'entraîner une dégradation du fonctionnement de toutes les unités de l'Institut, des conditions de travail des salariés actuellement en poste au magasin, et in fine de la qualité des soins.

Nous considérons que l'argument des travaux n'est absolument pas recevable, puisqu'une solution alternative de livraison pourrait intervenir via le parking, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises par le passé.

En avril 2014, les délégués du personnel CGT avaient pourtant reçu de la Direction l'assurance que le magasin resterait dans les murs de l'Institut. Comme d' habitude, on endort le personnel et on remet le couvert un peu plus tard …, faisant fi des centaines de salariés qui ont pourtant signé une pétition contre l'externalisation de leur magasin !

Pour une Direction qui prétend par ailleurs rationaliser l'organisation de notre établissement, cette décision apparaît comme totalement irrationnelle, et confirme ce que la CGT dénonce avec vigueur : la volonté de détruire les activités et les emplois à l'Institut Bergonié. Contrairement au but affiché, cette « délocalisation » sera très coûteuse pour notre établissement : coût de fonctionnement, de transport, du loyer...

On notera en outre qu'une telle externalisation, prévue à Gradignan, est en complète contradiction avec les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique mis en avant par la Direction, puisqu'elle nécessitera des aller-retours quotidiens par camion sur un parcours notablement embouteillé !

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:24

 

 

Chapitre 1: les coursiers

 

La Direction avait décidé de revoir l'organisation des coursiers – alors qu'une première restructuration a eu lieu il y a à peine deux ans ;

La nouvelle réorganisation reposait sur un chiffrage journalier tout à fait arbitraire effectué par l'encadrement, souvent en période creuse. L'activité des coursiers ayant été chronométrée, La Direction avait jugé bon de ne conserver que cinq postes sur les 11 et demi existants.

Suite à la première restructuration de ces salariés, leur nombre avait déjà été réduit. Comment la Direction pouvait-elle envisager de le réduire davantage, alors que l'activité de notre établissement a progressé de plus de 12% en deux ans ?

Lors de la réunion des délégués du personnel du 17 dernier, les élus CGT sont intervenus, arguant qu'une nouvelle réduction des effectifs aurait pour conséquence une accélération du rythme de travail, qui est déjà difficilement supportable. Considérant le véritable marathon auquel l'équipe actuelle est soumise, ils ont jugé impensable que le travail à effectuer le soit par un nombre réduit et fait de l'angoisse, voire de la détresse des salariés concernés.

La Direction a infléchi sa position en ramenant le nombre de coursiers en interne à six, plus deux en externe (vaguemestres), plus une personne à l'accueil en radiothérapie et une autre en consultations.

La CGT prend acte de ces avancées, tout en déplorant que le compte n'y soit toujours pas.

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:17

 

En 2009, la CGT avait proposé comme alternative au groupement d'employeurs la création de pools de remplaçants dans tous les secteurs où des besoins avaient été identifiés, comme ceux des ASH hospitalisation et bloc, cuisine, Aide-soignants, infirmiers …

La CGT avait accompagné cette proposition de la demande de compensations financières ou autres pour ce personnel en récompense de l'effort et des sacrifices qui lui seraient demandés et afin de rendre ces postes attractifs.

Malheureusement, si notre proposition a bien été retenue et a permis la titularisation de plusieurs dizaines de salariés, l'instauration d'équipes de remplaçants n'a pas été généralisée à toutes les catégories socioprofessionnelles, et aucun avantage particulier ne leur a été accordé, bien au contraire : en effet, ils ne disposent d'aucun avantage ni d'aucune visibilité quant à l'organisation de leur temps de travail à moyen ou long terme.

Or, la Direction souhaite aujourd'hui instaurer des nouveaux roulements pour les aide-soignant(e)s et infirmier(ère)s , ce qui permettra d'intégrer les CDI pool dans un roulement unique pour chacune des catégories.

Pour cela, elle a lancé des groupes de travail dont sont exclus les délégués syndicaux qui ont pourtant toute légitimité à discuter de ces questions. Les propositions qui ont été faites au sein de ces groupes de travail font apparaître un nivellement par le bas pour l'ensemble des AS et infirmier(ère)s. Néfaste financièrement, puisque le nombre de dimanches et de jours fériés travaillés serait réduit, le projet présenté par la Direction augmenterait la flexibilité et nuirait par conséquent à leur vie sociale et familiale et dégraderait leurs conditions de travail, à l'instar de ce qui s'est passé pour les ASH hospitalisation,ASH bloc, plongeurs,ASH imagerie.

La CGT conteste vigoureusement ce projet et, à la demande des intéressés, a porté la question lors de la dernière réunion des délégués du personnel le 17 avril, faisant état des inquiétudes des salariés. La Direction a répondu que le projet était toujours en discussion au sein des groupes de travail.

Sachant par expérience que ce genre de « discussion », au prétexte d'améliorer les droits de quelques-uns, n'aboutit qu'à faire reculer ceux de tous, la CGT demande que le sujet, touchant aux accords d'entreprise, soit discuté en négociation avec les délégués syndicaux.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 18:50

 

Lors de la réunion du CE du 21 novembre 2013, la Direction a annoncé son intention de restructurer les services des courses (bureau de courrier, vaguemestre, pharmacie et personnel chargé des dossiers médicaux) et de créer un « pool » pour « rationaliser » le travail et « dégager des moyens ».

Traduction : réduire les effectifs, bouleverser la vie du personnel épargné afin de réaliser des économies sur leur dos, bref, encore une fois, prendre les salariés comme variable d'ajustement.

 

L'important est de bien respirer entre deux plans de rationalisation.

La CGT s'oppose fermement à cette politique de restructuration continue (ce personnel sortant d'une réorganisation pour tomber dans une autre) et tire la sonnette d'alarme : les souffrances de ces salariés ont atteint des niveaux qui peuvent conduire certains à des gestes irréparables. Un certain nombre d'entre eux, poussés à bout par une politique de management inhumaine, ont quitté l'établissement, alors que le contexte économique très défavorable limite fortement leur chance de retrouver un emploi.

Une exclusion sociale qui risque fort de précipiter davantage encore toute une population dans la radicalisation...

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 19:19

 

 

Au beau milieu de l'univers de béton et de verre de notre Institut, il est un lieu où les patients viennent profiter d'un moment de détente, un havre de paix où ils peuvent oublier pour un temps la lourdeur des traitements : il s'agit du jardin créé il y a quelques années par un certain nombre de bonnes volontés parmi le personnel mais aussi d'anciens malades séduits par le projet. L'exiguïté des lieux avait à l'époque été optimisée dans cette réalisation quelque peu orientaliste que tous s'accordent à trouver très réussie.

Depuis, notre jardin a conquis à la fois les patients hospitalisés et ceux qui viennent recevoir des soins en ambulatoire, leurs familles et leurs amis accompagnateurs ou visiteurs, qui se sont emparés de ce lieu dont ils apprécient tout particulièrement l'esthétique et le côté accueillant.

Las ! Pour que vive un jardin, un minimum de d'entretien est nécessaire. Ces derniers temps, celui-ci offre un aspect négligé et poussiéreux, accentué par les effets de la sécheresse estivale.

De nombreux patients « habitués des lieux », témoins de l'abandon dont souffre « leur » jardin, nous ont fait part de leur regret et de leur déception devant ce gâchis. Pas besoin d'aller chercher bien loin : le jardinier employé à mi-temps étant parti à la retraite, la Direction n'a pas jugé bon de le remplacer, et cela se voit !

L'accueil des patients et la prise en charge de la maladie, cela a pourtant aussi à voir avec ce genre de lieu où l'on peut se retrouver, discuter ailleurs que dans une chambre, sentir le soleil ou la brise sur sa peau, bref, sortir de l'univers clos de l'hôpital pour profiter d'un petit coin de nature.

Patients et soignants, nous avons tous besoin que ce jardin perdure !

Que la Direction, si soucieuse de développement durable, passe donc aux actes en ouvrant à nouveau un poste de jardinier (poste qui existait d'ailleurs de tout temps à Bergonié), ouverture qui serait d'autant plus justifiée que les salariés demandent eux aussi la création d'un espace vert qui leur serait réservé (ce qui serait possible du côté des vélos).

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 21:48

 

Où les qualités de héros, maintes fois démontrées, de Monsieur Notre Directeur Général, forcent l'admiration et la fierté de tous les salariés de Bergonié.

 

Qu'on se le dise, l'Institut Bergonié est dirigé de mains de maître par un Stakhanov des temps libéraux, dont l'hyperactivité n'a d'égale que la fulgurante sagacité. Car comment ne pas qualifier de formidable ou d'herculéenne la capacité de JR à occuper simultanément :

  • un mandat de Conseiller Municipal de la ville de Bordeaux en tant qu'adjoint au Maire chargé de l'emploi, du développement économique, de la recherche et de l'enseignement supérieur, qualifié par le journal Le Point de « pilier du dispositif Juppé »1,

  • une fonction de directeur du Cancéropôle du Grand Sud-Ouest depuis 2009,

  • une autre de directeur de l'unité 916 de l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale,

  • un des trente-deux sièges de conseillers au sein du Conseil d'Analyse de la Société, « placé auprès du Premier Ministre, [avec pour] mission d'éclairer les choix politiques du Gouvernement par l'analyse et la confrontation des points de vue [...] »2.

  • la fonction, depuis le 11 octobre dernier, de Président de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (devenue Fédération Française de Lutte Contre le Cancer à partir du 4 novembre 2010).

  • et, enfin, celle de Directeur bienaimé de notre Institut ?

 

Quelques esprits grincheux et de mauvaise foi auraient ici l'outrecuidance d'avancer qu'un être humain normalement constitué ne saurait cumuler autant de mandats, de responsabilités, de réunions, de conseils, d'émoluments et de petits fours sans bâcler le travail, saturer le coffre-fort ou y laisser l'estomac. Ce serait mal connaître Notre JR.

 

super jrCar quand le commun des mortels ne dispose que de cent-soixante-huit heures hebdomadaires pour travailler, dormir, se sustenter, croître et multiplier, Monsieur Notre Directeur parvient très vraisemblablement, par quelque prodige propre à sa qualité d'être supérieur à mi-chemin entre un dieu et une créature de Prométhée, à dilater le temps, de sorte qu'une semaine pour nous, vulgum pecus, s'écoule pour lui au moins dix fois plus longuement.

 

Un extrait de l'article dithyrambique, publié dans un journal autrement plus coté que les feuilles de choux de la C.G.T Bergonié, mérite d'être lu :

« Jusque-là président délégué de la FNCLCC, ce père de trois enfants très attaché aux valeurs de la famille s’offre à 61 ans un nouveau challenge de taille en prenant la présidence de l’organisme. «La population vieillit et nos dépenses de santé explosent. Nous allons devoir apprendre à faire aussi bien avec moins d’argent », prévient-il. Ce sera l’objectif majeur de son mandat de trois ans. »3 [Nous soulignons]

 

Reprenant peut-être à son compte cette célèbre citation d'un bordelais non moins valeureux que lui, « Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies »4, JR s'applique sans doute à lui-même les conclusions induites par sa profonde et grave réflexion sur l'état de la France : toujours faire aussi bien, avec moins de rétribution salariale, moins de personnel, moins de moyens, mais toujours plus d'efforts exigés des mêmes travailleurs.

Heureusement que la France n'a jamais été aussi riche (1 800 milliards d'euros de PIB) !

 

 

 

 

1Eddy Charpol : « Sept nouveaux visages de l'équipe municipale », Lepoint.fr, 15 mai 2008

3Nicolas César : « Josy Reiffers, le nouvel homme fort de la lutte contre le cancer », La-Croix.com, 18 octobre 2010

4Michel Eyquem de Montaigne, Essais

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:24

Comme il vous a été expliqué dans le bulletin d'information Bergonié du mois de décembre, il est désormais inutile de passer par le standard pour joindre certains numéros. Cela permet d'accéder directement et plus rapidement à vos correspondants.

Question: cette automatisation augure-t-elle de la disparition à plus ou moins brève échéance de tout ou partie des cinq postes de standardistes existant actuellement?

Le procédé consistant à détruire le contenu des emplois puis les emplois eux-mêmes au prétexte d'améliorations technologiques certes indéniables est bien connu. C'est même celui que sous-tend l'accord GPEC que nous combattons.

La Direction est-elle en mesure de proposer aux personnes concernées des postes équivalents dans d'autres services? La CGT demande à la Direction de garantir un complet maintien du personnel, quitte à ce que celui-ci bénéficie d'une formation interne permettant d'employer leur force de travail rendue disponible par les gains de productivité inhérents au progrès techniques.

 

DROIT DE REPONSE

Comme nous l'avions annoncé dans notre précédent journal, et ainsi que l'ont souhaité la majorité de nos adhérents, nous exerçons notre droit de réponse à la « lettre ouverte à la CGT Bergonié ». Quelques explications qui, nous l'espérons, clarifieront les points soulevés par nos amis de FO.

 

1er point : le refus de la CGT de faire une liste commune pour la reconduction de l’équipe CE

En Novembre FO et la CFE/CGC ont proposé à la CGT un accord préalable reconduisant l’équipe CE en place en soulignant que cette proposition leur semblait équitable puisque cela maintenait 33% de représentativité à chaque syndicat (disaient-ils) . Or, dans la composition de l’équipe à ce moment-là, il n’y avait qu'une représentante CGT (correspondant de fait à un pourcentage de 16%). La CGT était prête à accepter cette reconduction de l’équipe CE mais en contrepartie revendiquait 50% d'une manière fictive (uniquement sur papier, ce que permet la loi sur la représentativité d'août 2008), seul moyen de s'opposer à un accord qu'elle estimerait néfaste pour les salariés, comme celui concernant le Groupement d'Employeurs ou celui permettant à la Direction de supprimer huit jours de RTT. Car depuis que la section SUD a « basculé » dans le giron de FO, nous avons pu remarquer la surprenante convergence de vues qui existe désormais entre la CFE-CGC et FO, qui vont d'ailleurs toujours dans le sens voulu par la Direction, d'où l'importance d'une force d'opposition que seule la CGT Bergonié paraît aujourd'hui en mesure d'incarner, et donc notre demande de 50% « fictifs ».

Notre proposition n'a pas été acceptée par FO et la CFE/CGC.

 

Or, depuis la semaine dernière, il semblerait qu'un compromis soit envisagé entre les trois syndicats. La CGT a proposé de définir des modalités qui permettraient de reconduire une liste commune, mais en garantissant que dorénavant tout accord ferait l'objet d'un consensus afin d'adopter une position commune vis à vis de la Direction.

 

2eme point : la dénonciation des 3 derniers accords par la CGT

.

FO reproche à la CGT la dénonciation des derniers accords. Notamment de l’accord GPEC, texte que leurs adhérents après étude ont unanimement approuvé, considérant qu’il apporte des droits NOUVEAUX  aux salariés.

DIF – VAE – CIF - Entretien individuel de carrière etc...

Tous ces points existent déjà et font partie de la Convention, de la loi portant sur la formation professionnelle datant de 2004, ainsi que d’un accord fédéral de juin2009.

Tous ces points ne sont donc absolument pas NOUVEAUX !!

 

Eux-mêmes soulignent dans leur tract qu’au niveau de la gestion de carrière prévu dans l’accord « Nous souhaitons que le débordement de tâche qui tend à devenir une pratique courante soit éliminé. L’accord sur ce sujet n’offre pas de garantie » 

Pourquoi n’ont-ils pas négocié ce point et ont-ils signé l' accord tel quel?

Toujours en ce qui concerne cet accord, FO accuse la CGT « d’ opposer des risques délirants » (sic!), par exemple les suppressions d’emplois aux archives.

Est-ce délirant quand on relit les paroles de Mr le Directeur Adjoint lors du CE de janvier 2009 (page2)?

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 14:43

 

Aqua nous avons échappé
ou comment, sur le paquebot Bergonié - "que Dieu même ne pourrait couler" - le "Pacha" navigue à vue.

 

 

Parmi les projets grandioses sortis de la casquette de la Direction, figurait l'extension des bâtiments afin de permettre la construction de nouveaux blocs opératoires. Constatant l'impossibilité de monter un étage supplémentaire, une armada d'ingénieurs eut alors un coup de génie : procéder à l'élargissement du dernier étage. Nous aurions donc vu sortir de l'arsenal un véritable paquebot, dont la dernière partie aurait figuré le pont supérieur du Navire-Institut voguant impavide – triste t(r)opique – sur les eaux mouvementées de la lutte contre le Cancer. Un projet magnifique digne des ingénieurs navals les plus audacieux.

Las! Du fond de la cale, le sonar CGT alerta bientôt la passerelle : les fondations existantes seraient-elles suffisamment solides pour supporter un tel ajout, vu la nature instable du sous-sol et la présence d'une nappe phréatique par huit mètres de fond? Bref, le déplacement ne risquait-il pas de devenir par trop important, et le navire ainsi alourdi de finir par talonner, entraînant dans son naufrage le bâtiment tout entier?

De coûteux projets architecturaux, dignes des ingénieurs du Titanic, avaient bien entendu été réalisés avant d'être présentés à l'équipage. Un matelot CGT (Contrôleur des Grandes Tempêtes) émergeant de la dernière marche de l'échelle par le trou d'échappée, tira la corne de brume. Déboussolé, le gyrocompas en rade, le Pacha s'obstina pourtant, mettant en avant la fameuse technique révolutionnaire des "micro-pieux stabilisateurs". (Conf, compte rendu CE 17 Mars 2009)

Mais on apprenait, quelques mois plus tard, l'abandon pur et simple de ce qui était annoncé comme un grand chantier génial, par "défaut d'autorisation administrative".
Il se murmure dans les coursives que ce sauve-qui-peut serait plutôt imputable au principe de précaution sagement pris par l'État-Major. Dommage tout de même d'avoir gaspillé quelques précieuses dizaines de milliers d'euros qui auraient pu être affectés à la solde de l'équipage!

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:13

Vous en avez assez d'être assaillis par les « Mac Drive », les « coming out », les « start up », les « e- mail » les stocks options et autres bourses « on line », sans parler du « Web », du skype » ou du « relooking ».

Vous aimeriez échapper aux « sit coms » débiles, aux Jock, Sue Ellen et

consorts, aux best sellers qui vous répètent tous la même histoire, aux chansons qui vous poursuivent sans répit, aux films made in USA.

Vous ne comprenez pas qu'au sein d'entreprises françaises comme Renault, l'usage de l'anglais soit imposé dans les comptes-rendus des comités de direction, ou que le PDG d'Alcatel ait exigé qu'il soit la langue de travail de l'entreprise. Vous vous étonnez qu'à l'Institut les réunions CE et DP soient ponctuées de termes tels que « turnover », « management » ou « benchmarking ».Vous ne supportez pas que la belle langue de Shakespeare et de Tennyson serve à véhiculer l'idéologie néolibérale qui vous promet le nouveau paradis sur Terre quand toutes les lois obsolètes qui empêchent la concurrence libre et non faussée de faire le bonheur de tous auront enfin été abrogées!

Bref, il ne faudrait pas beaucoup vous pousser pour que vous éprouviez une certaine lassitude, voire une petite allergie.

Libérez-vous de cette dictature qui ne veut pas dire son nom, de cette servitude volontaire qui ancre vos vies dans la pure matérialité!

Dédaignez la langue de la mondialisation, osez dire non à l'uniformisation et la culture de masse...

APPRENEZ LE BERBERE

Une langue qui sort vraiment de l'ordinaire, une langue qui sait dire la poésie et le simple amour de la vie, une langue aux sonorités douces, une langue 100% bio, une langue qui n'a aucun mot pour parler de la bourse, qui se fiche du Nasdac, des warrants, des hedge funds et des marchés, qui ne peut traduire ni « flexibilité » ni moralisation du capitalisme ni cohésion sociale.

Bref, distinguez-vous, singularisez vous, sortez du rang.

« saoulat s' tmazirt » (« parlez berbère »)Pour plus de renseignements, adressez-vous à SAID BAHOUM qui répertoriera les inscriptions pour des cours accélérés.

 

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