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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 16:03

 

 

Lors de la Réunion Paritaire du 17 avril dernier, les négociations salariales

portant notamment sur les augmentations de salaire ont tourné court.

En effet, la Fédération des Centres de Lutte Contre le Cancer a campé sur sa position antérieure en proposant une augmentation  de 0,5% pour l'année 2018 avec effet à compter du premier mai, en cas de signature ou de décision unilatérale, soit en réalité une royale augmentation de 0,33% pour 2018. 

 

Dans les faits, cela représenterait mensuellement 4,94€ bruts pour une ASH, 5,74€ pour une aide-soignante, 6,39€ pour une assistante médicale, 7,52€ pour une IDE et 9,41€ pour un cadre de soins. INDECENT !!

 

Prétextant la fragilité budgétaire de certains Centres comme Bergonié par exemple, UNICANCER prétend ne pas vouloir accentuer cette fragilité.

C'est maintenant un rituel : la Fédération tente, comme tous les ans, de mettre la pression sur les délégations syndicales négociatrices en leur opposant toujours le même mensonge du déficit pour justifier son refus d'augmenter correctement les salaires.

 

Mais de quoi parle-t-on au juste ? Les CLCC sont des ESPIC (Etablissements de Santé Privés d'Intérêt Collectif), financés par des fonds publics, ce qui exclut de fait toute possibilité de déficit ni d'ailleurs de profit. L'argument de la Fédération est donc irrecevable.

 

On ne peut que regretter une telle position alors même que les rémunérations de certains directeurs de Centres tels ceux de Strasbourg, de Gustave Roussy ou de Curie, dénoncés dans le Canard Enchaîné du 7 février dernier, atteignent des sommets, ainsi que nous l'avons rapporté dans la précédente publication de la CGT  (en date du 28 mars).

 

D'un côté, on refuse les augmentations auxquelles les salariés peuvent justement prétendre au vu des efforts qui leur sont demandés, de l'autre on fait des ponts d'or que rien ne justifie à quelques dirigeants sans scrupules. Cherchez l'erreur !

 

Le rapport d'activité publié en 2016 insiste sur les atouts en matière d'innovation que portent les CLCC, leur conférant un rôle à la pointe de la cancérologie en France combinant, selon leur statut soins, enseignement et recherche.

 

Mais on ne peut indéfiniment conduire cette démarche dynamique de développement des CLCC, assurer une activité en hausse constante (+ 5% en 2016, +3,1% en 2017,  sans que les salarié.e.s, premiers artisans de ces résultats, voient leurs efforts reconnus.

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