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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:43

Mardi 11 octobre, les salariés de Bergonié se sont largement mobilisés pour défendre leurs emplois, puisque en ajoutant aux grévistes ceux qui ont également débrayé une partie de la journée, le taux de participation a dépassé de beaucoup celui de mai dernier (revalorisations salariales et changement de catégorie).

Une fois de plus, le nombre faisant la force, une délégation composée de représentants de la CGT et de grévistes non-syndiqués a pu se faire entendre de la Direction, et exposer ses doléances :

 

  • Pas de restructuration / suppression de postes

 

Le transfert d'acti vités vers d'autres établissements menace de rogner l'activité hospitali sation de Bergonié,  et d'amener111019 - Greek Phalanx[1] peu à peu à une suppression de postes afférents, en premier lieu ceux des A.S.H, des brancardiers, des agents d'entretien, etc. Pour ceux qui ne seraient pas frappés dans un premier temps, la réduction des effectifs impliquerait des modifications de roulements pour le personnel restant, roulements qui avaient pourtant été acquis lors des négociations sur la réduction du temps de travail le 26 novembre 1999. Un recul social de plus de dix ans ! Si la Direction, par l'une de ses habituelles pirouettes rhétoriques, nous assura la main sur le cœur que « tout ce qu'[elle fait] n'est que pour le bien de l'Institut, et que si rien n'est fait, il aura des difficultés », il n'en demeure pas moins, rétorquâmes-nous, que les transferts de la stérilisation au C.H.U, de la chirurgie O.R.L à Saint-Augustin, de 40 % de la TEP, 40% de la TOMO, 40% de l'IRM à d'autres cliniques sous forme de G.C.S, de l'entretien de plusieurs bâtiments à la société Veolia, de la maintenance à Dalkia etc. ont de quoi laisser sceptiques. En réponse à ces arguments, la Direction se fendit d'un lapidaire « Vous faites peur aux salariés !

 

 

  • La mise en place d'un calendrier pour le changement de niveau de tous les salariés

calendrier-republicainAinsi que nous le demandons depuis le début de l'année, nous souhaitons que soit mis en place le plus rapidement possible un calendrier pour le changement de niveau de tous les salariés.

La Direction, d'accord pour ouvrir des négociations au printemps dernier, semble avoir oublié cette promesse, puisque rien ne se passe au niveau local. Il fallait donc recourir à des négociations fédérales au niveau national.

Comme nous vous l'annoncions le mois dernier dans ce journal, ces négociations fédérales, initiées sur l'insistance de la C.G.T, furent entendues par la Fédération qui se propose de parvenir, avec tous les syndicats, à un accord d'ici à avril 2012. Naturellement, les salariés bénéficieront de dispositions d'autant plus favorables qu'ils auront réussi à démontrer, par leur mobilisation, l'ampleur de leur détermination à obtenir ce qui leur revient de droit.

 

 

  • Une prime de 1400 € pour les catégories de B à H réponse le 24 octobre

Lors trasor12de différentes réunions, la C.G.T n'eut de cesse de réclamer à la Direction l'instauration d'une prime de 1 400 € pour les salariés de B à H. Nous l'avons jus tifiée par le fait que ces s alariés n'en ont aucune,  alors que les cadres en ont déjà une de 1 600 € , et les médecins de 2 600 €, ce, chaque année depuis plusieurs années lorsqu'elle est attribuée à taux plein.

La « prime d'intéressement » de 150 €, du mois de juin, concernait quant à elle tous les salariés.

 

 

  • Pour une mutuelle de santé prise en charge à 100 % par l'Institut !

Puisque bien souvent la maladie frappe sans discernement, le fondement de la solidarité et de notre nation moderne impose que les bien-portants allègent en partie les malheurs des maladesantés, en participant à la protection commune par un système de santé efficace. Pourtant, depuis neuf ans que l'UMP est au pouvoir, les salariés, qui cotisent une partie de leur rémunération pour f inancer la Sécurité Sociale, voient leurs soins dentaires et ophtalmologiques très mal pris en charge, leurs médicaments de moins en moins remboursés, et de nouvelles franchises lorsqu'ils doivent être hospitalisés. Cette situation est inacceptable, car elle oblige tout le monde, pour être assuré contre le risque de l'aléa sanitaire, à recourir à une mutuelle complémentaire ou à une assurance. Or ces organismes, facultatifs, sont de plus en plus chers, puisqu'ils ont à pallier le désengagement de la Sécurité Sociale, et tout le monde ne peut pas se les payer. On en arrive à des situations absurdes où, faute de moyens, des malades ne vont pas consulter leur généraliste ou leur dentiste avant d'y être contraints par un état vraiment grave. Ce qui, non seulement est dangereux pour les malades, mais en plus paradoxalement plus coûteux à long terme pour la Sécurité Sociale. Une carie enlevée dès les premières douleurs est tout de même plus souhaitable et plus économique qu'une dent dévitalisée et couronnée.

A Bergonié, notre mutuelle (Myriade), obligatoire, a augmenté de 8 % l'an passé. Pour 2012, on annonce encore + 7 %. Vis à vis des salariés les plus modestes comme des classes moyennes, c'en deviendrait insupportable s'ils avaient à faire face à ces augmentations.

Devant notre détermination, la Direction a proposé de procéder à des négociations avec la mutuelle Myriade pour améliorer les prestations tout en gelant l'augmentation de 2012. Si c'est un premier pas, nous n'entendons pas en rester là, puisque, à l'instar de ce qui se pratique dans de nombreuses grandes entreprises de la taille de l'Institut, nous voulons la prise en charge à 100 % de la mutuelle par l'Institut.

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