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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:52

 

L'hospitalisation à Domicile (suite)

 

La lecture du rapport d''activité de l'institut pour l'année 2008 montre un net recul du nombre de chimiothérapies administrées en hospitalisation complète. Ce recul est de 50% par rapport à l'année précédente. Parallèlement, on observe une augmentation des soins de suite, c'est à dire des chimiothérapie administrée à l'institut sans hospitalisation. Deux heures après avoir reçu leur traitement, les patients repartent chez eux. La relation entre ces deux éléments est évidente, puisque ces patients « ambulatoires » sont autant de patients en moins dans les services d'hospitalisation, d'où les économies substantielles que l'on peut réaliser. Cette gestion purement comptable amène plusieurs réflexions

 

La première, concerne évidement la qualité des soins et le confort des malades. Nul n'ignore, qu'il en ait été le témoin chez un proche, ou qu'il le vive chaque jour dans le cadre de son travail, les effets secondaires d'une chimiothérapie. Qu'ils soient vécus dans le cadre d'une prise en charge par une personnel qualifié, disposant d'un matériel adéquat, contribue à en minimiser les conséquences tant physiques que psychologique. On imagine l'angoisse d'un patient livré à lui-même, même s'il bénéficie,de la meilleure volonté de son entourage, confronté aux suites de traitements le plus souvent éprouvants.

 

La deuxième a trait à la diminution des activités d'hospitalisation, qui découle du développement de soins de suite. On sait déjà que la tarification à l'acte ( T2A) favorise financièrement les séjours de courte durée, puisqu'elle permet aux établissements qui privilégient ce type de fonctionnement au détriment des séjours longs d'être mieux rémunérés. Ces derniers seront-ils bientôt réservés à de riches patients des pays du golfe ou d'ailleurs, capables de payer cash une hospitalisation qui sera refusée aux assurés de notre pays? Ne vous y trompez pas, cette pratique à priori incroyable serait déjà utilisée dans certains centres parisiens...

Cette logique purement financière privilégiant les séjours courts est censée permettre une rotation plus rapide des patients hospitalisés en encourageant par le biais d'un financement plus avantageux ce type de séjours. C'est la même logique qui prévaut pour ce qui est du développement des soins de suites.

Mais qui dit diminution du nombre d'hospitalisations dit aussi réduction du personnel en charge dans les différents services. Cette réduction va elle aussi dans le sens d'une diminution des coûts au détriment de l'emploi. (Le projet de la centralisation de la plonge on est la parfaite preuve).

 

50% de chimio en hospitalisation en moins c'est beaucoup! Cette baisse d'activité aura forcément des conséquences sur le nombre de postes.

 

Qualité des soins et défense d'emplois sont des principes que nous devons défendre à tout prix, malades et soignants, pour le maintien d'un service de santé de qualité à l'Institut et par extension en France.

 

 

Dernière semaine pour nous faire parvenir vos chèques syndicaux : ils nous aideront à faire face aux frais juridiques engagés pour vous défendre et vous aider !

Ils sont à nous remettre en main propre ou à glisser dans la boîte aux lettres CGT dans le couloir menant au parking Marly.

 

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